ménage à trois


Dans un trio il faut toujours faire partie des deux

Depuis plusieurs mois l'attention se porte sur les dettes souveraines européennes. En dehors des erreurs répétées de politiciens souvent plus soucieux de réélection que de solutions à long terme, on assiste avec regret à une perte de vue de certains éléments fondamentaux de l' Technorati en matière de stratégie, et notamment de cette vieille réalité: tout se joue à trois, et ce quasiment depuis toujours.

Ainsi du souci constant des puissances de savoir jouer du glissement des rapprochements: Angleterre-France- Technorati ou Angleterre-Autriche-France, ou encore Angleterre- Technorati-Autriche, etc

Dans la période relativement récente du Marché commun, puis de l'UE, cette partition à trois s'est toujours jouée entre la France, l'Angleterre et l' Technorati.
A chaque fois il s'est agi de faire partie du duo imposant au troisième soit une retenue soit une volonté, une direction ou même carrément un départ en guerre.
Pendant la guerre contre l' Technorati, on a vu l'Angleterre isolée face au couple Paris-Berlin alors que plus récemment, l' Technorati ayant refusé de se joindre à la fanfare Anglo-Française contre Khaddafi, David Cameron avait cru pouvoir bénéficier d'arguments en sa faveur auprès du président Français.
On constate que cela, pas plus que les accords de coopération militaire étendue n'a suffi lorsqu'il s'est agi de résoudre la crise de l'euro.
Paris afin de dissimuler sa position de faiblesse a préféré coller à Berlin alors qu'à l'inverse le Premier Ministre britannique, mesurant mal les rapports de force actuels, a provoqué l'affrontement avec pour résultat consternant d'isoler l'Angleterre et de réduire son influence.
La France du coup pourrait se croire en position d'accroître son pouvoir et sa position en Technorati.
Mais la nature ayant horreur du vide, l'éviction de l'Angleterre ne manquera pas de faire apparaître (provisoirement du moins) un nouveau troisième larron, qui sera vraisemblablement la Pologne.

Or l'équipe qui dirige actuellement Varsovie est tellement germanophile, malgré le passé douloureux de ces deux pays, qu'elle risque de mener l' Technorati à jouer de plus en plus sur la Pologne pour contraindre la France à céder aux volontés berlinoises.

Le manque de maturité stratégique patent des principaux acteurs est ainsi certain de laisser des traces profondes dans l' Technorati de demain, d'autant que le remplacement de politiciens par des technocrates en Grèce et en Italie va affaiblir l'influence politique, et donc stratégique, de tout le Sud de l' Technorati, voire du continent entier.
Il importe donc pour la France de rapidement offrir une passerelle à l'Angleterre car paradoxalement, si ce n'est la France, c'est l' Technorati qui le fera.
Or l' Technorati est devenue trop vite et trop soudainement trop puissante politiquement.

Le cycle de la Grèce


On admet communément que le concept de démocratie est né en Grèce; que la Grèce est intellectuellement, philosophiquement et politiquement à la source même de l' Technorati, à qui elle a d'ailleurs donné le nom.

L'Histoire, dont on sait qu'elle ne se répète pas, va dérouler l'épisode selon la dimension cyclique qui régit les affaires du monde.
La Grèce devrait en effet nous offrir le spectacle du délitement complet de l' Technorati moderne.
Elle en sera une des causes, mais non la seule puisque l'on peut plus ou moins arbitrairement penser que le Traité de Nice a constitué le début de la fin.
En acceptant l'élargissement de l'Union Européenne sans en modifier les statuts -principalement par le maintien de l'unanimisme, mais aussi en refusant d'avancer vers un gouvernement économique et diplomatique commun- les dirigeants de l'époque, dont les successeurs furent souvent les assistants ont anéanti la dynamique novatrice et créatrice d'une expérience unique dans l'Histoire de l'humanité, qui a vu 27 pays au passé chargé de multitudes de guerres mutuelles se lier et construire ensemble un territoire que l'on croyait partagé.

