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<modified>2008-10-30T14:13:47Z</modified>
	<entry>
		<title>Achetons de l&apos;héroïne</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Que ce soit en Afghanistan ou en Colombie, pays où la drogue fait les politiciens et la politique produit la drogue, la stratégie Occidentale et principalement Américaine est la même.

Elle consiste à abolir la culture des plantes servant à la fabrication de drogues principalement vendues et consommées en Occident.

Différentes tactiques sont utilisées:

    Détruire les champs, mais cela pousse les agriculteurs à la misère. Donc des fonds sont mobilisés pour les inciter à faire pousser une plante qui pousse moins bien, rapporte moins aux agriculteurs (puisque l&apos;aide alimentaire revient moins chère aux populations locales) et ne correspond pas à la tradition.

    Forcer les agriculteurs à l&apos;exode vers les villes, où ils augmentent la misère des bidonvilles, la criminalité et l&apos;exclusion sociale.

    Soudoyer les potentats locaux qui n&apos;en stoppent pas moins la production des plantes incriminées et affaiblissent le pouvoir central.

    Refonder un système politique en y insufflant artificiellement des mécanismes inadaptés aux situations locales et historiques, telles que le parlementarisme censé correspondre à la démocratie.





Dans tous ces cas (et ceux que nous ne mentionnons pas), on provoque trois réactions principales:

    Les violentes interventions des armées occidentales sont perçues comme autant d&apos;aggressions venues d&apos;une puissance occupante extérieure.

    Les immenses fonds attribués sont largement détournés par les cliques politiciennes nationales ou locales, à leur seul profit.

    L&apos;argent coule à flot des deux côtés pour l&apos;achat d&apos;armes de plus en plus sophistiquées





Les résultats sont donc à peu près nuls et contre-productifs puisque, la production de drogue n&apos;étant pas stoppée, entretient la poursuite de guerres qui semblent interminables.



La solution la plus rapide, la moins violente et finalement la moins chère, consisterait à acheter systématiquement toutes les cultures de coca et d&apos;opium une fois celles-ci récoltées.

C&apos;est politiquement sensible mais il faudra y venir, particulièrement en Afghanistan, car cela permettra de quitter militairement ce pays qui déteste toute occupation étrangère.</summary>
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		<issued>2008-10-30T14:13:46Z</issued>
		<modified>2008-10-30T14:13:46Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Que ce soit en <a class="wiki">Afghanistan</a> ou en Colombie, pays où la drogue fait les politiciens et la politique produit la drogue, la stratégie Occidentale et principalement Américaine est la même.<br />
Elle consiste à abolir la culture des plantes servant à la fabrication de drogues principalement vendues et consommées en Occident.<br />
Différentes tactiques sont utilisées:
<ul>
    <li>Détruire les champs, mais cela pousse les agriculteurs à la misère. Donc des fonds sont mobilisés pour les inciter à faire pousser une plante qui pousse moins bien, rapporte moins aux agriculteurs (puisque l'aide alimentaire revient moins chère aux populations locales) et ne correspond pas à la tradition.</li>
    <li>Forcer les agriculteurs à l'exode vers les villes, où ils augmentent la misère des bidonvilles, la criminalité et l'exclusion sociale.</li>
    <li>Soudoyer les potentats locaux qui n'en stoppent pas moins la production des plantes incriminées et affaiblissent le pouvoir central.</li>
    <li>Refonder un système politique en y insufflant artificiellement des mécanismes inadaptés aux situations locales et historiques, telles que le parlementarisme censé correspondre à la démocratie.</li>
</ul>
<br />
Dans tous ces cas (et ceux que nous ne mentionnons pas), on provoque trois réactions principales:
<ol>
    <li>Les violentes interventions des armées occidentales sont perçues comme autant d'aggressions venues d'une puissance occupante extérieure.</li>
    <li>Les immenses fonds attribués sont largement détournés par les cliques politiciennes nationales ou locales, à leur seul profit.</li>
    <li>L'argent coule à flot des deux côtés pour l'achat d'armes de plus en plus sophistiquées</li>
</ol>
<br />
Les résultats sont donc à peu près nuls et contre-productifs puisque, la production de drogue n'étant pas stoppée, entretient la poursuite de guerres qui semblent interminables.<br />
<br />
La solution la plus rapide, la moins violente et finalement la moins chère, consisterait à acheter systématiquement toutes les cultures de coca et d'opium une fois celles-ci récoltées.<br />
C'est politiquement sensible mais il faudra y venir, particulièrement en <a class="wiki">Afghanistan</a>, car cela permettra de quitter militairement ce pays qui déteste toute occupation étrangère.]]></content>
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		<title>Durant la crise, les travaux continuent</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Petit à petit, la France et la Russie consolident un dialogue discret riche en perspectives de toutes sortes, la moindre n&apos;étant pas un rééquilibrage intra et extra européen inattendu.

