En cédant aux demandes pressantes de son état-major et en envoyant en Afghanistan
environ 30 000 hommes supplémentaires accompagnés par la feuille de vigne européenne de 7000 membres de l'OTAN
, le président Obama se livre principalement à un exercice de diversion en plusieurs directions.
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Suite de l'article ...
Obama leurré en Afghanistan
ses diversions déja contournées
les petits soucis d'Al Qaida
Déménager n'est pas chose aisée
Les signes d'une aversion envers les méthodes de la "base" (Al Qaida) se manifestent de plus en plus dans les régions incontrolées du Pakistan
et de l'Afghanistan
.
Du coup le mollah Omar, en lutte avec les clans Haqqani et Mehsud pour retrouver le plein contrôle du mouvement Taliban
, doit se distancier encore plus de Ben Laden et consorts (qu'il considérait non pas comme un allié mais plutôt comme un hôte).
Ceux-ci doivent partir, d'autant que le filet des Occidentaux est en train de se resserrer et que l'ISI n'a plus besoin de leurs services au Cachemire.
Restent donc deux bases de repli, déjà en partie noyautées par des officiers subalternes: la Somalie
et le Yemen (le gouvernement algérien est trop fort, et l'erythréen trop fantasque) .
La Somalie
, une occasion ratée par tout le monde.
Le gouvernement islamiste modéré qui s'est installé (sur une fesse) à Mogadiscio est en train d'être méticuleusement chassé par les Shabab, ce mouvement extrémiste dont les méthodes font immanquablement penser à celles d'Al Qaida Maghreb, c-à-d démontrant un mépris total de la vie humaine et une grande élasticité dans sa lecture du Coran.
Il parait donc envisageable pour al Qaida de profiter de l'erreur africaine de Bush depuis que ses alliés Ethiopiens chrétiens sont partis, et de faire de Mogadiscio un remake de Kaboul.
Pourtant, un certain nombre d'écueils paradoxaux s'y opposent, dont certains ne semblent pas si faciles à régler:
- Il est moins facile d'échapper à la surveillance électronique en Somalie
que dans les provinces pakistanaises du Nord-Ouest, ou les villages afghans: le territoire ne s'y prête tout simplement pas. - Les traditions des différents peuples somaliens, pour celles qui demeurent en tous cas, ne comportent aucun système aussi protecteur que le pashtunwali.
- Les Somaliens sont Noirs. Or les membres d'Al Qaida sont Arabes et ont moins de facilité à se fondre dans la population.
- De plus on ne peut sous-estimer une certaine dose de racisme latent: les seigneurs d'Al Qaida, dans leur folie extrémiste et leurs arrogantes certitudes, se comportent souvent comme les descendants des marchands d'esclaves qui fournissaient les mines d'Europe
, les champs d'Amérique, les labeurs les plus durs en Arabie. Ils estiment que l'Islam est avant tout Arabe alors que la réalité d'aujourd'hui attribue à cette arabité une position minoritaire dans le monde musulman.
Ces opérations visant officiellement à garantir le libre passage des marchandises permettent toutes les expérimentations: Al Qaida sait très bien qu'elle y servirait d'alibi aux manoeuvres en conditions de guerre réelles, de surveillance et de frappes ultra-modernes auxquelles les principaux pays modernes ont décidé de se livrer pour des motifs que nous aborderons dans un prochain article.
Le Yemen, un Afghanistan
de second choixSitué entre l'Arabie Saoudite
au Nord, le Sultanat d'Oman à l'Est et, de l'autre côté du Golfe d'Aden, l'Erythrée et la Somalie
au Sud,ce pays présente un grand nombre de parallélisme avec l'ancien empire Moghul: la population est musulmane, armée
, partitionnée en tribus, prétextes idéologiques, rancunes ancestrales, rivalités brigandes, coutumière des trahisons en éventail, etc.Le haschich est remplacé par le qat, les infrastructures sont dramatiquement obsolètes, le pouvoir central une façade.
Un avantage sur l'Afghanistan
, les Yéménites sont Arabes et l'on en compte déjà un nombre important dans la mouvance combattante, aussi bien en Afghanistan
, au Pakistan
qu'au Cachemire et avant celà, en Irak
.Al Qaida est déjà en train de s'y implanter, la démonstration en a été donnée par le meurtre récent de touristes pris en otages, une première dans ce pays où l'on pratique le rançonnage comme d'autres la culture de tulipes.
Mais la ferveur locale, l'adhésion au mythe du grand califat manquent. De plus, peu de revenus peuvent espérer être tirés de la situation locale, or les fonds en provenance de l'extérieur ne suffisent qu'à peine à faire fonctionner la machine secrète de l'organisation. Il est indispensable de trouver de quoi acheter les amitiés yéménites, déjà sous le collimateur des puissances occidentales, financer les opérations terroristes et, plus généralement subvenir aux besoins très onéreux de la clandestinité.
