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prospective
Ce site ne commente pas les actualités mais tente d'en anticiper les conséquences.
A quoi sert l'Ossétie du Sud?
Quelque soient les différentes motivations amenant les membres de ce conflit larvé vers l'état de guerre, la moindre n'est pas celle de la clarification du pouvoir à Moscou.
Difficile de ne pas voir que le président Medvedev, en usant d'une rhétorique ultra nationaliste dès le début des échauffourées entre les Géorgiens et les Ossètes, s'est ouvertement positionné en "défenseur et protecteur du peupe russe" au moment même où Vladimir Poutine assistait à l'ouverture des Jeux Oympiques de Pékin et se trouvait de ce fait comme dépossédé des rênes du pouvoir alors que l'urgence est de mise.
Si l'actuel Premier Ministre de la Russie est très bien placé pour parler directement avec les nombreux chefs d'Etat présents dans la capitale chinoise, Medvedev, lui, est en contact direct avec la haute hiérarchie militaire russe, jusque-là plus favorable à l'ancien Président.
En attisant les effets mélodramatiques, Medvedev, jusqu'ici si effacé, oblige les maréchaux à aller dans son sens.
A ce stade un revers militaire russe- c'est à dire une victoire avec de lourdes pertes- déstabiliserait le pouvoir bicéphale de Moscou, obligeant les deux partenaires à une lutte de palais ouverte.
Perceptives Perses
Après avoir vu les diverses données qui mèneraient à un conflit armé contre l'Iran, il semble nécessaire à présent de remettre en perspective la place et le rôle de ce pays central dans la stratégie mondiale en général, et occidentale en particulier.
Dans ce chapitre, nous verrons simplement les aspects actuels de la situation
L'Iran ne devrait pas être considéré comme un pays hostile.
Le Pouvoir
Le régime intégriste, corrompu et inefficace qui le gouverne actuellement ne doit pas cacher plusieurs réalités moins caricaturales.
Tout d'abord, et même si les différents conseils de surveillance ont éliminés d'office les candidats vraiment réformateurs, c'est un régime élu.
Les taux de participation électorale n'ont rien à envier à ceux de pays européens, par exemple, et ne sont pas les simagrées démocratiques de pays comme le Khazakstan ou l'Ouzbékistan, nations soumises à des dictateurs ubuesques mais pourtant courtisés par l"Occident.
L'argument "anti-démocratique" ne peut pas non plus être utilisé contre Téhéran si l'on songe à la nature des régimes Saoudiens, Egyptiens, Pakistanais, Géorgiens ou Afghans sur lesquels l'Occident (également auto-nominé "communauté internationale") s'appuie.
L'atome Perse
L'argument du non-respect du Traité contre la diffusion de l'armement nucléaire est juridiquement fondé, mais pas encore prouvé.
Fondé à cause des difficultés et mensonges iraniens face aux contrôles de l'AIDEA.
Pas prouvé car pour l'instant aucun élément déterminant ne permet d'assurer que Téhéran travaille à l'établissement d'une chaîne d'armement nucléaire.
Pour autant, on attend encore que l'AIDEA se montre aussi déterminé au Pakistan dont on vient à peine de dévoiler un secret de polichinelle, à savoir que le père de la bombe Pakistanaise (également géniteur de la Nord-Coréenne et de la mort-née Lybienne) a diffusé sur le Net et ailleurs les moyens de fabriquer de petits engins atomiques.
Un Pakistan qui, comme Israël ou l'Inde, continue d'observer la plus parfaite opacité sur son statut et ses moyens de puissance nucléaire.
A la différence des autres, Islamabad est un Etat sans véritable tête, qui voit aujourd'hui la talibanisation interne s'étendre au point où l'Armée va devoir très vite choisir son camp, faute de quoi une intervention extérieure massive se "justifierait" largement plus que sur l'Iran.