    Un concours de circonstances (la présidence Française de l&apos;UE au moment de la guerre Géorgie-Russie d&apos;Août, la crise financière)

    la volonté d&apos;affirmation personnelle (le président Sarkozy était fortement en quête de remontée de son image et désireux d&apos;augmenter son influence, le président Russe était soucieux d&apos;exister),

    des atomes crochus (alors qu&apos;au départ le Français était très séduit par Wladimir Poutine, la personnalité complexe de Medvedev l&apos;a favorablement surpris), et les deux leaders Russes apprécient l&apos;ego démonstratif du chef d&apos;Etat français.

    l&apos;extraordinaire vide laissé par les USA







Après l&apos;aventure militaire Géorgienne avortée et la réaction exagérée des Russes, le volontarisme du président français et son rôle temporaire à la tête de l&apos;UE l&apos;ont amené à être le principal - voire unique- interlocuteur de dimension internationale à Moscou.

Alors que les Russes l&apos;avaient assez bien manoeuvré relativement au plan de cessez-le-feu en ajoutant deux paragraphes aux quatre que Sarkozy proposait, le Français s&apos;est par la suite montré bien plus tenace que l&apos;on ne s&apos;attendait devant les débordements et manquements du duo Medvedev-Poutine.



Au lieu de se rengorger de son (très relatif) succès dilomatique le président a, depuis Paris et Bruxelles, plusieurs fois activement reproché aux Russes leur dérapage, tout en faisant savoir qu&apos;il poursuivait un dialogue fréquent avec les faux jumeaux de Moscou.



Du coup sa stature, comparée à celles de ses partenaires, s&apos;est rehaussée non seulement en Europe de l&apos;Ouest mais aussi auprès des Américains et des républiques ex-soviétiques (parler de Sarkozy dans les soirées à Washington, c&apos;est entendre une litanie de louanges et d&apos;envie!).

En effet, alors qu&apos;Angela Merkel -en phase électorale- a poursuivi une politique de conciliation un peu trop poussée envers les Russes et que Gordon Brown,-alors au plus bas dans les sondages-,  fidèle à la position anglaise en mettait des couches sur la fermeté, les Américains faisaient l&apos;étalage de leur impuissance (Bush) de leur russophobie déplacée (Cheney à Tbilissi) ou de leurs incantations intempestives (Condoleezza Rice), le président français se gardait de tout anathème tout en restant ferme sur ses positions.

Du coup les Russes, qui s&apos;étaient au départ crus en position de force (soulagés en réalité de n&apos;avoir pas étalé la faiblesse réelle de l&apos;armée mais au contraire fait croire à sa renaissance) l&apos;ont approché lorsque la crise financière les a dangereusement affaiblis (baisse de 63% du RTS depuis Août, fuite des capitaux à hauteur de 53 milliards de dollars) et que leur isolement diplomatique est devenu flagrant: même la Biélorussie les a condamnés.



