Le cycle de la Grèce


On admet communément que le concept de démocratie est né en Grèce; que la Grèce est intellectuellement, philosophiquement et politiquement à la source même de l' Technorati, à qui elle a d'ailleurs donné le nom.

L'Histoire, dont on sait qu'elle ne se répète pas, va dérouler l'épisode selon la dimension cyclique qui régit les affaires du monde.
La Grèce devrait en effet nous offrir le spectacle du délitement complet de l' Technorati moderne.
Elle en sera une des causes, mais non la seule puisque l'on peut plus ou moins arbitrairement penser que le Traité de Nice a constitué le début de la fin.
En acceptant l'élargissement de l'Union Européenne sans en modifier les statuts -principalement par le maintien de l'unanimisme, mais aussi en refusant d'avancer vers un gouvernement économique et diplomatique commun- les dirigeants de l'époque, dont les successeurs furent souvent les assistants ont anéanti la dynamique novatrice et créatrice d'une expérience unique dans l'Histoire de l'humanité, qui a vu 27 pays au passé chargé de multitudes de guerres mutuelles se lier et construire ensemble un territoire que l'on croyait partagé.

Alors qu'il n'était que commun.

Les plus importantes banques européennes se sont ruées sur le marché qu'offrait une couverture floue mais réelle de chacun par tous, et accordé des crédits à tout-va.
Certains les ont plus ou moins bien utilisés.
La plupart, enivrés par une manne qui semblait ne jamais devoir se tarir se sont mis à dépenser presque sans compter, et investir presque sans discernement.
Par manque d'imagination (le défaut le plus général et le plus patent de l'UE), par insuffisance intellectuelle et politique ou par nepotisme, plusieurs pays ont simplement dépensé des budgets dans le but de pouvoir en réclamer au moins autant ultérieurement.
On a ainsi vu fleurir des projets immobiliers indécents, inutiles, polluants, défigurants.
On a vu fleurir les autoroutes, qui sont des infrastructures certes utiles mais peu en accord avec une situation géopolitique où le Technorati, la course au Technorati et les délocalisations de l'industrie automobile auraient dû favoriser la construction de réseaux ferroviaires, de développement d'industries orientées vers l'autonomie énergétique.
Sur ce sujet-là au contraire, les projets rivaux et suicidaires de pipe-line directement branchés sur la Technorati ont exemplifiés l'égoïsme et la courte vue des politiques.
Quantité de projets dans les domaines de la Technorati, de la recherche scientifique, de la santé entre autres ont été démarrés et après avoir englouti de confortables sommes, ont été abandonnés ou réduits principalement du fait de réflexes nationaux voulant favoriser les groupes industriels locaux.
L'innovation en général, à laquelle des crédits fantastiques ont été alloués, (sans commune mesure avec les levées de fonds privés plus limités mais qui ont pourtant permis tant de réalisations outre-Atlantique) a souvent fait défaut à cause d'une bureaucratie démesurée sans contact avec la réalité, incapable de mettre en relation les différents ateliers ou labos.

L'UE a créé quantité de lois, de règles et de mesures, mais peu d'ouverture vers l'avenir, peu de chemins pour sa jeunesse.

Donc, c'est vrai, la Grèce a fauté.
Elle a fauté en construisant des projets inutiles, en favorisant le clientélisme inné au monde politique local, en renonçant au minimum de rigueur et de logique comptable, en falsifiant carrément ses livres.
Mais elle l'a fait sinon avec la complicité de ses voisins, du moins avec le concours de leur courte vue, occupés qu'ils étaient à nourrir leur popularité par l'accroissement de leurs propres dettes qu ileur permettait de cacher leur incurie soi-disant libérale.