Iran et terrorisme
L'accusation "soutien aux terroristes" demande à être examiné avec attention: du point de vue d'un pays dont les intérêts, appréciations et menaces stratégiques sont très différentes de l'Occident, l'aide au Hezbollah se justifie par le besoin de faire porter la menace (et la rétaliation) sur un territoire éloigné du sien; elle permet aussi de peser sur les régimes Arabes adverses (c-à-d à peu près tous, hormis la Syrie) et d'aider une communauté qui partage la spécificité d'appartenir à la minorité shiite dont on oublie trop souvent qu'elle fut et reste en grande partie méprisée et exploitée par la majorité sunnite.
Enfin, le Hezbollah a prouvé sa capacité à demeurer intègre, parfaitement organisé et demeure jusqu'à présent la seule entité musulmane à avoir tenu tête à Israël.
Rayonnement
Ces qualités sont considérables pour le monde (et surtout les masses)Islamique, qui voit depuis 60 ans la communauté internationale faire grand cas de paix, justice et liberté mais d'une part considère comme allié et démocratique Israël, lequel bafoue un grand nombre de résolutions de l'ONU , pratique souvent une politique discriminatoire et systématiquement la punition collective (interdite par la Convention de Genève), un Occident qui d'autre part défend des autocraties corrompues interdisant tout débat politique réel.
S'y ajoute l'épisode navrant de la non-reconnaissance occidentale du résultat des élections Palestiniennes en faveur du Hamas.
L'Iran joue sur du velours devant les sentiments "deux poids deux mesures" et l'hypocrisie répétée du langage européen, lénifiant au point d'en devenir abstrait.
Une hypocrisie qui va jusqu'à faire assimiler l'Iran à Al Qaeda par des politiciens Américains (encore récemment, McCain) alors que ces deux entités se haïssent, et que Téhéran a aidé (et avait proposé de faire beaucoup plus) l'Amérique au moment de l'attaque contre les Taliban, ennemis jurés des Perses.
Ceci pour les aspects stratégiques conjoncturels du rapport Occident/Iran.
Nous verrons ensuite la réalité stratégique intrinsèque du monde Perse et pourquoi il faut apaiser les rapports avec ce pays, en attendant un changement de régime.
comment augmenter le prix du pétrole
"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"
Alfred de Musset
Depuis des semaines, les signes de tension grave à l'encontre de l'Iran se multiplient: manoeuvres Israeliennes impliquant une centaine de chasseurs-bombardiers et leurs ravitailleurs en vol, délaration extrêmement violente de Shaul Mofaz (ex-chef d'état-major Israelien) sur "l'inévitabilité" d'une attaque, rumeurs savamment distillées selon lesquelles G.W.Bush aurait donné son feu vert à E.Olmert lors de leur dernière entrevue, discours dramatisé de N.Sarkozy à la Knesset... A quoi l'on peut ajouter l'intéressant article du chef du Foreign Office, Mr. Miliband, appelant les deux camps à une modération réciproque.
Les partisans de la théorie du complot (presque une institution aux USA) s'alarment: Bush et Dick Cheney auraient décidé de finir en beauté et, en démarrant une guerre incontrôlable juste avant les élections, de s'offrir soit une prolongation non prévue par la Constitution, soit favoriser l'élection d'un McCain qui serait alors entouré des pires va-t'en-guerre Républicains au détriment d'un Obama jugé trop mou et qui, depuis deux semaines, additionne les déclarations macho et inexactes pour montrer qu'il saurait être un commandant en chef.
Les modérés sur ce dossier (Allemagne, Espagne, Angleterre, Chinois, Russie), voire les Turcs qui ont entamé des manoeuvres militaires communes anti-PKK avec l'Iran ne font aucun commentaire public, mais on peut imaginer qu'ils mettent en avant, avec raison, tous les arguments pour faire baisser la tension.
Que se passerait-il si les Israéliens -avec l'assistance des satellites et de la logistique Américains-, frappaient des objectifs jugés nucléaires en Iran?
- Tout d'abord, ils ne pourrraient les détruire tous puisque ceux-ci sont disséminés sur plusieurs dizaines de sites dont certains très profondément enterrés (on a vu lors de l'invasion de l'Irak que les fameuses bombes à pénétration souterraine américaines n'étaient pas si efficaces que çà).