C&apos;est ainsi que Medvedev a choisi sa visite à Evian pour lancer un appel à un rapprochement entre l&apos;UE et la Russie. 

Certes, cet appel est passé inaperçu entre, d&apos;une part, une rhétorique anti-américaine décalée et une proposition intenable de réécrire un Pacte de solidarité Russo-Européen, auquel Bruxelles ne peut souscrire tant que le problème de l&apos;intégrité territoriale Géorgienne n&apos;est pas résolu.

Il n&apos;empêche: les Russes n&apos;ont plus actuellement de partenaire politique au niveau Occidental que l&apos;occupant de l&apos;Elysée, puisque Merkel ne s&apos;entretient avec eux que dans le cadre de relations bilatérales, essentiellement en rapport avec les échanges commerciaux.

De plus, Medvedev comme Poutine n&apos;ont pas caché la confiance -qui les a sans doute eux-mêmes surpris- qu&apos;ils nourrissaient envers le président français, lequel mélange chaleur, décontraction et humour dans leurs rapports personnels avec une attitude presque teigneuse dans les discussions politiques.



Ajoutant à cela les avancées françaises enregistrées auprès des Syriens et des Turcs, le vide actuel Américain et Israelien laisse les leaders moscovites devant une perspective intéressante pour disposer non seulement d&apos;une alternative de secours en cas de durcissement occidental (si MCain est clairement anti russe, Obama n&apos;est pas non plus considéré avec chaleur à Moscou) mais surtout d&apos;un interlocuteur qui semble ne pas mettre de limite à son désir d&apos;intervention.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/durant-la-crise-les-travaux-continuent"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/durant-la-crise-les-travaux-continuent</id>
		<issued>2008-10-16T13:46:33Z</issued>
		<modified>2008-10-16T13:46:33Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Petit à petit, la France et la <a class="wiki">Russie</a> consolident un dialogue discret riche en perspectives de toutes sortes, la moindre n'étant pas un rééquilibrage intra et extra européen inattendu.
<ul>
    <li>Un concours de circonstances (la présidence Française de l'UE au moment de la guerre <a class="wiki">Géorgie</a>-<a class="wiki">Russie</a> d'Août, la crise financière)</li>
    <li>la volonté d'affirmation personnelle (le président Sarkozy était fortement en quête de remontée de son image et désireux d'augmenter son influence, le président <a class="wiki">Russe</a> était soucieux d'exister),</li>
    <li>des atomes crochus (alors qu'au départ le Français était très séduit par Wladimir Poutine, la personnalité complexe de Medvedev l'a favorablement surpris), et les deux leaders Russes apprécient l'ego démonstratif du chef d'Etat français.</li>
    <li>l'extraordinaire vide laissé par les <a class="wiki">USA</a></li>
</ul>
<br />
<br />
Après l'aventure militaire Géorgienne avortée et la réaction exagérée des Russes, le volontarisme du président français et son rôle temporaire à la tête de l'UE l'ont amené à être le principal - voire unique- interlocuteur de dimension internationale à Moscou.<br />
Alors que les Russes l'avaient assez bien manoeuvré relativement au plan de cessez-le-feu en ajoutant deux paragraphes aux quatre que Sarkozy proposait, le Français s'est par la suite montré bien plus tenace que l'on ne s'attendait devant les débordements et manquements du duo Medvedev-Poutine.<br />
<br />
Au lieu de se rengorger de son (très relatif) succès dilomatique le président a, depuis Paris et Bruxelles, plusieurs fois activement reproché aux Russes leur dérapage, tout en faisant savoir qu'il poursuivait un dialogue fréquent avec les faux jumeaux de Moscou.<br />
<br />