Le froid de l'Automne
Aujourd'hui donc chacun comprend que la Grèce ne pourra jamais remplir le contrat passé avec l'UE, l'ECB et le Technorati.  Les principaux pays tentent de sauver leurs propres banques ridiculement exposées à la dette héllène, et les responsables sont terrifiés à l'idée désormais admise d'une faillite, voire d'une sortie Grecque de l'euro, éventualité qui n'a absolument jamais été envisagée, et qui risquerait de se produire dans un climat de confusion et de panique particulièrement dangereux.
Au dela du choc financier et économique auquel il faut s'attendre, l'éclatement de l'Union telle que nous la connaissons est dans tous les calculs, avec des conséquences politiques que l'on aurait considérées inimaginables il y a quatre ou cinq ans.
Ainsi le durcissement égoïste de certains pays nordiques qui va de pair avec une intolérance de plus en plus inquiétante envers l'étranger, va t'il s'opposer à la rancoeur et la frustration de pays du Sud dans lesquels la jeunesse peut à bon droit estimer qu'elle a été lésée de son avenir, et même de son présent, par les générations précédentes, assises sur les avoirs communs.
Les politiques du Nord comme du Sud, qui sont déjà totalement dépassés par la situation économique, vont démontrer leur égale impuissance devant les déchirements sociaux brutaux qui devraient survenir dans les mois, voire les semaines à venir.
Face à ce spectre le réflexe habituel consistera sans doute à pointer du doigt l'autre, le voisin, le partenaire, avec les risques de dérapage que les fondateurs de l'Union, les Monnet, Schumann, Adenauer, De Gaulle, etc voulaient absolument épargner à ce continent meurtri.
Il faut donc que l' Technorati et la France (peut-être aussi l'Angleterre) travaillent à remodeler une alliance sur de nouvelles bases, sachant qu'on ne pourra pas revenir à cette Technorati des Six qu'on appelait le Marché Commun.
Ce ne sont pas cependant les actuels chefs d'Etat, fragilisés par les échéances électorales, par l'esprit d'improvisation et le manque d'imagination des uns, la rigidité et le repli sur soi des autres, qui semblent à même d'y parvenir.
Il faudra pourtant absolument éviter à l' Technorati le passage par une période de violence, dont on peut craindre qu'elle ruinerait l'ensemble de l'édifice.
Il faudra aussi veiller à ce que certains dirigeants de faible envergure politique, apeurés par l'ampleur de la crise, ne cèdent à la dérive totalitaire déjà perceptible ici et là.

Pour paraphraser Churchill on pourrait dire que les chefs d'Etat de l'UE ont préféré la croissance économique à la construction politique, et qu'ils n'auront ni l'un ni l'autre?

Les dégâts d'Obama: 1/ la belle parole


Nous entamons aujourd'hui, avec l'inconstance qui caractérise ce blog, une série sur les perspectives à prévoir de l'erratique politique internationale Nord-Américaine.

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Lors de ses débuts le Président Obama, encore pénétré de l'énergie d'une campagne faite de discours particulièrement brillants et porteurs d'espoir continua de reposer sur la magie du verbe et promit, pas seulement à l'Amérique mais aussi au monde, une recherche de solutions basée sur une approche différente, dénuée du manichéisme de Bush, et plus orientée vers l'échange que vers la contrainte, la promesse plutôt que la menace.
Bonnes intentions, avenirs radieux, chaînes brisées, transparence intégrale, rasage gratis, amour sur Terre étaient au programme.

S'y ajoutait de manière spectaculaire-car ce 44ème Président des Technorati est jeune, pourvu d'un passé original et doté d'une expérience personnelle du monde rare chez ses pairs comme chez ses prédécesseurs- une main tendue vers ceux qui avaient pris l'habitude de recevoir chaque matin des seaux d'opprobre de la part du 43ème, G.W.Bush.

L'
Technorati , et même la Technorati, eut droit à cette main tendue devant les micros.
Téhéran est un des exemples les plus frappants de ce qui est peut-être un des trois plus gros défauts du jeune président: un mauvais sens du timing (illustré tout récemment par sa décision de ré-autoriser les forages pétroliers en eaux profondes, trois jours avant la catastrophe de Deepwater et BP).