- Cela ne ferait que retarder l'achèvement du programme Iranien, et renforcer la détermination de Téhéran de posséder la bombe.
- Politiquement, alors que des élections se profilent, il est certain qu'une agression extérieure profiterait aux éléments iraniens les plus conservateurs, et sans doute à l'actuel Président pourtant en situation de faiblesse.
- Militairement les Iraniens, qui ont prouvé à la fois leur savoir-faire et leur courage, n'hésiteraient pas à employer la stratégie mise au point durant la guerre avec l'Irak et considérablement améliorée depuis: l'emploi de vedettes ultra-rapides, par essaim de plusieurs dizaines pour attaquer porte-avions, destroyers et tankers occidentaux pris dans la nasse du Golfe Persique. Certaines de ces vedettes seraient à n'en pas douter utilisées en kamikaze.
- Enfin, il suffirait de couler un supertanker près du Détroit d'Ormuz pour verrouiller l'accès, enfermant pour longtemps deux flottes US, deux flotilles européennes et quantité de pétroliers.
Les conséquences au niveau mondial seraient immédiates et dramatiques, en dehors de tout dérapage militaire subséquent tel que l'implication directe des forces Américaines ou l'embrasement du Liban:
Le prix du baril de pétrole passerait instantanément non pas à 200 mais plutôt à 300 dollars, avec les conséquences que l'on imagine sur l'économie mondiale.
Ni la Chine, ni l' Inde ni l'UE ne pourraient le tolérer. Même la Russie dont pourtant les revenus pétroliers ne feraient qu'augmenter se trouverait en situation vulnérable car un conflit armé en Iran ne manquerait pas de l'impliquer.
Pourtant, sachant celà, certains hommes politiques continuent d'envisager cette option, certains officiers supérieurs (principalement les responsables de l'aviation Israelienne et Américaine, pas encore convaincus que l'attaque aérienne ne suffit pas à résoudre un problème politique) continuent de prétendre que deux des meilleures armées du monde peuvent amener un pays tel que l' Iran à genoux.
perdre est possible, gagner irréel
En définissant la lutte contre Al Qaeda et tous les ennemis supposés ou réels de l'Amérique sous le terme de "guerre à la terreur" le Président Américain a fait de son choix politique une faute stratégique et tactique.
Choix politique parce qu'en donnant à son combat une dénomination aussi générale, en définissant un ennemi aussi flou, Georges W.Bush s'offrait la possibilité d'entamer une guerre totale.
Une guerre totale est une guerre dont l'objectif est soit indéfini, soit inatteignable, soit inexistant, ce qui permet à son auteur d'être libre de décider de son but et de son terme.
La première guerre totale de l'ère moderne fut la guerre révolutionnaire française: comme la guerre du Président Américain, elle ne présentait aucun objectif clairement fixé et donc aucune limite temporelle, géographique ou factuelle identifiable.
Le 43ème Président Américain aurait pu confiner la lutte contre les intégristes radicaux responsables des attentats du 11 Septembre à la dimension antiterroriste, voire à la lutte contre la criminalité.
Mais alors il lui aurait fallu demander sans cesse l'accord de partenaires institutionnels ou étrangers pour enchaîner les guerres qu'il s'imaginait remporter l'une après l'autre.
La réalité en a décidé autrement comme chacun sait, mais la faute majeure de l'équipe au pouvoir à Washington a été de croire comme beaucoup d'autres auparavant, avoir remporté une victoire quand elle n'avait fait que chasser son adversaire d'un palais inutile.
Malheureusement pour l'Europe et le Canada qui par l'entremise de l'OTAN se sont laissé entraîner dans la logique militaire de l'hôte de la Maison blanche, si l'essentiel de la lutte armée se déroule bien dans le pays pivotal en terme de géopolitique et de géostratégie, il se trouve que ce pays est l' Afghanistan, dont nous savons qu'il n'a jamais toléré longtemps une occupation étrangère, fut-elle bien accueillie au départ.