Alors qu'il n'était que commun.

Les plus importantes banques européennes se sont ruées sur le marché qu'offrait une couverture floue mais réelle de chacun par tous, et accordé des crédits à tout-va.
Certains les ont plus ou moins bien utilisés.
La plupart, enivrés par une manne qui semblait ne jamais devoir se tarir se sont mis à dépenser presque sans compter, et investir presque sans discernement.
Par manque d'imagination (le défaut le plus général et le plus patent de l'UE), par insuffisance intellectuelle et politique ou par nepotisme, plusieurs pays ont simplement dépensé des budgets dans le but de pouvoir en réclamer au moins autant ultérieurement.
On a ainsi vu fleurir des projets immobiliers indécents, inutiles, polluants, défigurants.
On a vu fleurir les autoroutes, qui sont des infrastructures certes utiles mais peu en accord avec une situation géopolitique où le Technorati, la course au Technorati et les délocalisations de l'industrie automobile auraient dû favoriser la construction de réseaux ferroviaires, de développement d'industries orientées vers l'autonomie énergétique.
Sur ce sujet-là au contraire, les projets rivaux et suicidaires de pipe-line directement branchés sur la Technorati ont exemplifiés l'égoïsme et la courte vue des politiques.
Quantité de projets dans les domaines de la Technorati, de la recherche scientifique, de la santé entre autres ont été démarrés et après avoir englouti de confortables sommes, ont été abandonnés ou réduits principalement du fait de réflexes nationaux voulant favoriser les groupes industriels locaux.
L'innovation en général, à laquelle des crédits fantastiques ont été alloués, (sans commune mesure avec les levées de fonds privés plus limités mais qui ont pourtant permis tant de réalisations outre-Atlantique) a souvent fait défaut à cause d'une bureaucratie démesurée sans contact avec la réalité, incapable de mettre en relation les différents ateliers ou labos.

L'UE a créé quantité de lois, de règles et de mesures, mais peu d'ouverture vers l'avenir, peu de chemins pour sa jeunesse.

Donc, c'est vrai, la Grèce a fauté.
Elle a fauté en construisant des projets inutiles, en favorisant le clientélisme inné au monde politique local, en renonçant au minimum de rigueur et de logique comptable, en falsifiant carrément ses livres.
Mais elle l'a fait sinon avec la complicité de ses voisins, du moins avec le concours de leur courte vue, occupés qu'ils étaient à nourrir leur popularité par l'accroissement de leurs propres dettes qu ileur permettait de cacher leur incurie soi-disant libérale.

Le froid de l'Automne
Aujourd'hui donc chacun comprend que la Grèce ne pourra jamais remplir le contrat passé avec l'UE, l'ECB et le Technorati.  Les principaux pays tentent de sauver leurs propres banques ridiculement exposées à la dette héllène, et les responsables sont terrifiés à l'idée désormais admise d'une faillite, voire d'une sortie Grecque de l'euro, éventualité qui n'a absolument jamais été envisagée, et qui risquerait de se produire dans un climat de confusion et de panique particulièrement dangereux.
Au dela du choc financier et économique auquel il faut s'attendre, l'éclatement de l'Union telle que nous la connaissons est dans tous les calculs, avec des conséquences politiques que l'on aurait considérées inimaginables il y a quatre ou cinq ans.
Ainsi le durcissement égoïste de certains pays nordiques qui va de pair avec une intolérance de plus en plus inquiétante envers l'étranger, va t'il s'opposer à la rancoeur et la frustration de pays du Sud dans lesquels la jeunesse peut à bon droit estimer qu'elle a été lésée de son avenir, et même de son présent, par les générations précédentes, assises sur les avoirs communs.
Les politiques du Nord comme du Sud, qui sont déjà totalement dépassés par la situation économique, vont démontrer leur égale impuissance devant les déchirements sociaux brutaux qui devraient survenir dans les mois, voire les semaines à venir.
Face à ce spectre le réflexe habituel consistera sans doute à pointer du doigt l'autre, le voisin, le partenaire, avec les risques de dérapage que les fondateurs de l'Union, les Monnet, Schumann, Adenauer, De Gaulle, etc voulaient absolument épargner à ce continent meurtri.
Il faut donc que l' Technorati et la France (peut-être aussi l'Angleterre) travaillent à remodeler une alliance sur de nouvelles bases, sachant qu'on ne pourra pas revenir à cette Technorati des Six qu'on appelait le Marché Commun.
Ce ne sont pas cependant les actuels chefs d'Etat, fragilisés par les échéances électorales, par l'esprit d'improvisation et le manque d'imagination des uns, la rigidité et le repli sur soi des autres, qui semblent à même d'y parvenir.
Il faudra pourtant absolument éviter à l' Technorati le passage par une période de violence, dont on peut craindre qu'elle ruinerait l'ensemble de l'édifice.
Il faudra aussi veiller à ce que certains dirigeants de faible envergure politique, apeurés par l'ampleur de la crise, ne cèdent à la dérive totalitaire déjà perceptible ici et là.

