Mots-clés : chine, USA, afrique
Du point de vue environnemental, le biodiesel n'améliore pas vraiment la donne: culture intensive signifie déforestation, emploi effréné de pesticides (avec pour incidence de favoriser les fabricants d'OGM), émission de CO², etc. Son atout principal est qu'à la différence du pétrole, il s'agît d'une énergie renouvelable.
Du point de vue économique, un basculement devrait s'opérer à condition toutefois que la jeune industrie du biodiesel parvienne à surmonter son mauvais départ.
Pour l'instant en effet, la hausse (environ 10% en un an) du maïs et du
blé -alors que le prix du baril baissait- a atténué l'attrait de ce
carburant alternatif. Derrière les nouveaux venus se profilent déjà les grands groupes de la pétrochimie, qui attendent un peu pour se lancer, même si d'un côté Bush continue de surtaxer le
seul partenaire gagnant, l'ethanol Brésilien et de l'autre côté, le
maïs est toujours aussi largement subventionné tant aux USA qu'en Europe.
C'est sur le plan stratégique que cette énergie devrait inciter les joueurs mondiaux à s'engager, dans un sens ou dans un autre: la carte des flux pourrait basculer.
L'Amérique du Sud, l'Afrique et certains pays Européens comme la France iraient-ils jusqu'à devenir les mini "biopétro-puissances" de demain?
Auquel cas l'un des atouts majeurs des USA contre la Chine, à savoir le Détroit de Malacca perdrait le rôle-clef qui est le sien dans l'actuel rapport de forces.
Mais tandis que l'on se focalise sur cet aspect assez visible en prospective, on délaisse l'élément principal dont dépend le biodiesel: l'eau.
Or on voit déjà certains pays lâcher prise du fait du manque d'eau, que ce soit en distribution ou en ressource
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