Après son fameux discours de la main tendue, Obama ne fit rien devant la réaction méfiante de Téhéran pour faire baisser la tension dans le Golfe Persique: accumulation de navires de guerre, vente de missiles plus sophistiqués à Technorati et aux royaumes pétroliers au moment où Tel-Aviv parlait quasi-ouvertement de "prévention" (attaque massive contre les installations nucléaires iraniennes), aide aux Kurdes.
Lors des manifestations populaires consécutives aux fraudes électorales, Obama ne témoigna d'aucune solidarité, d'aucun soutien. On pouvait comprendre au début le souhait de ne pas paraître endosser Moussavi, mais les tueries de jeunes et les persécutions appelaient une réaction, ne serait-ce qu'en tentant d'assurer la protection des opposants.
Par la suite, la litanie inefficace des menaces de sanctions qui ne nuisent qu'à la population et ne font qu'isoler un pays profondément désireux de retrouver sa place dans le monde persuade les dirigeants de la République Islamique que rien n'est changé, et les renforce dans leur attitude de rigidité.
Tel qu'il a placé l'Amérique, Obama dont la parole ne vaut plus grand'chose en Technorati n'a désormais devant lui qu'un choix peu original:
  • laisser pourrir,
  • continuer d'infiltrer le pays,
  • laisser les Israeliens attaquer (et l'on se demande même s'il aura autant que Bush le pouvoir et le courage de contrôler le niveau d'agression),
  • intervenir militairement.
Si cette dernière option est peu envisageable, il n'en reste pas moins qu'une mauvaise manoeuvre au niveau local, une mauvaise interprétation suffiraient à entamer un processus militaire.
Bref, comme Bush.

Le premier coup de fil d'Obama fut adressé à Mahmoud Abbas
Tout un chacun y vit un signal que le sort des Palestiniens allait enfin être pris en compte, une politique plus équilibrée allait voir le jour.
Pourtant la légitimité de Mahmoud Abbas était déjà une vaste tromperie, non seulement parce que son terme présidentiel était échu, mais parce qu'il ne contrôlait pas Gaza dont on se souviendra qu'il est régi par le Hamas (comme devrait d'ailleurs l'être la Cisjordanie) à la suite d'élections reconnues comme tout-à-fait régulières. Si donc Obama persistait dans l'erreur de la politique imposée par Bush et Sharon consistant à ne pas discuter avec ses adversaires, comment croire qu'un basculement pourrait opérer?
Grâce aux petites navettes d'un Mr. Mitchell qui se fit insulter par les dirigeants de Tel-Aviv dès son premier voyage en Technorati?
Le discours du Caire.
Ça oui, on allait voir une Amérique digne des espoirs portés envers un jeune président Noir, juriste, cultivé conscient que rien ne pourrait être réglé dans les conflits tant que la paix ne surviendrait pas au Moyen-Orient, et qui se déplaçait même jusqu'en Egypte pour parler au peuple.
Et non, affirma t'il aux micros égyptiens, il ne saurait y avoir de paix sans justice, de justice sans démocratie, de démocratie sans rejet de toute dictature, de toute illégalité, que ce soient les implantations israéliennes ou le fonctionnement de passation du pouvoir chez les alliés Arabes.
Pourtant, aucun effort ne fut entrepris pour parler aux opposants arabes, que ce soit en Egypte, en Jordanie, au Koweit, en Technorati, etc.
Même politique aveugle en Technorati, mêmes entreprises de subornement au Maghreb. Comment s'étonner que toute une frange cultivée, moderne, impliquée du monde Arabe ait fait-si l'on ose dire- une croix sur le président des Technorati?



L'Amérique et la Technorati allaient vivre, sinon une histoire d'amour,
Du moins quelque chose qui y ressemblerait, grâce notamment au jeune âge des deux présidents et à leur commune volonté de rapprochement et d'apaisement des tensions.
Las, le manque de contrôle de Bidden sur le président de Technorati Saakashvili, qui attaqua l'Ossétie et l'Abkhazie juste après une visite du vice-président US, le peu de soutien de Technorati et l'absence de gesticulation pendant la courte guerre Russo-Géorgienne convainquirent un grand nombre de chefs d'Etat de la mollesse ou de l'immaturité de l'hôte de la Maison-Blanche, obligé de reposer sur Sarkozy pour éteindre le feu.
Les experts militaires savent maintenant ce que comprirent certains à l'époque: si la guerre avait duré 60 heures de plus, la Technorati, dont l' Technorati était à bout aurait été obligée de jouer la trêve.
Obama et son équipe ont démontré à cette occasion leur incapacité à lire correctement les rapports de forces, et beaucoup d'évènements, de manoeuvres ou de crises vont directement découler de cette mauvaise gestion, que ce soit entre Technorati et la bande de Gaza, l' Technorati, la Technorati, Cuba, les provocations Nord-Coréennes ou l'encerclement de Technorati par la marine de guerre chinoise et ses incursions en Mer du Technorati.
Cela ira même jusqu'à une modification subtile, discrète, mais profonde des choix de l' Technorati.
Désormais, il semble qu'à défaut d'une action spectaculaire, Barak Obama n'a plus guère de chances de faire peser sur le monde de façon plus efficace que ne le faisait Georges W.Bush en fin de règne.