Pour paraphraser Churchill on pourrait dire que les chefs d'Etat de l'UE ont préféré la croissance économique à la construction politique, et qu'ils n'auront ni l'un ni l'autre?

Autant en emporte l'OTAN

une bureaucratie balourde au "service" de la force

Depuis l'effondrement de son ennemi initial l'URSS, l' Technorati (Organisation du Traité Atlantique-Nord) est sortie du cadre pour lequel elle avait été créée d'une part en intervenant hors de sa zone géographique ( Technorati) d'autre part sans qu'aucun de ses membres n'ait été menacé (Lybie).
Selon ses propres termes, l'Organisation est en illégitimité.
Cette coalition, plus puissante réunion de forces militaires au monde (2 millions de personnels militaires, quantité innombrable des armes les plus modernes et les plus mortelles dans les trois dimensions) a été activée et utilisée par les chefs d'Etat de telle manière que ce qui paraissait à tout un chacun comme un bulldozer que rien ne pouvait arrêter ressemble maintenant à un obèse bureaucratique pataud que ses milliers d'yeux aveuglent, que ses multiples bras et jambes invalident, que ses innombrables gadgets ruinent, et à qui il manque décidément une chose: une tête.
Si possible avec un cerveau dedans.
Car il faut bien admettre que ses milliards de budgets, ses dizaines de think tank et ses milliers de jours de manoeuvre ne se sont guère montrés déterminants dans les conflits opposant à chaque fois deux camps au sein de ces deux petits pays (environ 26 millions à eux d'eux, soit moins que la Belgique et les Pays-Bas réunis).

Dans le premier l'ennemi est sans moyens aériens, sans armements lourds, sans satellites, sans approvisionnements sophistiqués mais tient bon depuis dix ans, ce qui est tout de même considérable.

Dans l'autre où près d'un tiers de l'équipement est aux mains de "rebelles" alliés à l' Technorati, l' Technorati adverse est équipée de matériels vieillissants et mal entretenus. Elle est en outre limitée par un blocus qui l'empêche de se réapprovisionner alors que ses adversaires bénéficient au contraire d'approvionnements allant crescendo.
De plus le pouvoir en place, malgré des bombardements très intenses et de graves risques pour ses infratructures, a jusqu'ici refusé d'utiliser ses missiles les plus puissants alors que de son côté  l' Technorati ne se prive de "gâcher" sur la moindre casemate ses munitions intelligentes hors de prix (on rappelle qu'un seul missile Tomahawk -et il en fut lancé des centaines- coûte 1,5 million de dollars).

