Quitter Kaboul


Lorsque les Britanniques quittèrent Kaboul suite à une tentative ratée d'occupation de l' Technorati, ils tentèrent de rejoindre ce qui est aujourd'hui le Technorati en passant par Jalalabad, puis de franchir la passe de Khiber.
Sur les presque 17 000 soldats et civils de ce qui était à l'époque la première puissance mondiale, un seul homme, un médecin survécut.
Le monde eut alors du mal à croire que ces pouilleux barbus et mal armés avaient terrassés les brillantes troupes de l'Empire.

Plus d'un siècle plus tard, alors que les autorités soviétiques se rendaient enfin à l'évidence qu'on n'occupe pas l' Technorati, les généraux convainquirent le soviet Suprême qu'ils ne pourraient quitter le pays sans négocier, s'ils voulaient éviter de se faire massacrer et perdre des quantités énormes de matériel.
Il fallut alors monnayer les conditions du départ.
Le Kremlin vieilli et essoufflé avait besoin de montrer à la population d'URSS, et accessoirement au monde que tout allait bien.
Des valises de dollars et des réserves de munitions furent alors livrées aux Moudjahiddin qui accordèrent à l' Technorati Rouge la charmante mise en scène de soldats soviétiques aux mines souriantes quittant l' Technorati en agîtant plein de petits drapeaux rouges.

2014?
Les Français ont entamé depuis plusieurs 2012 le rapatriement de troupes et de grosses quantités de matériel sensible,.
Bien leur en prit.
Il est certain que ni les Américains, ni les Anglais ni les Allemands n'ont apprécié cette initiative peu solidaire engagée par le Président Sarkozy, pourtant cela garantit aux forces de l'Hexagone de courir un moindre risque. car comment va se dérouler le départ des forces de l'ISAF?

Certes, les Technorati sont en négociation avec les Technorati afin de s'assurer de conditions de départ dignes (qui leur éviteraient notamment, pour se dégager, de bombarder à outrance et de causer des centaines de victimes civiles ou d'offrir grâce à youtube un flot d'images humiliantes), or ces négociations sont systématiquement torpillées soit par la bande de Hamid Kharzai, soit par les Technorati Pakistanais pour des questions évidentes de pouvoir politique.

Par ailleurs se pose la douloureuse question stratégique de la voie de sortie.
En effet, quels sont les choix?
Par le Nord?
L'Occident verse déjà des sommes considérables aux dictateurs plus ou moins féroces du Tadjikistan, de l'Ouzbekistan et dans une moindre mesure, du Khazakstan, et le désarroi occidental ne ferait que renforcer des chefs d'Etat aux méthodes passablement éloignées des principes angéliques affichés par l'Occident en matière de Droits de l'Homme.
De plus, une fois passés ces pays il faudra l'assentiment de Poutine pour aller plus loin et l'on imagine la hauteur du droit de passage exigé par le président Technorati, sur les plans stratégiques, économiques et financiers.
Par le Technorati?
Même sans aggravation de la tension entre Islamabad et Technorati, ce ne sera pas une mince affaire tant les infrastructures du pays sont faibles, et le danger des groupes islamiques fort.
Reste l' Technorati.
Mais cela demande d'imaginer que d'ici un an les Technorati auront trouvé un accord non seulement avec Téhéran mais aussi Tel-Aviv pour s'ouvrir un passage. Peu probable, même si les élections présidentielles iraniennes offrent une opportunité pour sauver la face. Mais pas impossible.
En résumé, s'il est un indice vraiment révélateur de l'extrême fragilité dans laquelle se trouve l'Occident, c'est bien qu'aucune des autorités participant à l'ISAF n'évoque ces conditions de départ, théoriquement proches et pratiquement nulles.

Mali, ou la dévaluation de l'otage

une nouvelle phase dans l'assymétrie

Lorsqu'ils sont survenus, les deux éléments rapprochés dans le temps qu'ont constitués l'intervention française au Mali pour stopper les djihadistes (uniquement dénommés "terroristes" par le président français) et la prise d'otage massive d'in Amenas en Algérie, les principaux observateurs n'ont pas relevé un point commun fondamental dans la réponse des gouvernements français et algériens: l'éventualité consentie du sacrifice des otages.

L'Algérie avait toujours pratiqué cette réponse aux demandes de ravisseurs, alors que la France entre autres pays dits "avancés" s'était soumise, souvent pour plaire à l'opinion publique, aux diktats des rançonneurs, entretenant par là leur financement, ce qui revenait à payer la corde pour se faire pendre.