Du coup sa stature, comparée à celles de ses partenaires, s'est rehaussée non seulement en <a class="wiki">Europe</a> de l'Ouest mais aussi auprès des Américains et des républiques ex-soviétiques (parler de Sarkozy dans les soirées à <a class="wiki">Washington</a>, c'est entendre une litanie de louanges et d'envie!).<br />
En effet, alors qu'Angela Merkel -en phase électorale- a poursuivi une politique de conciliation un peu trop poussée envers les Russes et que Gordon Brown,-alors au plus bas dans les sondages-,&#160; fidèle à la position anglaise en mettait des couches sur la fermeté, les Américains faisaient l'étalage de leur impuissance (Bush) de leur russophobie déplacée (Cheney à Tbilissi) ou de leurs incantations intempestives (Condoleezza Rice), le président français se gardait de tout anathème tout en restant ferme sur ses positions.<br />
Du coup les Russes, qui s'étaient au départ crus en position de force (<b>soulagés en réalité de n'avoir pas étalé la faiblesse réelle de l'<a class="wiki">armée</a> mais au contraire fait croire à sa renaissance</b>) l'ont approché lorsque la crise financière les a dangereusement affaiblis (baisse de 63% du RTS depuis Août, fuite des capitaux à hauteur de 53 milliards de dollars) et que leur isolement diplomatique est devenu flagrant: même la Biélorussie les a condamnés.<br />
<br />
C'est ainsi que Medvedev a choisi sa visite à Evian pour lancer un appel à un rapprochement entre l'UE et la <a class="wiki">Russie</a>. <br />
Certes, cet appel est passé inaperçu entre, d'une part, une rhétorique anti-américaine décalée et une proposition intenable de réécrire un Pacte de solidarité Russo-Européen, auquel Bruxelles ne peut souscrire tant que le problème de l'intégrité territoriale Géorgienne n'est pas résolu.<br />
Il n'empêche: les Russes n'ont plus actuellement de partenaire politique au niveau Occidental que l'occupant de l'Elysée, puisque Merkel ne s'entretient avec eux que dans le cadre de relations bilatérales, essentiellement en rapport avec les échanges commerciaux.<br />
De plus, Medvedev comme Poutine n'ont pas caché la confiance -qui les a sans doute eux-mêmes surpris- qu'ils nourrissaient envers le président français, lequel mélange chaleur, décontraction et humour dans leurs rapports personnels avec une attitude presque teigneuse dans les discussions politiques.<br />
<br />
Ajoutant à cela les avancées françaises enregistrées auprès des <a href="http://www.unautre.net/news/des-alliances-inedites-passees-sous-silence" title="des discussions qui s'élargissent">Syriens et des Turcs,</a> le vide actuel Américain et Israelien laisse les leaders moscovites devant une perspective intéressante pour disposer non seulement d'une alternative de secours en cas de durcissement occidental (si MCain est clairement anti <a class="wiki">russe</a>, Obama n'est pas non plus considéré avec chaleur à Moscou) mais surtout d'un interlocuteur qui semble ne pas mettre de limite à son désir d'intervention.]]></content>
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	<entry>
		<title>Des alliances inédites passées sous silence</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le récent mini-sommet entre la France, la Turquie, le Qatar et la Syrie a fait couler très peu d&apos;encre. 



C&apos;était pourtant un évènement totalement nouveau dans la région, et constitue l&apos;ébauche d&apos;un rééquilibrage qui pourrait se révéler très prometteur:

    La France, sous l&apos;actuel Président et dans son rôle de leader semestriel de l&apos;UE, se veut amie d&apos;Israel.

    La Turquie, membre de l&apos;OTAN et aspirante à l&apos;UE, est un partenaire musulman très apprécié d&apos;Israel, qui lui concède le droit d&apos;utiliser son espace aérien en vue d&apos;entraîner les pilotes de Tsahal et qui, dans le même temps, a conclu un accord de coopération avec l&apos;Iran relatif au PKK, le parti kurde engagé dans des actions dites terroristes.