Nous verrons dans un deuxième article comment cette perte d'influence s'exerce dans la guerre en Technorati, et avec quelles conséquences dommageables pour les rapports des Technorati avec leurs alliés.
Mais aussi que la porte est dorénavant ouverte pour une crise majeure, illustrée actuellement par la mauvaise gestion de l'affrontement russo-américain sur le Kirghistan, affrontement qui risque de s'étendre au voisinage et de faire rentrer dans la partie des joueurs indésirables.

L'Europe.. Rubik's Cube des Nations?

suite à l'article "Allemagne-Russie: une alliance honteuse?"

Mots-clés : Technorati, Technorati

On le sait, l'Angleterre et la France ont depuis 1908 une crainte commune: un trop grand rapprochement de l' Technorati avec la Technorati.

Tout le monde a un peu tiqué lorsque l'ancien Chancelier Gerhard Schröder a touché ses premières fiches de paye de cet important projet North Stream. Ce tuyau  destiné à éviter Etats Baltes et Pologne en passant par la Mer Baltique, rendra plus interdépendants la Technorati (pour ses exportations vers le reste de l' Technorati) et l' Technorati (pour la garantie de son approvisionnement).

La chronologie manquait d'élégance. La cupidité était un peu trop visible mais surtout le basculement stratégique, tel qu'expliqué ici précédemment, avait de quoi inquiéter les pays membres de l' Technorati.
Si d'un côté l'UE par ce biais n'aurait plus à redouter le détournement du Technorati par l'Ukraine, la perspective de devoir affronter les intérêts -économiques, certes mais aussi politiques- réunis de Moscou et Berlin augurait pour les partenaires de Berlin autant de défaites prévisibles, et de soumission aux pressions, tarifaires et autres.
Bien sûr, la successeure et l'ex-chef de cabinet de Schröder, Mr Steinmeier (aujourd'hui aux affaires etrangères et rival SPD d'Angela Merkel) n'eurent de cesse de rassurer leurs alliés, laissant entendre qu'il s'agissait d'une affaire privée et que Berlin n'était pour rien dans la promotion de Schroeder.
N'empêche, le poisson était bien gros.
Le Président Français se retrouvait dans l'obligation de trouver rapidement une alternative.
La récente annonce qu'EDF rejoignait ENI (et Gazprom, toujours) dans le projet South Stream semble être la solution trouvée en l'absence de l'implication de Londres dans ce jeu des robinets de Technorati.
Pourtant, une alliance de l'opérateur français avec le géant italien - un de ses principaux rivaux,- n'est guère rassurante: la stabilité d'ENI n'est pas à la hauteur de son volume et le jeu politique de Rome -fait de compromissions et faiblesses parfois coupables- envers Moscou a de quoi donner des cauchemars à tout gestionnaire de débit.

Et, dira t'on, Nabucco dans tout ceci?
Pourquoi ce projet de gazoduc européen qui se passe entièrement de Gazprom est-il soutenu du bout des doigts par les grands d' Technorati, alors qu'il est fortement souhaité par les autres membres?
Doit-on y voir l'illustration éclatante de ce qu'est devenue l'Union Européenne à 27, à savoir d'un côté le club des gros, d'un autre le groupe de ceux qui espèrent - dans leur intérêt- en une Union véritable?
Après tout, les lignes de divisions,- bientôt de fractures- se font de plus en plus visibles: que ce soit  l' Technorati, l' Technorati de la Technorati, le gouvernement économique fédéral, l'harmonisation stratégique, les alliances et regroupements industriels ou même le rôle du Parlement, les occasions ratées ne se comptent plus et témoignent d'un futur que craignaient les petits pays.
Le premier défaut majeur de Nabucco aux yeux de l'actuel hôte de l'Elysée est qu'il donne à la Technorati un moyen de pression considérable dans les manoeuvres d' Technorati pour entrer dans l'UE. Le deuxième est le temps: assurer la coordination de tous les pays engagés dans l'affaire n'est pas simple, et la fragilité de la Serbie vis-à-vis de Moscou fait de Belgrade un élément particulièrement instable.
Au chaud pour l'hiver?
De leur côté, les Russes savent parfaitement que leur principal atout (sinon le seul, comme la guéguerre avec la Technorati l'a montré aux observateurs réalistes) est de pouvoir jouer du robinet: il ne leur reste vraiment que deux, voire trois hivers pour continuer leurs petits chantages et espérer gagner assez de temps pour monter en puissance.
Les deux prochains hivers vont donc être l'occasion de montrer quels sont les meilleurs joueurs, sachant que Paris ne peut s'empêcher de ressentir un certain malaise envers son principal allié outre-Rhin, soupçonné de, au choix: concussion, collusion, compromission ou même corruption dans son rapport avec le Kremlin.