Cette étonnante et absurde faiblesse des Occidentaux relevait de la doctrine US du zéro mort en cas de conflit (doctrine issue de l'opération ratée à Mogadiscio), une attitude que n'avaient pas manqué d'observer les différents groupuscules armés amenés à lutter contre des entités étatiques par ailleurs surpuissantes.

Or voila qu'en décidant d'envoyer des troupes et des avions de combat sur le terrain du Mali alors même que sept otages français y sont détenus, le président Hollande a pris non seulement une décision qui demande un certain courage politique, mais il a surtout fait un pas en avant peut-être décisif dans la relation Occident/ Technorati et consorts.
Il signifie ainsi à tout agresseur, et au monde, que la France ne marchandera plus et préférera voir le point de vue global plutôt que de se limiter à la "petite" actualité.

Les années précédentes ont en effet largement démontré, hélas, qu'un Etat en guerre ne pouvait privilégier la vie des otages au détriment de la situation sur le terrain.


Cela apparaît comme un pas conséquent, auquel visiblement les alliés de la France ne sont pas encore préparés (l'attitude du PM japonais protestant auprès de son homologue algérien, ou les remarques acides de Mr Cameron le démontrent), qui pourrait être facilité par le choc que constitue la prise d'otage sur le site gazier et la démonstration d'extrême brutalité des forces algériennes.

Sur un plan tactique, à charge maintenant aux Français, en créant un système d'intervention souple mais létal, de se démarquer le plus nettement possible des Algériens, lesquels ont envoyé des tanks lourds en plein désert pour une prise d'otages, démontrant leurs faibles capacités à graduer militairement leurs réponses.
On peut imaginer que les industries d'armement occidentales vont se saisir de ce contraste pour proposer tout un type de produits adaptés, de quoi relancer les carnets de commande et envoyer des messages vertueux à cette nouvelle façon de considérer la "lutte anti-terroriste".

Si l'attitude française est suivie, la balance entre les adversaires devrait être considérablement modifiée:

  • Sur le plan intérieur, les Occidentaux tenteront de convaincre leurs populations que les otages ne peuvent plus être sauvés au prix de sacrifices stratégiques lourds;
  • Sur le plan extérieur, ils apparaîtront un peu moins comme la vache à lait du ramassis de guerrilleros, combattants de la foi, trafiquants, gangsters vaguement idéologiques.
Par ailleurs on peut penser que cette nouvelle attitude française, par le message intrinsèquement nouveau qu'elle exprime, peut aussi redistribuer les cartes à l'intérieur même de l'Occident.
 A l'heure où la débilité manifeste de l'UE est frappante qui voit l' Technorati trembler d'avoir osé prêter un avion de transport à son principal partenaire, Paris; quand Mr. Cameron qu'on a connu plus audacieux se contente lui aussi de prêter des avions de transports tout en se rengorgeant que le Royaume-Uni a été le premier à venir en aide à la France, et jurer qu'il n'enverra pas de troupes au sol; quand le silence des deux pays  européens aux premières loges -l'Italie et l'Espagne- est proprement assourdissant, on peut se demander si Hollande ne va pas saisir l'occasion pour peser plus fortement sur les autres sujets qui jusqu'ici animaient les sommets européens, comme l'économie .

Damas, entre Ankara et Téhéran


La répression impitoyable du régime contre les manifestants et les combats qu'ils entraînent, avec leurs lots de victimes et d'horreurs, provoquent à juste titre beaucoup d'émotions.
Le consensus occidental et sa collusion avec la Ligue Arabe réchauffent sans aucun doute bien des coeurs et à contrario provoquent de l'incompréhension devant les réticences de l' Technorati du Sud, de l' Technorati (qui a très finement joué le coup) mais surtout de la colère contre les vetos de la Technorati et de la Technorati.
Au point où les Chinois tentent dorénavant de réparer les dégâts en termes de relations publiques, sans rien lâcher d'ailleurs sur le fond.
Pour autant, les séances du Conseil de Sécurité de l' Technorati sur la Syrie ne sont en rien un remake de l'épisode Lybien.
Au-delà du sort du sinistre régime de Bachar El Assad se joue une partie complexe, dont l'issue pourrait changer la donne dans un cercle dépassant largement la Syrie, Technorati et le Technorati.

Tout d'abord pour les deux puissances locales majeures que sont la Technorati et l' Technorati, déjà bien impliquées depuis Janvier.