Tout aussi regrettable est la difficulté où se trouvent des états-majors Occidentaux formés à combattre leurs propres miroirs, à définir et reconnaître l'adversaire: l'intégrisme Islamique, les Taliban, Al Qaeda, les Afghans, les Balouches, quoi d'autre?
Difficulté à identifier la mission: guerre d'invasion, occupation militaire, lutte anti-insurrectionnelle, opérations policières?
Incapacité à définir un objectif clair: à quoi en effet reconnaîtrait-on une victoire, puisque l'on ne peut imaginer Ben Laden ou le Mollah Omar entamer des pourparlers en vue de signer un traité de paix?
Gêne considérable et imprévue à discerner les vrais des faux alliés, et à établir un classement prioritaire des ennemis authentiques.
Voila pour l'aspect stratégique.
Tactiquement, l'affaire ne se présente pas mieux.
D'un strict point de vue militaire, le seul exemple victorieux comparable dont bénéficient les USA c'est la Tchétchénie ou les authentiques patriotes tels que Dassaiev mêlés à des gangsters comme Bassaiev ont été éliminés un par un au prix de cent civils pour un combattant et où le pays est retourné à une zone de non-droit, dans des conditions impossibles à réaliser si l'on ne musèle pas la presse comme ont pu le faire les autorités moscovites.
Même si toute personne ayant vu l'armée Américaine en action dans un pays tiers (et du Tiers-Monde) sait que les dommages collatéraux ne gênent pas vraiment les autorités militaires, il y a des limites à ne pas atteindre.
Une défaite militaire est par contre envisageable: elle prendrait la forme d'un désengagement de certains pays (menaces en ce sens du Canada, de la Hollande) d'une présence inactive d'autres (encasernement des Allemands par exemple) voire même de refoulement, avec l'invasion périodique mais de plus en plus massive de certaines régions par les Taliban, à vue des bases de l'ISAF.
Sur le plan politique, l'affaire est très mal engagée.
Après avoir soutenu un gouvernement Karzai constitué d'ennemis, de faux amis, d'opportunistes, de représentants d'ethnies, de chefs de gang et des producteurs de 90% de l'héroïne mondiale, tous groupes décidés à se partager le pactole destiné à la reconstruction du pays, voici qu'au moment où les USA décident de changer leur fusil d'épaule (5 ans pour réaliser qui est vraiment Hamid Karzai: un record!) et lui cherchent un remplaçant, celui-ci a amorcé d'étranges rapprochements.
On n'est pas dans l'île de la Grenade: Karzai, chef de clan lui-même, est déjà en train d'oeuvrer contre une reprise en main du pays par les Occidentaux (refus de voir Ashcroft devenir le patron effectif du pays, manoeuvres limites pour empêcher Zalai Khalilzad, ex-ambassadeur US en Afghanistan, en Irak et à l'ONU de prendre sa place): on est ici dans la plus pure tradition Moghule des renversements d'alliances.
Kaboul est déjà en discussions de compromis avec les Taliban, avec les Ouzbeks (Dostom sera de tous les coups) et peut-être avec un Musharraf qui lui non plus ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée prochaine d'un nouveau Président Américain.
Quelqu'il ou elle soit, la personne élue pour remplacer G.W.Bush va devoir agir de façon décisive contre les pouvoirs en place, puisque les intérêts divergent dorénavant de façon flagrante entre Washington, Kaboul et Islamabad.
le temps, l'Otan, l'attente
Des trois candidats Américains les plus susceptibles de gagner c'est la Sénatrice Clinton qui a le mieux défini l'importance stratégique de l'Afghanistan: prioritaire.
Mais il reste un an et rien ne dit qu'elle remportera les élections de Novembre ni que sa stratégie trouvera une tactique à l'heure dite.
Pour l'instant on assiste du côté Occidental à un One Man Show: après les rodomontades de Condoleezza Rice l'année dernière, c'est au tour de Robert Gates de tenter de reprendre la situation en mains.
