S'identifier - Contact
 

Archives par mois


igoogle

Add to Google

Bloc libre 1


prospective

Ce site ne commente pas les actualités mais tente d'en anticiper les conséquences.



 Les USA sans Bush, c'est mieux?

quelques doutes

Toutes les études internationales - et tout récemment la très fiable Pew- indiquent que le monde s'attend à une améliioration des relations du monde avec l'Amérique du Nord, et vice-versa (la même étude Pew place d'ailleurs la en position de superpuissance unique de remplacement dans une assez forte porportion chez les sondés de 24 pays).
Depuis un an même, résultante de l'intérêt qu'a suscité dans le monde la campagne Américaine des primaires, l'image des aurait légèrement remonté, un facteur dû principalement à l'idée généralement admise que le départ de l'actuel occupant de la Maison Blanche ne peut qu'être positf (sous-entendu: même les Américains ne pourraient trouver un président pire que ce 43ème exemplaire).

Les principaux domaines dans lesquels on attend de l'un ou l'autre des candidats une amélioration probante sont, dans le désordre:

  • la lutte contre le réchauffement climatique
  • la guerre en
  • la guerre en
  • le conflit Israelo-Palestinien
  • un meilleur contrôle de l'économie américaine, dont les hauts et les bas influent sur le reste du monde
  • une régulation des finances, dans l'espoir que certains mouvements spéculatifs ne puissent mettre en danger le soi-disant équilibre mondial, notamment sur les matières premières
  • le redémarrage d'une Amérique plus conviviale, inventive et généreuse.

Ceci nous semble peu réaliste.
D'abord, parce que même si le pouvoir d'un Président des Etats-Unis d'Amérique est immense, les dégâts causés par son ou ses prédécesseurs ne sauraient être effacés d'un coup de balai: la haine et le sentiment d'injustice initiés chez un enfant ou adolescent peut durer bien au-dela des actions, si vertueuses soient-elles, de ses successeurs. Il en est de même pour une population, un pays, un continent.
Ensuite, parce que quelles que soient les incompétences, préjugés, illusions, ignorance, corruption d'esprit ou calculs mesquins d'un Président, il faut bien admettre que le Président Bush a  été suivi par ses compatriotes parfois avec fanatisme, souvent avec enthousiasme, quelquefois avec résignation ou lâcheté.
Il faut se souvenir que si le débat politique a été intense, que de nombreuses voix de la société civile (et même de certains officiers en retraite), la classe politique dans son ensemble a voté pour la guerre en et, (presque pire encore) pour le Patriot Act, une loi qu'on ne peut qualifier que totalitaire permettant tous les débordements discriminatoires et inquisiteurs possibles.
Il convient de se rappeler que la presse Américaine n'a commencé à fouiller dans les invraisemblances des déclarations présidentielles et vice-présidentielles, dans les comportements peu clairs de membres éminents de la Maison Blanche, qu'au moment de l'affaire Plame, cette femme membre de la CIA et épouse de l'Ambassadeur Wislon que l'on avait voulu punir pour avoir dit clairement que Saddam Hussein n'avait jamais contacté le Niger pour lui acheter de l'uranium.
Il faut surtout se souvenir que cePrésident manipulateur, menteur, incompétent et diviseur a été réélu.

Bref, une fois Bush parti, resteront des dizaines de millions d'Américains peu gênés par Guantanamo, par les massacres et tortures en , par les inombrables dommages collatéraux en et par la diabolisation du Hamas, mouvement démocratiquement élu, ou indifférents à l'utilisation pourtant interdite de munitions américaines à retardement sur des populations civiles par l' Israelienne lors de la guerre du .
Mais tout çà, n'est-ce pas, c'est le passé.
Réjouissons-nous.
Alors pourquoi l'assurance de l'arrivée d'un nouveau Président ne nous rassure-t'elle pas plus?

La récente déclaration du Sénateur Obama devant l'organisation pro-Israelienne la plus influente selon laquelle il défendrait avec vigueur et détermination la permanence du statut de Jérusalem comme capitale de l'Etat d' est quelque peu troublante.
D'abord parce que presque tous les pays du monde, y compris les , ne reconnaissent pas le statut de capitale à Jérusalem, mais à Tel-Aviv.
Ensuite parce que c'est justement une des revendications majeures des Palestiniens que d'instaurer à Jerusalem-Est ce statut pour leur propre futur Etat.
Enfin parce que le message envoyé aux pays arabes est on ne peut plus décourageant: pour eux, plus la politique américaine change, et plus c'est la même chose.
Le Sénateur MacCain, pour sa part, n'a pas manqué récemment de commettre une nouvelle preuve de ce que pour lui les musulmans sont tous à mettre dans le même panier en déclarant en direct que Ben Laden était l'allié de l'. Même si, toujours en direct, un assistant est venu lui souffler que Ben Laden nourrissait à l'égard des chiites une haine égale à celle qu'il cultive pour les juifs, ça faisait beaucoup dans la même journée de la part des futurs maîtres de la Maison Blanche.
Enfn, à nous de choisir.