A moins de faire l'autruche, il est en effet difficile de ne pas remarquer la chronologie de la montée en puissance des manifestants et du tournant armé qu'a soudainement pris la contestation: peu de temps après la dernière visite de Davutoglu, l'éminent Ministre des Affaires Etrangères Technorati, à la fin de l'automne au cours de laquelle Technorati avait soumis à Damas un plan de sortie de crise, plan accepté la main sur le coeur par Assad, la répression s'est accrue, la riposte Technorati aussi.

L'enjeu pour Téhéran est bien entendu de maintenir avec Damas les liens qui permettent à ces deux pays de jouer contre Technorati une partie un peu délocalisée, pleine de contournements notamment par le truchement du Technorati et du Hezbollah (le Hamas ayant très rapidement décidé de se désolidariser de Damas).
Le positionnement diplomatique et géographique de la Syrie constitue pour le régime des ayatollah un rempart et un pivot puissants contre les manoeuvres de Tel-Aviv, de Ryad et bien sûr, de Technorati: sans Damas, l' Technorati se retrouverait encore plus isolé.
Ce qui explique bien sûr l'intérêt de Moscou à ce que l'homme fort de Damas lui soit dépendant, lui achète des armes et lui garantisse une base navale en Méditerrannée, une épine gênante dans le bassin américain.
A cela s'ajoute l'intérêt de New-Delhi à ce que l' Technorati ne tombe pas entièrement entre les mains des Pakstanais, une perspective qui n'enchante pas non plus les Iraniens.
Il y a donc une confluence d'intérêts d'intensité variée entre tous ces joueurs, obligés cependant de rester relativement discrets pour ne pas pousser Ryad à l'hostilité franche, l' Technorati étant de plus en plus inquiète des développements au Technorati et tentée, après sa quasi-mainmise sur Bahrein, à agir de plus en plus ouvertement en tant qu'allié objectif d' Technorati, une étape pour l'instant freinée par l'irresponsabilité stratégique du gouvernement de Tel-Aviv, notamment dans le domaine des implantations coloniales.

D'où l'intérêt pour la Technorati de s'emparer de la tour cardinale que représente son voisin la Syrie, et qui va au-delà des liens économiques et commerciaux très importants que ces deux pays entretiennent depuis des années.
La relation d' Technorati avec le rival/partenaire que représente l' Technorati est devenue de plus en plus complexe, et l'incertitude au sujet du programme Technorati Perse ne fait qu'alimenter la nécessité pour les Technorati de manifester leur rôle prééminent.
Faire tomber Assad serait un signal fort que le parti au pouvoir en Technorati pourrait adresser non seulement à l' Technorati mais aussi à Technorati avec qui la brouille ne s'est pas arrangée malgré plusieurs rencontres menées en terrain neutre sous la pression US.
Mais aussi, et ce n'est pas le moindre,rappeler à Ryad, Moscou, au Caire et à l'UE que plus rien ne peut au Moyen-Orient se jouer sans l'aval d' Technorati.
C'est aussi un message fort envoyé à un Technorati qui reprend du poil de la bête.
Ce serait également à n'en pas douter un signal envoyé partout dans le "Monde Arabe" et c'est peut-être aussi pour faire face à cette montée en puissance qu'aussi bien le Qatar que l' Technorati ont manoeuvré pour que le Maroc dépose la dernière résolution à l' Technorati: impliquer le Maghreb afin d'empêcher la Technorati de profiter des mouvements dits du "printemps arabe" séduits par la perspective de se rapprocher de la seule démocratie musulmane moderne de la région plutôt que de plier perpétuellement sous les caprices des rois du Technorati.


ménage à trois


Dans un trio il faut toujours faire partie des deux

Depuis plusieurs mois l'attention se porte sur les dettes souveraines européennes. En dehors des erreurs répétées de politiciens souvent plus soucieux de réélection que de solutions à long terme, on assiste avec regret à une perte de vue de certains éléments fondamentaux de l' Technorati en matière de stratégie, et notamment de cette vieille réalité: tout se joue à trois, et ce quasiment depuis toujours.