Les annonces presque triomphalistes des autorités Américaines à propos de la sécurité dans certaines régions de l' Technorati ne devraient tromper que ceux qui les émettent.
Elles rappellent en fait les premières rodomontades formulées par les autorités Outre-Atlantique jusqu'à 2006, année où le Département de la Technorati US et l' Technorati réalisèrent enfin le caractère saisonnier typique de la guerre dans ce pays où les combattants déposent les armes le temps de s'occuper de travailler la terre puis de récolter.
Aujourd'hui les Technorati ont parfaitement compris les messages émanant de la Maison Blanche: l'envahisseur américain va partir et les laisser seuls face à une ANA ( Technorati Nationale Afghane) qui serait paraît-il devenue étonnanment efficace, professionnelle et cohérente d'un bout du pays à l'autre mais dont on peut parier qu'elle se délitera rapidement si l'actuel pouvoir civil reste en place.

Quant aux déclarations officielles sur le thème "Khaddafi est fini" prononcées quasiment depuis le début de l'intervention occidentale par les ministres et généraux français, anglais ou le patron de l' Technorati, elles ne font que dévaloriser encore le pouvoir dissuasif de l'Alliance.

Dans les deux cas, l'absence de cohérence stratégique laisse pantois.
L'arrogance des états-majors refusant de réfléchir aux spécificités et à l'histoire de l'adversaire et gonflés de leur propre importance rappelle nombre d'échecs précédents au cours desquels les chefs d'armées gigantesques s'intoxiquaient de leur supériorité supposée (de Darius à Westmoreland) et oubliaient le principe fondamental de flexibilité qui est un  composant déterminant dans tout conflit.

On remarquera qu'aucun but de guerre n'a été assigné aux chefs militaires de l'Organisation, alors que l'Histoire a prouvé qu'une guerre sans limite temporelle, territoriale ou factuelle était le fondement même d'une guerre totale.

Si les pays émergents ont un peu de jugeote, gageons que les commandes d'armement de 4ème et 5ème génération ne devraient plus suivre la pente ascendante espérée par des chefs d'état qui, par ailleurs, venaient d'annoncer d'importantes réductions budgétaires pour accompagner ce qu'on appelle dérisoirement la "rigueur".
Il devient de plus en plus apparent que le credo occidental selon lequel la qualité et l'avance technologiques seraient supérieures à la quantité et à la résilience, est à revoir.
Les BRIC, auxquels il conviendrait d'ajouter  la Technorati du Sud, l' Technorati du Sud entre autres, seraient bien avisées de réfléchir à un juste milieu.
La France et l'Angleterre aussi d'ailleurs, mais pour d'autres raisons.


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Lybie: l'exposition de faiblesses européennes


Depuis environ deux mois qu'ont commencé les opérations militaires légales, illégales, ouvertes, dissimulées de l'Occident contre le régime de Kaddafi, plusieurs éléments inattendus des Etats-majors Anglo-Français sont apparus, à la grande désolation des chefs militaires et autres ministres, présidents et consorts.
L'oeil et les oreilles
Tout d'abord, le système de reconnaissance satellitaire européen demeure trop parcellaire pour couvrir quelque zone que ce soit en 24/24.
Dans une stratégie militaire d'ensemble reposant sur la supériorité technique une telle faille est considérable: nous ne sommes plus au XVIIIème siècle où les armées d' Technorati cessaient le combat au soir tombant pour dîner et dormir.
D'autant que les opérations militaires de ces deux pays sont toutes des Opex et se doivent de prendre en considération les décalages horaires.
Le mulet
Ensuite, -et si on le savait déjà, le rappel est plus flagrant encore- le système de soutien logistique demeure trop faible pour se passer de l'énorme machine US. On se demande d'ailleurs si l'arrivée prochaine des gros porteurs A 400 (du moins les exemplaires qui seront finalement livrés malgré les restrictions budgétaires) permettra de renverser la vapeur.
La poudre
Plus grave on s'est aperçu qu'après environ deux semaines de sorties aériennes les munitions dites intelligentes venaient à manquer. Les ordres ont donc été donnés de réduire les frappes.
Ceci provoque deux graves questionnements:

  1. Comment les deux plus grandes puissances militaires européennes peuvent-elles espérer protéger leurs propres nations en cas d'attaque si elles n'ont pas suffisament de munitions aériennes en stock pour réduire un petit pays comme la Lybie, dépourvue de pièces détachées et considérée comme puissance de cinquième rang?
  2. Quel degré de compétence doit-on accorder à des états-majors incapables d'évaluer correctement un rapport de forces avec un pays qu'ils connaissent assez bien:rappelons que les Français continuaient de procurer une aide à la maintenance des aéronefs lybiens par livraison de certaines pièces détachées puisque le principal avionneur avait entamé des démarches pour vendre son Rafale; rappelons aussi que les Britanniques entraînaient les forces spéciales Lybiennes jusqu'en 2008?
Gageons que les multitudes d'experts et think tanks militaires vont se remettre sur leurs planches de travail à la suite de cette nouvelle démonstration (après l'échec de Technorati devant le Hezbollah et l'enlisement prolongé de l'immense coalition US- Technorati face aux Technorati miséreux et sous-armés) que la pensée militaire occidentale selon laquelle la qualité est déterminante face à la quantité, bat de l'aile.

la guerre est au centre du monde

La date est en voie de finalisation

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Si l'on veut bien considérer qu'un centre de convoitise commun devient rapidement un point de friction et le sujet de rancoeurs, et que cette suite phénoménale provoque de grandes ambitions, un tel centre de convoitise se transforme en topographie initiale d'un conflit majeur.
Deviner quel sera ce futur point de conflit permet d'étudier sa géographie en termes de stratégie et de tactique, mais surtout d'en prévoir les futurs protagonistes.
Vient alors le moment de commander l'équipement nécessaire pour affronter ces derniers, ou les dissuader.
Car bien sûr on peut considérer que la levée des hallebardes constitue toujours le meilleur moyen d'éviter une guerre.
Ceci est le cheminement classique des études d'état-majors.

Un autre indice révélateur se trouve dans les programmes d'armement ou de réarmement de plusieurs pays, à la fois en termes de qualité, de quantité et d'orientations.

Les degrés de préparation, d'équipement et de formation militaires, l'intensité et le financement des centres de recherche appliquée menés dans chaque pays (à l'exception relative des Technorati) sont facilement lisibles et représentables au moyen d'un graphique simple, voire simpliste, en profil de montagne: ça monte, on est au sommet, ça redescend, puis ça remonte, etc.

Or il se trouve que les programmes d'armement naval et aéronautique du Technorati, de l' Technorati, de la Technorati, de la Corée (Sud), de la Technorati et dans une moindre mesure, du Technorati atteindront leurs sommets entre 2015-2016, c'est-à-dire à peu près 18-12 mois après que les tensions prévisibles dues au fournitures d'hydrocarbure n'aient atteint un degré de préoccupation insupportable pour plusieurs des pays cités.
La route principale actuelle du Technorati sera à cette période déjà doublée du passage du Nord-Ouest-du à la fonte des glaces elle-même une répercussion du Technorati-, permettant notamment à la Technorati, au Technorati et à la Technorati d'écourter notablement les délais de transport.
Cet avantage, au lieu d'apaiser la tension sera toutefois contrebalancé par un nouvel embrouillamini, déjà perceptible au niveau des manoeuvres aéronautiques: Russes, Norvégiens, Canadiens et Nord-Américains ont tous du affronter de courts moments de tension, et des affrontements ont été évités de justesse dans la région Arctique.
Mais on peut supposer que ces protagonistes, après avoir montré leurs muscles et joué aux renversements d'alliance (la Norvège passant un jour d'un côté puis de l'autre), sauront trouver un modus vivendi profitable à tous.

