La contre-proposition offerte par le Président Russe au sommet du G8 conforte cet article publié précédemment.
Si l'on parle des missiles, on tente en effet de ne faire modifier que le radar, en suggérant de lui substituer un radar d'alerte, ce qui n'a aucun intérêt dans un cadre de lutte anti-missile.
Les Russes entendent faire savoir qu'ils ne sont pas dupes: le radar Américain en projet d'installation en Tchéquie possède plusieurs qualités particulières, notamment:
- Il est extrêmement évolutif: entre aujourd'hui et le moment où on l'installera, il aura subi des mises à jour considérables, qui ne cesseront pas une fois inauguré. Ces améliorations invisibles de l'extérieur permettront notamment un élargissement croissant de son usage et une étendue ininterrompue de sa portée.
- Sa nature de guidage et surveillance permettrait à tout le système anti-missile basé sur le territoire US de n'être consacré qu'à l'interception
- Il offrirait un palier intermédiaire de rétaliation unilatéral, puisque les Russes pourraient nucléariser cette partie d'Europe sans pour autant s'en prendre à l'Amérique. Contrairement à la graduation classique militaire, l'avantage en guerre nucléaire dissuasive devrait, en cas d'inégalité, aller à celui qui n'a pas de palier.
Ce qui laisse ouverte une autre perspective d'emploi: l'emploi occasionnel du radar par une tierce puissance (on devine laquelle) pour le guidage de missiles vers différentes cibles, dont l'Iran certes, mais pas seulement. Au moins un autre pays Musulman d'importance serait ciblé, le Pakistan.Voire les autres pays ayant manifesté leur intention de se nucléariser, tels l'Arabie Saoudite, l'Egypte..
Sans oublier une flotte sous-marine Chinoise en pleine accélération, chargée d'empêcher l'arrivée de porte-avions en cas de conflit sino-Américain.


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