    La Syrie de son côté, tente une ouverture vers l&apos;Occident, poursuit des négociations de paix avec Israel (grâce à la médiation Turque), tout en affirmant haut et fort son amitié avec l&apos;Iran.

    Le Qatar, enfin, qui a signé des accords militaires avec la France incluant même un projet de base navale sur ses côtes, joue un rôle de premier plan dans les négociations inter-arabes d&apos;une part, et arabo-israeliennes d&apos;autre part.



On peut brasser ces cartes de bien des manières, mais une option optimiste permettrait de chambouler profondément le Moyen-Orient: c&apos;est peut-être en effet la première occasion réelle pour l&apos;Europe, -principalement la France-, le Qatar et la Turquie, de débloquer plusieurs points d&apos;achoppement, que ce soit d&apos;un côté au niveau du Golan, du Hezbollah, du Hamas et de l&apos;Iran, et de l&apos;autre côté, Israel, les Territoires.



Les Etats-Unis, pour l&apos;instant tenus hors de ce jeu et sans grande crédibilité jusqu&apos;à l&apos;arrivée de la nouvelle administration laissent faire, au grand dam des partis belliqueux irréductibles en Israel, coincés eux aussi par la lente agonie gouvernementale de Tel-Aviv et qui voudraient absolument durcir le jeu en aggravant la menace iranienne, ce qui leur permettrait d&apos;être le plus agressifs posssibles envers les Palestiniens, et éventuellement le Liban.



La Russie essaye de rentrer dans le jeu par l&apos;entremise de fournitures d&apos;armes à Assad mais possède pour l&apos;instant un train de retard sur la France.



Si l&apos;on comprend qu&apos;Erdogan, le PM d&apos;Ankara, tient là un moyen de se rapprocher du pays européen le plus hostile à son intégration et que le tandem Medvedev-Poutine est désireux de ne pas nuire à Sarkozy tout en ne bougeant pas sur l&apos;Ossétie et l&apos;Abkasie, il semble que le président français tienne là une opportunité historique (pardon pour ce mot grandiloquent) pour non pas régler le problème Israelo-Palestinien, mais fournir à cette région un moyen de redistribuer les cartes et d&apos;ouvrir des dialogues longtemps espérés et indispensables entre Israel, les pays Arabes, l&apos;UE, la Turquie, l&apos;Iran et la Russie.