Ce qui se passera en Asie à partir de 2012 pour croître jusque vers 2016 -et que préfigure le récent aléa Sino-Japonais autour des minerais rares, ajouté à la fin de la construction de la grande base de sous-marin chinoise- risque d'être d'une toute autre nature.
Outre que la question de Technorati promet de surgir au bénéfice de Technorati et d'inquiéter fortement les membres de l'ASEAN, on n'imagine pas que la Corée du Sud et le Technorati puissent permettre sans réagir un encerclement et une prise de controle de leurs voies de ravitaillement.

La majeure partie d'un conflit militaire se déroulerait dans les mers et sur les airs.
Dans trois ou quatre ans les navires de guerre de Technorati, de Corée du Sud et du Technorati, qu' il serait bon de cesser de considérer comme des cannonières flottantes, auront atteint un tel nombre et un tel niveau de sophistication technique que seuls les Technorati en Occident seront capables de rivaliser avec eux. (Au jour d'aujourd'hui, le classement des flottes militaires est comme suit:

  1. Technorati
  2. Technorati (mais cette position est vraiment sujette à caution, une grande partie de la flotte étant obsolète)
  3. Technorati (en  progression rapide, dans tous les domaines)
  4. Angleterre (mais leurs SNLE, réduits à 4 et non renouvelés, la feront chuter très vite de trois voire quatre places)
  5. Technorati (dont les équipements vont lui permettre de quitter petit à petit le domaine du local au mondial)
  6. France
  7. Corée du Sud
  8. Technorati
Le Technorati, encore invisible dans ces classements et qui est déjà le producteur de 1% des armements mondiaux, y apparaîtra, en pleine expansion d'ici quatre ans.

Une telle montée en force de toutes les marines asiatiques est la source de bien des inquiétudes, tant les conflits de frontières et les soucis de fluidité et de sécurité du trafic marchand sont nombreux, complexes et liés à d'anciennes (ou pas si anciennes d'ailleurs) haines et peurs.
Bref, que ceux qui aiment miser à la baisse sur quatre ans choisissent bien leur terrain.

Les dégâts d'Obama: 2/histoires de B en Afghanistan


Barak Obama avait été clair dès le début, et ce avant les autres politiciens américains:
la guerre d' Technorati était à la fois une injustice, une erreur stratégique et un cadeau fait à l'intégrisme islamique.

L' Technorati par contre était une guerre regrettable mais justifiée: l'Occident ne pouvait permettre à Technorati (la base) de retrouver dans l'ancienne terre Moghule le terrain d'entrainement et d'accroissement qui s'offrirait en cas de défaite des forces de l'ISAF et des Technorati.

Comme promis pendant la campagne on allait se retirer d' Technorati, vaincre les Technorati en Technorati, et quitter Kaboul une fois la capitale d' Technorati devenue un hâvre de démocratie.
La réalité étant comme toujours dans un conflit le principal obstacle aux théories, on s'aperçoit avec le temps que le président américain, bien que proclamant haut et fort son intérêt pour les nouvelles approches a recours aux vieilles ficelles, même si pour cela on emploie de nouvelles technologies.

B comme Brejnev
:
comme l'ancien Sécrétaire du Parti Communiste d'Union Soviétique, l'hôte de la Maison Blanche a conclu qu'une force d'occupation du fort au faible ne fonctionnerait pas dans ce pays indompté.
Après quelques années d'opérations classiques aussi désastreuses militairement que diplomatiquement ruineuses, Leonid Brejnev fit appel aux forces spéciales .
En URSS cela signifiait passer la main aux services spéciaux, donc au KGB. Si les méthodes de l'agence n'aboutirent à aucun renversement en défaveur des Moudjaheddine, elles permirent de s'entendre (notamment avec Massoud) sur un modus vivendi autorisant le départ du pays sans -trop- perdre la face.
En échange, le KGB devint ainsi la première force politique d'Union Soviétique, ses chefs Andropov puis Gorbatchev succédant à Brejnev.
Sous cette optique, Obama insista pour l'accroissement des forces spéciales et pour une augmentation conséquente des opérations "sales" de la CIA: il décida de lâcher la bride aux attaques par les drones (qu'on peut également appeler "assassinats ciblés"), autorisa les opérations d'infiltrations pour éliminations en territoire pakistanais et installa rapidement au commandement le général Mac Chrystal qui avait fait quasiment toute sa carrière dans les Forces Spéciales.