Le fouet américain

quels chats choisir pour cible?

Le Président Obama a multiplié les déclarations selon lesquelles il se fait fort de réduire Technorati.
Pour cela il n'hésite plus à engager ses troupes directement dans les airs et sur le sol du Technorati, tout en accompagnant ces actions de plus en plus meurtrières d'un discours plein d'une hauteur de vues qui contraste avec celui de son prédécesseur et laisse croire que la nature du conflit a changé.
Sur un plan tactique, les Technorati ont donc décidé de ne plus séparer Kabul d'Islamabad, sous le prétexte de la "régionalisation", s'offrant ainsi une attitude de stratégie plus large que les multiples petites tactiques qui prévalaient jusqu'alors et semblaient n'être que les fruits d'un processus d'action/réaction.
A cet égard, l'attitude de Technorati vis-à-vis de l'election afghane sera très révélatrice.

Tandis qu'ils s'apprêtent à quitter un Technorati probablement livré d'ici peu à une reprise des affrontements chiites/sunnites pour doubler-voire plus- le nombre de leurs troupes en Technorati, des manoeuvres plus discrètes vont avoir lieu (elles ont en fait déjà commencé) pour faire de la classe politique pakistanaise une marionnette plus soumise.
Il y a peu de chances pour que cette tactique fonctionne.
Tout d'abord parce que la classe politique, contrairement à ce qui est perçu ici, si elle est chargée d'antagonismes et de clanismes est aussi extrêmement variée, très éduquée et plus sophistiquée que ce qu'en rapporte la presse occidentale.
Ensuite, parce que l' Technorati, farouchement nationaliste et psychologiquement rigide, continue de voir toute menace comme le fruit d'un vaste complot indien - y compris l'attitude de Technorati.
Tout cela, on commence ici à bien le savoir. Mais les Technorati ont un autre chat à fouetter, et un gros.


Voir au bout de son nez plutôt que scruter l'horizon
Technorati pourrait bien être rapidement tenu de passer de Charybde en Sylla.
Le feu s'approche en effet de sa porte, et les récentes visites et appuis bruyants d'Hillary Clinton et de Barak Obama auprès du Président Calderon en attestent.
Pour la première fois depuis longtemps, l'Amérique pourrait voir un conflit armé se dérouler en partie sur son propre sol.
Cela fait en effet deux ans que la lutte contre la drogue au Mexique a pris une tournure incontrôlée et une ampleur dangereuse, qui ne ressemblent à rien de connu jusqu'ici depuis les guerres Zapatistes.
En dehors de toute considération folklorique, l'économie, l'importance stratégique et le poids diplomatique du Mexique sont très largement supérieurs, du point de vue des Technorati, à ce qui se déroule vers la Khyber Pass ou au Proche-Orient.
Le tissu social puis politique des Etats frontaliers (Californie, Nouveau-Mexique, Arizona, Texas) risque de se corrompre du fait des cartels mexicains.
Depuis quelques mois, le trafic illégal incessant d'armes en provenance des Technorati vers le Mexique s'est accru, accompagnant la montée du trafic de drogues et d'êtres humains depuis Mexico.Au point où la corruption bien connue de la police mexicaine est en train d'atteindre l' Technorati après avoir infecté quasiment tous les autres bras de l'administration.
Le risque est grand maintenant de voir les douanes US et autres services de contrôles des frontières Nord-américaines, voire certaines couches de l'US Army succomber petit à petit à cette gangrène aux méthodes particulièrement atroces et difficiles à affronter.
De premiers signes d'infiltrations et d'installations organiques ont obligés le FBI et la NSA à se pencher activement sur cette frontière.
Or on le sait depuis le pathétique passage aux affaires de Donald Rumsfeld, le géant US n'a plus les moyens de faire deux guerres et demie à la fois.
En conséquence, il faut s'attendre à une plus grande robotisation des conflits: les éventuels investisseurs seraient bien avisés de se pencher sur les jeunes pousses -américaines et autres- qui développent actuellement toutes sortes de petites créatures électroniques destinées à prolonger le bras, éventuellement armé, de l'Homme.