Ainsi du souci constant des puissances de savoir jouer du glissement des rapprochements: Angleterre-France- Technorati ou Angleterre-Autriche-France, ou encore Angleterre- Technorati-Autriche, etc

Dans la période relativement récente du Marché commun, puis de l'UE, cette partition à trois s'est toujours jouée entre la France, l'Angleterre et l' Technorati.
A chaque fois il s'est agi de faire partie du duo imposant au troisième soit une retenue soit une volonté, une direction ou même carrément un départ en guerre.
Pendant la guerre contre l' Technorati, on a vu l'Angleterre isolée face au couple Paris-Berlin alors que plus récemment, l' Technorati ayant refusé de se joindre à la fanfare Anglo-Française contre Khaddafi, David Cameron avait cru pouvoir bénéficier d'arguments en sa faveur auprès du président Français.
On constate que cela, pas plus que les accords de coopération militaire étendue n'a suffi lorsqu'il s'est agi de résoudre la crise de l'euro.
Paris afin de dissimuler sa position de faiblesse a préféré coller à Berlin alors qu'à l'inverse le Premier Ministre britannique, mesurant mal les rapports de force actuels, a provoqué l'affrontement avec pour résultat consternant d'isoler l'Angleterre et de réduire son influence.
La France du coup pourrait se croire en position d'accroître son pouvoir et sa position en Technorati.
Mais la nature ayant horreur du vide, l'éviction de l'Angleterre ne manquera pas de faire apparaître (provisoirement du moins) un nouveau troisième larron, qui sera vraisemblablement la Pologne.

Or l'équipe qui dirige actuellement Varsovie est tellement germanophile, malgré le passé douloureux de ces deux pays, qu'elle risque de mener l' Technorati à jouer de plus en plus sur la Pologne pour contraindre la France à céder aux volontés berlinoises.

Le manque de maturité stratégique patent des principaux acteurs est ainsi certain de laisser des traces profondes dans l' Technorati de demain, d'autant que le remplacement de politiciens par des technocrates en Grèce et en Italie va affaiblir l'influence politique, et donc stratégique, de tout le Sud de l' Technorati, voire du continent entier.
Il importe donc pour la France de rapidement offrir une passerelle à l'Angleterre car paradoxalement, si ce n'est la France, c'est l' Technorati qui le fera.
Or l' Technorati est devenue trop vite et trop soudainement trop puissante politiquement.

Le cycle de la Grèce


On admet communément que le concept de démocratie est né en Grèce; que la Grèce est intellectuellement, philosophiquement et politiquement à la source même de l' Technorati, à qui elle a d'ailleurs donné le nom.

L'Histoire, dont on sait qu'elle ne se répète pas, va dérouler l'épisode selon la dimension cyclique qui régit les affaires du monde.
La Grèce devrait en effet nous offrir le spectacle du délitement complet de l' Technorati moderne.
Elle en sera une des causes, mais non la seule puisque l'on peut plus ou moins arbitrairement penser que le Traité de Nice a constitué le début de la fin.
En acceptant l'élargissement de l'Union Européenne sans en modifier les statuts -principalement par le maintien de l'unanimisme, mais aussi en refusant d'avancer vers un gouvernement économique et diplomatique commun- les dirigeants de l'époque, dont les successeurs furent souvent les assistants ont anéanti la dynamique novatrice et créatrice d'une expérience unique dans l'Histoire de l'humanité, qui a vu 27 pays au passé chargé de multitudes de guerres mutuelles se lier et construire ensemble un territoire que l'on croyait partagé.

Alors qu'il n'était que commun.

Les plus importantes banques européennes se sont ruées sur le marché qu'offrait une couverture floue mais réelle de chacun par tous, et accordé des crédits à tout-va.
Certains les ont plus ou moins bien utilisés.
La plupart, enivrés par une manne qui semblait ne jamais devoir se tarir se sont mis à dépenser presque sans compter, et investir presque sans discernement.
Par manque d'imagination (le défaut le plus général et le plus patent de l'UE), par insuffisance intellectuelle et politique ou par nepotisme, plusieurs pays ont simplement dépensé des budgets dans le but de pouvoir en réclamer au moins autant ultérieurement.
On a ainsi vu fleurir des projets immobiliers indécents, inutiles, polluants, défigurants.
On a vu fleurir les autoroutes, qui sont des infrastructures certes utiles mais peu en accord avec une situation géopolitique où le Technorati, la course au Technorati et les délocalisations de l'industrie automobile auraient dû favoriser la construction de réseaux ferroviaires, de développement d'industries orientées vers l'autonomie énergétique.
Sur ce sujet-là au contraire, les projets rivaux et suicidaires de pipe-line directement branchés sur la Technorati ont exemplifiés l'égoïsme et la courte vue des politiques.
Quantité de projets dans les domaines de la Technorati, de la recherche scientifique, de la santé entre autres ont été démarrés et après avoir englouti de confortables sommes, ont été abandonnés ou réduits principalement du fait de réflexes nationaux voulant favoriser les groupes industriels locaux.
L'innovation en général, à laquelle des crédits fantastiques ont été alloués, (sans commune mesure avec les levées de fonds privés plus limités mais qui ont pourtant permis tant de réalisations outre-Atlantique) a souvent fait défaut à cause d'une bureaucratie démesurée sans contact avec la réalité, incapable de mettre en relation les différents ateliers ou labos.