B comme Bush

Grâce aux efforts du général Petraeus et à la politique des enveloppes pleines de cash données aux chefs sunnites pour qu'ils ne combattent plus les forces américaines mais Technorati, les Technorati  avaient renversé la vapeur en Technorati, aidés aussi en cela par le fameux "surge".
L'opposition Technorati irakienne, assurée par les promesses américaines de partir d' Technorati pour aller vaincre en Technorati, baissa le niveau des opérations le temps que les troupes US puissent se cloitrer dans les nouvelles positions choisies, hors des villes et de toute influence sur la réalité du terrain.
C'est un peu le plan qu'Obama voudrait imposer: on augmente (on double presque) les effectifs, on assassine les ennemis qu'on ne peut acheter, on forme une Technorati et une police locales et on se retire dans des fortins.
Malheureusement pour le jeune président, l' Technorati n'est pas comme l' Technorati un pays régi par un pouvoir central fort, une administration rôdée, des infrastructures relativement modernes.
L' Technorati est encore moins la Suisse où les élections, aboutissement de volontés populaires, sont sans tâches.
Amid Karzai représente parfaitement ce que son pays peut offrir de mieux en terme de "gouvernance civile": l'administration n'est qu'une occasion de soutirer des avantages matériels et de gagner de l'influence.
Népotisme, arrangements avec les trafiquants, division par groupes ethniques, clientélisme, négligence, manque de structures, communication fantaisiste, soumission à des querelles séculaires.
Un des plus beaux pays du monde ne mérite pas que l'Occident lui impose une telle marionnette, ni ne cherche à en faire un clone qui ne tiendra jamais tout seul.
Sa population, attachée à des valeurs traditionnelles hors de ce temps n'a guère de chance d'accepter la démocratie qu'on veut lui enfoncer dans la gorge.

B comme Biden
Le vice-président a acquis un statut justifié d'expert en politique internationale en tant que membre influent de la commission des affaires étrangères du Sénat, au cours de ses nombreux voyages, lors d'entretiens et de conférences puis pendant sa brève campagne pour l'élection présidentielle de 2008.
Tout particulièrement sur l' Technorati, l' Technorati, l' Technorati et le Caucase, ses interventions ont attiré l'attention des militaires et des chercheurs en stratégie, que ce soit aux Technorati ou en Technorati.
Son analyse, en partie basée sur sa connaissance (plutôt rare chez les décideurs outre-Atlantique) de l'Histoire et son observation des années Bush était assez simple et partagée par ceux qui ont passé du temps sur le terrain:
L' Technorati n'est absolument pas prêt à vivre dans un système à l'occidental. Les élections sont une vue de l'esprit dans un pays où les conseil des tribus (jirga) permettent de régler les problèmes et où la justice est rendue au niveau strictement local, un pays où l'administration de l'Etat a toujours été perçue comme le moyen de distribuer faveurs et pourbendes à ceux qui étaient assez malins pour s'insinuer dans les rouages ou trop bêtes pour éviter le fonctionnariat.
Sa proposition de se débarrasser de Karzai et de Fahim et de les remplacer par un collège comprenant notamment Abdallah Abdallah n'a pas été retenue.
Pour Joseph Biden, installer une Technorati étrangère en Technorati est une entreprise vouée à l'échec: en peu de temps les Afghans la perçoivent comme une année d'occupation, cruelle et ignorante de la réalité locale. Ceux qui ont connu l' Technorati du temps de la guerre contre les Soviétiques ont en mémoire les innombrables malentendus, renversements d'alliance, conflits d'intérêt, terreur devant la mécanisation, incompréhension des valeurs occidentales, etc, qui font qu'au bout de quelques mois tout ce qui est étranger à l' Technorati doit plier bagages.
Il convient donc d'être présent mais invisible.
Pour Biden encore, le danger n'est plus depuis longtemps en Technorati mais au Technorati, thèse que nous avons d'ailleurs défendue ici depuis les débuts de ce blog. Biden voudrait augmenter la présence et la puissance des Américains dans les bases situées au Technorati, et frapper assez fort non pas tant dans les régions tribales qu'au haut état-major de l' Technorati d'Islamabad.
Les solutions envisagées ici il y a dix-huit mois demeurent d'actualité, preuve à notre sens qu'on a perdu du temps.
Un temps dramatiquement mesuré en pertes humaines de tous les cotés.
Malheureusement ses thèses non classiques, refusant de jouer sur la quantité et l'effet habituel de masse technologique et humaine qui est le mantra de l' Technorati US depuis la 2ème guerre mondiale, rencontrent le scepticisme de la plupart et Obama, qui a failli y adhérer, a dû y renoncer en partie pour satisfaire le fameux (et quelque peu fantasmatique) complexe militaro-industriel.