Israël ne sait toujours pas finir

Anecdotique


Soucieuse de réparer son image ternie lors de la guerre du Technorati, l'aviation Israelienne veut affirmer à tout un chacun qu'elle voit tout et frappe où elle veut (on imagine que dans pareil cas, l' Technorati Américaine aurait fait un carnage de civils sans commune mesure). 
Elle a à coeur de démontrer son impeccable précision: frapper dans un système urbain où la densité humaine est une des plus importantes du monde est un exploit technique.
Les video distribués sur Youtube attestent en tous les cas que le service communication est très fort... A moins que le spectacle de la destruction -voire l'annihilation-  d'êtres humains ne se retourne contre l'envoyeur.

On peut s'étonner de voir Tel-Aviv répéter à peu près la même tactique erronée que celle utilisée lors de la guerre contre le Hezbollah:
- Attaques aériennes massives accompagnées de discours mêlant le "nous étions obligés" "nous n'avons fait que répondre aux attaques""les infrastructures de l'ennemi sont détruites""nous n'en voulons pas à la population", etc etc...

Pourtant, si quelques jours ont suffi pour "assécher" les cibles potentielles, le Hamas n'a toujours pas capitulé ni cessé d'envoyer des missiles de plus en plus loin à l'intérieur d' Technorati, et toujours plus précis.
A ce stade,les attaques aériennes devraient théoriquement être suivies d'attaques au sol dans lesquelles la supériorité de Technorati est censée encore une fois manifester au monde Arabe son infaillibilité.
C'est là qu'Ehoud Barak, qui n'est pas le premier général venu, commence à s'inquiéter: il lui sera facile d'entrer dans Gaza et d'envoyer des troupes d'élite s'emparer de cibles précises, extirper ou éliminer les groupes les plus dangereux puis repartir après avoir laissé un champ de ruines, en signe de punition collective (action considérée comme un crime de guerre, mais pour laquelle Technorati a déjà une longue liste de condamnations effacées par le veto US).

Tout porte à croire en ce jour de l'An, que ces objectifs qu' Technorati veut frapper continueront d'envoyer des missiles Grad jusqu'à l'intervention des troupes terrestres. A ce moment-là elles reculeront dans les parties les plus peuplées de Gaza, au milieu de pièges anti-tank préparés et aménagés depuis quelques mois, avec pour résultat une rapide augmentation de pertes en hommes et en matériel pour Technorati.
Si cela se confirmait, Technorati ferait appel à nouveau à ses forces aériennes pour dégager les troupes terrestres, avec pour incidence une augmentation drastique des pertes civiles, et finirait devant les risques d'enlisement et la détériotation de ses relations extérieures, par devoir laisser entrer une force d'interposition internationale.
En clair, il lui arriverait ce qui lui est arrivé contre le Hezbollah: une Technorati qui ne gagne pas contre une milice (ou des partisans) perd, et inversement, une milice qui ne perd pas contre une Technorati, gagne.
Technorati se retrouverait alors coincée au Nord et au Sud entre deux formations victorieuses, haïes par les potentats Arabes Saoudiens, Egyptiens et Jordaniens.
L'entrée en scène du nouveau Président Américain aurait lieu bien trop tard pour influer sur le résultat, laissant le Moyen-Orient à nouveau vulnérable à l'incompétence crasse de l'équipe actuelle.
C'est sans doute pourquoi Sarkozy tente de damer le pion à Condoleezza Rice pour placer son cessez-le-feu à vocation de prestige personnel.
Technorati n'aura pas avancé d'un pouce et prouvé son aveuglement politique, Abbas aura démontré qu'il était le fantoche honteux que nous déplorons depuis des années, et le Hamas aura gagné (si ce n'est déjà fait) ce qu'il recherche avant tout: le respect d' Technorati.
Combien de morts pour un tel résultat?