 L'Inde, obligée de faire surface

le sous-continent mis en demeure d'être un géant

Mots-clés :

Deux évènements récents liés au vont avoir des répercussions rapides et profondes pour l'.
Ces répercussions pèseront d'ici peu sur le reste de l'échiquier mondial.

  • La mort de Benazir Bhutto, ou le Roi Nu: feue la patronne du PPP représentait à la fois le plan B et le cache-sexe démocratique qui permettait à l'Occident de continuer à se voiler la face devant le danger maintes fois dénoncé ici que représente ce pays de 160 millions d'habitants, à la société hétéroclite, déchiré par des violences internes inouïes tout en étant doté de réelles capacités de frappe .
  • La révélation devant le Congrès US que le gouvernement Musharraf a détourné environ 5 milliards de dollars d'aide US réservées à la lutte anti-terroriste, pour les consacrer en majeure partie au  "Front Indien".

Musharraf était certes obligé de donner ce gage à la hiérarchie militaire (ses collègues jusqu'à une date récente) mais même si l'on peut sans trop de peine soupçonner qu'une partie a atterri dans des comptes privés, le résultat est là:
l' est placée devant deux alternatives qui modifient le rythme de son programme:
  1. Soit elle reprend la course aux armements
  2. Soit, elle opère une rapide montée en puissance stratégique, suffisamment impressionnante pour rétablir la balance à son avantage net.

Cette deuxième option nous semble avoir été privilégiée par le gouvernement de New-Delhi, tant elle correspond aux réflexions du tandem constitué par Sandra Gandhi et le Premier Ministre M.Singh,

Même avant ces deux évènements quelques signes avaient montré que le sous-continent révisait son positionnement.
La façon dont l'establishment Indien faisait lanterner les possibilités de mise en fonction de l'accord conclu avec Bush.
Les multiples ententes conclues avec le Brésil (non seulement cinquième vendeur d'armes et cinquième fariquant aéronautique du monde,mais aussi nouvelle puissance émergente en énergie avec ses biocarburants et surtout la découverte d'immenses réserves de off-shore) tant sur les plans économiques, stratégiques que diplomatiques (dont par exemple l'insistance de figurer au Conseil de Sécurité de l' et les actions communes et très insistantes, bien que discrètes, dans les discussions avec le .)
Un signe incontestable de sa nouvelle stratégie est apparu lors de manoeuvres militaires conjointes avec le .
Cette coopération ouvrait des perspectives, dont certaines peuvent être prises comme des incursions dans le domaine réservé de la , et de l'Amérique du Nord:
l'archipel nippon est coincé dans une rivalité malcommode envers la et se considère trop dépendant de son alliance avec les , dont ils partagent de moins en moins d'intérêts communs.

S'il est flagrant qu'un rapprochement Indo-nippon peut apparaître aux yeux de comme la constitution d'un axe menaçant ses visées sur , l'Archipel des Paracelses ou simplement les visées Chinoises sur les ressources Africaines, les ne peuvent pas non plus voir assiter sans appréhension deux puissances aussi considérables que New-Delhi et Tokyo amorcer un partenariat aux possibilités quasiment illimitées:
les ressources monétaires, la recherche scientifique et l'expertise (y compris dans les domaines stratosphériques et ballistiques) la puissance navale et les avancées japonaises dans la robotique et micro-robotique à potentiel militaire soudainement alliés à l'arrivée à maturité de l'industrie technologique Indienne et de son savoir-faire, sa capacité de création de systèmes nouveaux, sa récente prise de contrôle d'une grande partie de l'acier mondial, son immense réservoir humain.
Restait jusqu'ici la volonté politique de part et d'autre, or voilà qu'elle semble exister.
Il conviendra donc de surveiller dans les mois, voire les semaines prochaines, tout indice de rapprochement entre le et le Brésil.
S'il devait avoir lieu, tout indiquerait que l' aura pris la décision de prendre toute la part dûe à la deuxième démographie mondiale.
Idem en ce qui concernerait un rapprochement entre Tokyo, New-Delhi et Prétoria.