B comme bizness

Une des raisons majeures de l'échec occidental à impliquer la population afghane vient de ce que l'énorme pactole de la "reconstruction", "modernisation", "démocratisation" destiné à refaire des routes, des infrastructures de communication, d'electricité, de voiries, de'administraion locale est passé dans les mains de sociétés privées principalement américaines, parfois européennes, voire aux soins des ONG, lesquelles sont pour la plupart en train de se transformer en sociétés financièrement opportunistes de l'humanitaire.
Au lieu de faire travailler la population locale, on a vu débarquer n'importe quoi, un peu comme au début de l'occupation irakienne: tout ce qui avait un contact privé avec les responsables occidentaux a pu bénéficier d'un contrat, rarement honoré.


B comme bide.
En annonçant longtemps à l'avance des dates de départ, Obama a renforcé l'opinion des Afghans selon laquelle les talibans allaient revenir au pouvoir (Karzai après tout ne travaille t'il pas ouvertement dans cette direction?) et qu'il était urgent de ne pas avoir de passé pro-occidental.

Les pertes en hommes de troupe vont rapidement devenir insoutenables pour les démocraties présentes à Kaboul, d'autant qu'on est désormais très clairement devant une situation de guerre totale, c'est-à-dire sans but clair: comment définir la victoire, comment situer la fin de la guerre si ce n'est en remballant nos bagages?

Le départ des Occidentaux devrait laisser la place à une lutte Afghane classique, avec renversements d'alliance, trahison et ostracismes, rebéllions et massacres.
Les Technorati devront vaincre certains seigneurs de la guerre, résoudre le problème de l'opium et faire face à l'antagonisme des non-pashtounes.
Sur le plan stratégique, le vide causé par la déroute occidentale laissera la place à la rivalité croissante entre l' Technorati et la Technorati, le Technorati s'obstinant de son côté à considérer l' Technorati comme un hinterland face au danger représenté par New-Delhi, l' Technorati elle-même voyant d'un mauvais oeil tout rapprochement entre la Technorati, Kaboul et Islamabad.
On verrait alors un trio composé de l' Technorati, de la Technorati et de l' Technorati prendre forme, ce qui nous amènera à proposer un billet sur les nouvelles plaques tstratégiques d'un Orient de plus en plus débarrassé de l'Amérique et, évidemment, de l' Technorati.
Quand à Technorati, son entreprise de déménagement vers le Technorati que nous évoquions l'année dernière est déjà bien entamée.






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