Il est bien tard, et s'il est vrai que l'OTAN et l'Armée US fonctionnent là-bàs de façon erratique, ce qui semblait déjà clair, il est également certain que le Secrétaire à la Défense Américain ne s'y prend pas vraiment bien: il y a six semaines il vexait les Anglais, les Hollandais et les Canadiens en déclarant que les troupes de l'OTAN n'étaient pas préparées convenablement aux actions de contre-insurrection.
C'était une bévue puisque ces trois pays sont les seuls à accepter de combattre dans les régions dangereuses.
Le PM Canadien a d'ailleurs mis les Alliés au pied du mur: soit plus de pays s'engagent soit les Canadiens, dont près de 100 soldats ont péri pour Kaboul, se retirent.
Aujourd'hui, R.Gates veut que les Allemands (H.Morin l'actuel Ministre de la défense Français lui a fait remarquer que lParis était de plus en plus engagé au Tchad) acceptent de risquer la vie de leurs hommes dans les zones où se déroulent les vrais combats, et où il vient d'affecter 3500 Marines supplémentaires.
Le ton de Gates est cassant, or les Allemands n'acceptent plus de se laisser traiter comme des sous-fifres dépendants: ils arguent de leur présence (+3200hommes) dans les zones pacifiées, de leur important soutien logistique depuis les aéroports militaires sur le sol Allemand.
Mais surtout, et la plupart des états-majors alliés abondent dans ce sens, ils déplorent l'absence de cohérence et de vision claire des problèmes persistants, dont le premier est la non-identification claire de l'adversaire et des positions à soutenir. Le second problème réside toujours dans la méthodologie complexe et quelque peu brouillée démontrée jusqu'ici.
Pour autant, les responsables US et Européens en place s'accordent sur quelques lignes :
- Les adversaires Afghans sont avant tout les Balouches (Pashtounes, généralement rétrogrades et xénophobes) lesquels ne reconnaissent pas la frontière Afghano-Pakistanaise et utilisent les Régions Tribales de ce dernier pays comme base arrière.
- La présence d'éléments étrangers très efficaces au Pakistan et au Sud, Sud-Est de l'Afghanistan brouille le message et provoque des frictions entre Islamabad et Washington, les Pakistanais refusant de voir débarquer près de 1000 hommes des Forces Spéciales US dans le Bajaur, le Mohmand et les Provinces du Nord-Ouest).
- Le narco-traffic finance la guerre contre les Alliés, et pourtant ceux-ci occupent la plupart des territoires incriminés. Mais le gouvernement de Kaboul s'effondrerait immédiatement si les seigneurs de la guerre, également ministres, gouverneurs et producteurs de pavot ne trouvaient plus d'intérêt financier à leur présence auprès de Karzai.
- Enfin, l'Administration Bush a démontré tant de fois sa pusillanimité et son irréalisme que les Européens en viendraient facilement à oublier qu'une défaite militaire de l'OTAN dans sa première opération hors de ses zones d'action traditionnelles, pourraient en sonner le glas. Les officiers sont conscients de la frayeur de leurs responsables politiques.
L'instant est donc dans l'attente, et c'est la pire situation pour un ensemble militaire aussi disparate que celui formé par ces 40 000 militaires Occidentaux mal employés.
Attente des élections US.
Attente d'une modification des règles d'engagement.
Attente des hélicoptères Européens promis depuis deux (trois) ans.
Attente du rétablissement de la situation politique et militaire du Pakistan.
Attente, enfin, de la prochaine offensive des Taliban.
Ces éléments sont parfaitement clairs pour les Afghans eux-mêmes. Du coup l'on voit mal pourquoi ils s'engageraient plus, malgré l'envie qu'ils en aient et qui se manifeste de temps à autre à Kaboul même, au sein de la population dite éclairée.
Tout ceci fait qu'au lieu d'apparaître comme une reprise en mains, l'activité du Secrétaire à la Défense Américain dégage un léger parfum de panique.
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