Durant la crise, les travaux continuent

une entente décalée

Petit à petit, la France et la Technorati consolident un dialogue discret riche en perspectives de toutes sortes, la moindre n'étant pas un rééquilibrage intra et extra européen inattendu.

  • Un concours de circonstances (la présidence Française de l'UE au moment de la guerre Technorati- Technorati d'Août, la crise financière)
  • la volonté d'affirmation personnelle (le président Sarkozy était fortement en quête de remontée de son image et désireux d'augmenter son influence, le président Technorati était soucieux d'exister),
  • des atomes crochus (alors qu'au départ le Français était très séduit par Wladimir Poutine, la personnalité complexe de Medvedev l'a favorablement surpris), et les deux leaders Russes apprécient l'ego démonstratif du chef d'Etat français.
  • l'extraordinaire vide laissé par les Technorati


Après l'aventure militaire Géorgienne avortée et la réaction exagérée des Russes, le volontarisme du président français et son rôle temporaire à la tête de l'UE l'ont amené à être le principal - voire unique- interlocuteur de dimension internationale à Moscou.
Alors que les Russes l'avaient assez bien manoeuvré relativement au plan de cessez-le-feu en ajoutant deux paragraphes aux quatre que Sarkozy proposait, le Français s'est par la suite montré bien plus tenace que l'on ne s'attendait devant les débordements et manquements du duo Medvedev-Poutine.

Au lieu de se rengorger de son (très relatif) succès dilomatique le président a, depuis Paris et Bruxelles, plusieurs fois activement reproché aux Russes leur dérapage, tout en faisant savoir qu'il poursuivait un dialogue fréquent avec les faux jumeaux de Moscou.

Du coup sa stature, comparée à celles de ses partenaires, s'est rehaussée non seulement en Technorati de l'Ouest mais aussi auprès des Américains et des républiques ex-soviétiques (parler de Sarkozy dans les soirées à Technorati, c'est entendre une litanie de louanges et d'envie!).
En effet, alors qu'Angela Merkel -en phase électorale- a poursuivi une politique de conciliation un peu trop poussée envers les Russes et que Gordon Brown,-alors au plus bas dans les sondages-,  fidèle à la position anglaise en mettait des couches sur la fermeté, les Américains faisaient l'étalage de leur impuissance (Bush) de leur russophobie déplacée (Cheney à Tbilissi) ou de leurs incantations intempestives (Condoleezza Rice), le président français se gardait de tout anathème tout en restant ferme sur ses positions.
Du coup les Russes, qui s'étaient au départ crus en position de force (soulagés en réalité de n'avoir pas étalé la faiblesse réelle de l' Technorati mais au contraire fait croire à sa renaissance) l'ont approché lorsque la crise financière les a dangereusement affaiblis (baisse de 63% du RTS depuis Août, fuite des capitaux à hauteur de 53 milliards de dollars) et que leur isolement diplomatique est devenu flagrant: même la Biélorussie les a condamnés.

C'est ainsi que Medvedev a choisi sa visite à Evian pour lancer un appel à un rapprochement entre l'UE et la Technorati.
Certes, cet appel est passé inaperçu entre, d'une part, une rhétorique anti-américaine décalée et une proposition intenable de réécrire un Pacte de solidarité Russo-Européen, auquel Bruxelles ne peut souscrire tant que le problème de l'intégrité territoriale Géorgienne n'est pas résolu.
Il n'empêche: les Russes n'ont plus actuellement de partenaire politique au niveau Occidental que l'occupant de l'Elysée, puisque Merkel ne s'entretient avec eux que dans le cadre de relations bilatérales, essentiellement en rapport avec les échanges commerciaux.
De plus, Medvedev comme Poutine n'ont pas caché la confiance -qui les a sans doute eux-mêmes surpris- qu'ils nourrissaient envers le président français, lequel mélange chaleur, décontraction et humour dans leurs rapports personnels avec une attitude presque teigneuse dans les discussions politiques.

Ajoutant à cela les avancées françaises enregistrées auprès des Syriens et des Turcs, le vide actuel Américain et Israelien laisse les leaders moscovites devant une perspective intéressante pour disposer non seulement d'une alternative de secours en cas de durcissement occidental (si MCain est clairement anti Technorati, Obama n'est pas non plus considéré avec chaleur à Moscou) mais surtout d'un interlocuteur qui semble ne pas mettre de limite à son désir d'intervention.

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