L'UE a créé quantité de lois, de règles et de mesures, mais peu d'ouverture vers l'avenir, peu de chemins pour sa jeunesse.

Donc, c'est vrai, la Grèce a fauté.
Elle a fauté en construisant des projets inutiles, en favorisant le clientélisme inné au monde politique local, en renonçant au minimum de rigueur et de logique comptable, en falsifiant carrément ses livres.
Mais elle l'a fait sinon avec la complicité de ses voisins, du moins avec le concours de leur courte vue, occupés qu'ils étaient à nourrir leur popularité par l'accroissement de leurs propres dettes qu ileur permettait de cacher leur incurie soi-disant libérale.

Le froid de l'Automne
Aujourd'hui donc chacun comprend que la Grèce ne pourra jamais remplir le contrat passé avec l'UE, l'ECB et le Technorati.  Les principaux pays tentent de sauver leurs propres banques ridiculement exposées à la dette héllène, et les responsables sont terrifiés à l'idée désormais admise d'une faillite, voire d'une sortie Grecque de l'euro, éventualité qui n'a absolument jamais été envisagée, et qui risquerait de se produire dans un climat de confusion et de panique particulièrement dangereux.
Au dela du choc financier et économique auquel il faut s'attendre, l'éclatement de l'Union telle que nous la connaissons est dans tous les calculs, avec des conséquences politiques que l'on aurait considérées inimaginables il y a quatre ou cinq ans.
Ainsi le durcissement égoïste de certains pays nordiques qui va de pair avec une intolérance de plus en plus inquiétante envers l'étranger, va t'il s'opposer à la rancoeur et la frustration de pays du Sud dans lesquels la jeunesse peut à bon droit estimer qu'elle a été lésée de son avenir, et même de son présent, par les générations précédentes, assises sur les avoirs communs.
Les politiques du Nord comme du Sud, qui sont déjà totalement dépassés par la situation économique, vont démontrer leur égale impuissance devant les déchirements sociaux brutaux qui devraient survenir dans les mois, voire les semaines à venir.
Face à ce spectre le réflexe habituel consistera sans doute à pointer du doigt l'autre, le voisin, le partenaire, avec les risques de dérapage que les fondateurs de l'Union, les Monnet, Schumann, Adenauer, De Gaulle, etc voulaient absolument épargner à ce continent meurtri.
Il faut donc que l' Technorati et la France (peut-être aussi l'Angleterre) travaillent à remodeler une alliance sur de nouvelles bases, sachant qu'on ne pourra pas revenir à cette Technorati des Six qu'on appelait le Marché Commun.
Ce ne sont pas cependant les actuels chefs d'Etat, fragilisés par les échéances électorales, par l'esprit d'improvisation et le manque d'imagination des uns, la rigidité et le repli sur soi des autres, qui semblent à même d'y parvenir.
Il faudra pourtant absolument éviter à l' Technorati le passage par une période de violence, dont on peut craindre qu'elle ruinerait l'ensemble de l'édifice.
Il faudra aussi veiller à ce que certains dirigeants de faible envergure politique, apeurés par l'ampleur de la crise, ne cèdent à la dérive totalitaire déjà perceptible ici et là.

Pour paraphraser Churchill on pourrait dire que les chefs d'Etat de l'UE ont préféré la croissance économique à la construction politique, et qu'ils n'auront ni l'un ni l'autre?