On peut donc s'attendre dans les mois, mais plus surement dans les semaines à venir à une période de grande vulnérabilité pour la hiérarchie (et même, pour toute l'organisation).
Comme souvent, la parade de protection utilisée par la bande constituera en une stratégie de diversion qui devrait se manifester par des menaces et au moins un attentat médiatique, visant soit une capitale ou une représentation diplomatique occidentale, soit un autre symbole tel qu'un avion ou un paquebot de touristes.
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Fév. 09
04
Kaboul via TéhéranMoins de troupes statiques et plus d'actions tactiques
Après des mois de proclamations viriles sur l'Afghanistan
se payerait très cher en termes politiques (reconnaissance du "pré-carrré" russe sur les Républiques du Sud-Caucase, voire même la Géorgie ; non-intervention en Tchétchénie , Ingouchie, etc; lâchage de l'Azerbaïdjan; semi-lâchage des Pays Baltes; reconnaissance envers Moscou d'un rôle global injustifiable ).Si cher qu'il n'en est pas question, même si - et d'autant que- comme on le verra dans un prochain article la Russie est susceptible de partir rapidement à la dérive.Cependant, un petit effort d'imagination et une souplesse qui était interdite à l'équipe Bush pourraient renverser la donne. A condition que le président Obama écoute certains membres de son entourage et utilise son immense popularité, une modification majeure de l'approche anti-talibane est envisageable avant la défaite. La première manoeuvre C'est évidemment le rapprochement avec l'Iran , qui partage avec les USA un désir profond d'en finir avec Al Qaeda , le Mollah Omar, Hekmatyar, El Haqqani et tous les autres extrémismes sunnites locaux. Un tel rapprochement pourrait ouvrir de nouvelles voies de communication, un relachement des tensions autour du Golfe et un affaiblissement rapide de la position russe .Ce rapprochement est souhaité très fortement par l'Inde et la Turquie , deux acteurs appelés à prendre de plus en plus d'importance. Israel , bien entendu, est contre mais pourrait modifier son attitude.Cette approche, qui aurait des répercussions fondamentales, prendra néammoins beaucoup de temps. Peut-être trop. Elle doit cependant être recherchée. La deuxième manoeuvre C'est l'abandon de la stratégie de force d'occupation, à laquelle s'est désormais réduite la présence Occidentale: on cerne les grandes villes, on matraque tout ce qui est sur le chemin, on s'acoquine avec les politiques les plus corrompus et inefficaces, et on ne règle pas la situation des seigneurs de la guerre, par ailleurs rois de l'opium.( A ce sujet, notons que la solution proposée sur ce site fin Octobre 2008 est en train de recevoir une certaine attention à Washington ).Au profit de quelle stratégie? On sait que 4 à 5000 hommes de forces spéciales constitueraient une menace beaucoup plus efficace que rajouter 30 000 troupes confinées aux rôles de convoyage ou de sentinelle. Sans réduire ostensiblement les positions déjà occupées, le passage à une augmentation et une réorientation radicales des opérations secrètes semble à la fois plus économique du point de vue logistique, plus efficace en terme de contre-terrorisme puisqu'elle reviendrait à réellement inquiéter tous les groupuscules qui prolifèrent aussi bien en Afghanistan que dans les Territoires autonomes pakistanais en portant le feu chez eux, et permettrait d'épargner les populations civiles qui sont les principales victimes des sept ans de guerre.Militairement, ce serait la reconnaissance que ce début de siècle nécessite une adaptation drastique des tactiques du fort au faible, et que les expériences à cet égard seraient enfin mises en pratique à une échelle encore jamais testée. Politiquement, ce serait un tournant aussi bien au niveau local qu'international. Quant à changer la société Afghane en construisant des hopitaux, des écoles et le reste, cela demeure une vision trop éloignée de la réalité historique locale, dont le rythme est si différent du reste du monde. |
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"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"
: Le prix du baril de pétrole passerait instantanément non pas à 200 mais plutôt à 300 dollars, avec les conséquences que l'on imagine sur l'économie mondiale.Ni la Chine , ni l'Inde ni l'UE ne pourraient le tolérer. Même la Russie dont pourtant les revenus pétroliers ne feraient qu'augmenter se trouverait en situation vulnérable car un conflit armé en Iran ne manquerait pas de l'impliquer.Pourtant, sachant celà, certains hommes politiques continuent d'envisager cette option, certains officiers supérieurs (principalement les responsables de l'aviation Israelienne et Américaine, pas encore convaincus que l'attaque aérienne ne suffit pas à résoudre un problème politique) continuent de prétendre que deux des meilleures armées du monde peuvent amener un pays tel que l'Iran à genoux. |



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