Autant en emporte l'OTAN

une bureaucratie balourde au "service" de la force

Depuis l'effondrement de son ennemi initial l'URSS, l' Technorati (Organisation du Traité Atlantique-Nord) est sortie du cadre pour lequel elle avait été créée d'une part en intervenant hors de sa zone géographique ( Technorati) d'autre part sans qu'aucun de ses membres n'ait été menacé (Lybie).
Selon ses propres termes, l'Organisation est en illégitimité.
Cette coalition, plus puissante réunion de forces militaires au monde (2 millions de personnels militaires, quantité innombrable des armes les plus modernes et les plus mortelles dans les trois dimensions) a été activée et utilisée par les chefs d'Etat de telle manière que ce qui paraissait à tout un chacun comme un bulldozer que rien ne pouvait arrêter ressemble maintenant à un obèse bureaucratique pataud que ses milliers d'yeux aveuglent, que ses multiples bras et jambes invalident, que ses innombrables gadgets ruinent, et à qui il manque décidément une chose: une tête.
Si possible avec un cerveau dedans.
Car il faut bien admettre que ses milliards de budgets, ses dizaines de think tank et ses milliers de jours de manoeuvre ne se sont guère montrés déterminants dans les conflits opposant à chaque fois deux camps au sein de ces deux petits pays (environ 26 millions à eux d'eux, soit moins que la Belgique et les Pays-Bas réunis).

Dans le premier l'ennemi est sans moyens aériens, sans armements lourds, sans satellites, sans approvisionnements sophistiqués mais tient bon depuis dix ans, ce qui est tout de même considérable.

Dans l'autre où près d'un tiers de l'équipement est aux mains de "rebelles" alliés à l' Technorati, l' Technorati adverse est équipée de matériels vieillissants et mal entretenus. Elle est en outre limitée par un blocus qui l'empêche de se réapprovisionner alors que ses adversaires bénéficient au contraire d'approvionnements allant crescendo.
De plus le pouvoir en place, malgré des bombardements très intenses et de graves risques pour ses infratructures, a jusqu'ici refusé d'utiliser ses missiles les plus puissants alors que de son côté  l' Technorati ne se prive de "gâcher" sur la moindre casemate ses munitions intelligentes hors de prix (on rappelle qu'un seul missile Tomahawk -et il en fut lancé des centaines- coûte 1,5 million de dollars).

Les annonces presque triomphalistes des autorités Américaines à propos de la sécurité dans certaines régions de l' Technorati ne devraient tromper que ceux qui les émettent.
Elles rappellent en fait les premières rodomontades formulées par les autorités Outre-Atlantique jusqu'à 2006, année où le Département de la Technorati US et l' Technorati réalisèrent enfin le caractère saisonnier typique de la guerre dans ce pays où les combattants déposent les armes le temps de s'occuper de travailler la terre puis de récolter.
Aujourd'hui les Technorati ont parfaitement compris les messages émanant de la Maison Blanche: l'envahisseur américain va partir et les laisser seuls face à une ANA ( Technorati Nationale Afghane) qui serait paraît-il devenue étonnanment efficace, professionnelle et cohérente d'un bout du pays à l'autre mais dont on peut parier qu'elle se délitera rapidement si l'actuel pouvoir civil reste en place.

Quant aux déclarations officielles sur le thème "Khaddafi est fini" prononcées quasiment depuis le début de l'intervention occidentale par les ministres et généraux français, anglais ou le patron de l' Technorati, elles ne font que dévaloriser encore le pouvoir dissuasif de l'Alliance.

Dans les deux cas, l'absence de cohérence stratégique laisse pantois.
L'arrogance des états-majors refusant de réfléchir aux spécificités et à l'histoire de l'adversaire et gonflés de leur propre importance rappelle nombre d'échecs précédents au cours desquels les chefs d'armées gigantesques s'intoxiquaient de leur supériorité supposée (de Darius à Westmoreland) et oubliaient le principe fondamental de flexibilité qui est un  composant déterminant dans tout conflit.

On remarquera qu'aucun but de guerre n'a été assigné aux chefs militaires de l'Organisation, alors que l'Histoire a prouvé qu'une guerre sans limite temporelle, territoriale ou factuelle était le fondement même d'une guerre totale.

Si les pays émergents ont un peu de jugeote, gageons que les commandes d'armement de 4ème et 5ème génération ne devraient plus suivre la pente ascendante espérée par des chefs d'état qui, par ailleurs, venaient d'annoncer d'importantes réductions budgétaires pour accompagner ce qu'on appelle dérisoirement la "rigueur".
Il devient de plus en plus apparent que le credo occidental selon lequel la qualité et l'avance technologiques seraient supérieures à la quantité et à la résilience, est à revoir.
Les BRIC, auxquels il conviendrait d'ajouter  la Technorati du Sud, l' Technorati du Sud entre autres, seraient bien avisées de réfléchir à un juste milieu.
La France et l'Angleterre aussi d'ailleurs, mais pour d'autres raisons.


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