La fenêtre est courte, et il importe aux différents partenaires de rassurer les USA, jamais heureux quand leur influence n&apos;est pas prépondérante dans la région. </summary>
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		<id>http://www.unautre.net/news/des-alliances-inedites-passees-sous-silence</id>
		<issued>2008-09-09T11:01:02Z</issued>
		<modified>2008-09-09T11:01:02Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Le récent mini-sommet entre la France, la <a class="wiki">Turquie</a>, le Qatar et la Syrie a fait couler très peu d'encre. <br />
<br />
C'était pourtant un évènement totalement nouveau dans la région, et constitue l'ébauche d'un rééquilibrage qui pourrait se révéler très prometteur:
<ul>
    <li>La France, sous l'actuel Président et dans son rôle de leader semestriel de l'UE, se veut amie d'<a class="wiki">Israel</a>.</li>
    <li>La <a class="wiki">Turquie</a>, membre de l'<a class="wiki">OTAN</a> et aspirante à l'UE, est un partenaire musulman très apprécié d'<a class="wiki">Israel</a>, qui lui concède le droit d'utiliser son espace aérien en vue d'entraîner les pilotes de <a class="wiki">Tsahal</a> et qui, dans le même temps, a conclu un accord de coopération avec l'<a class="wiki">Iran</a> relatif au PKK, le parti kurde engagé dans des actions dites terroristes.</li>
    <li>La Syrie de son côté, tente une ouverture vers l'Occident, poursuit des négociations de paix avec <a class="wiki">Israel</a> (grâce à la médiation Turque), tout en affirmant haut et fort son amitié avec l'<a class="wiki">Iran</a>.</li>
    <li>Le Qatar, enfin, qui a signé des accords militaires avec la France incluant même un projet de base navale sur ses côtes, joue un rôle de premier plan dans les négociations inter-arabes d'une part, et arabo-israeliennes d'autre part.</li>
</ul>
On peut brasser ces cartes de bien des manières, mais une option optimiste permettrait de chambouler profondément le Moyen-Orient: c'est peut-être en effet la première occasion réelle pour l'<a class="wiki">Europe</a>, -principalement la France-, le Qatar et la <a class="wiki">Turquie</a>, de débloquer plusieurs points d'achoppement, que ce soit d'un côté au niveau du Golan, du Hezbollah, du Hamas et de l'<a class="wiki">Iran</a>, et de l'autre côté, <a class="wiki">Israel</a>, les Territoires.<br />
<br />
Les Etats-Unis, pour l'instant tenus hors de ce jeu et sans grande crédibilité jusqu'à l'arrivée de la nouvelle administration laissent faire, au grand dam des partis belliqueux irréductibles en <a class="wiki">Israel</a>, coincés eux aussi par la lente agonie gouvernementale de Tel-Aviv et qui voudraient absolument durcir le jeu en aggravant la menace iranienne, ce qui leur permettrait d'être le plus agressifs posssibles envers les Palestiniens, et éventuellement le <a class="wiki">Liban</a>.<br />
<br />
La <a class="wiki">Russie</a> essaye de rentrer dans le jeu par l'entremise de fournitures d'armes à Assad mais possède pour l'instant un train de retard sur la France.<br />
<br />
Si l'on comprend qu'Erdogan, le PM d'<a class="wiki">Ankara</a>, tient là un moyen de se rapprocher du pays européen le plus hostile à son intégration et que le tandem Medvedev-Poutine est désireux de ne pas nuire à Sarkozy tout en ne bougeant pas sur l'Ossétie et l'Abkasie, il semble que le président français tienne là une opportunité historique (pardon pour ce mot grandiloquent) pour non pas régler le problème Israelo-Palestinien, mais fournir à cette région un moyen de redistribuer les cartes et d'ouvrir des dialogues longtemps espérés et indispensables entre <a class="wiki">Israel</a>, les pays Arabes, l'UE, la <a class="wiki">Turquie</a>, l'<a class="wiki">Iran</a> et la <a class="wiki">Russie</a>.<br />
La fenêtre est courte, et il importe aux différents partenaires de rassurer les <a class="wiki">USA</a>, jamais heureux quand leur influence n'est pas prépondérante dans la région.&#160;]]></content>
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	<entry>
		<title>Georgie: Medvedev et l&apos;enterrement de Poutine</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Quelque soient les différentes motivations amenant les membres de ce conflit larvé vers l&apos;état de guerre, la moindre n&apos;est pas celle de la clarification du pouvoir à Moscou.

Difficile de ne pas voir que le président Medvedev, en usant d&apos;une rhétorique ultra nationaliste dès le début des échauffourées entre les Géorgiens et les Ossètes, s&apos;est ouvertement positionné en &quot;défenseur et protecteur du peupe russe&quot; au moment même où Vladimir Poutine assistait à l&apos;ouverture des Jeux Oympiques de Pékin et se trouvait de ce fait comme dépossédé des rênes du pouvoir alors que l&apos;urgence est de mise.

Si l&apos;actuel Premier Ministre de la Russie est très bien placé pour parler directement avec les nombreux chefs d&apos;Etat présents dans la capitale chinoise, Medvedev, lui, est en contact direct avec la haute hiérarchie militaire russe, jusque-là plus favorable à l&apos;ancien Président.

En attisant les effets mélodramatiques, Medvedev, jusqu&apos;ici si effacé, oblige les maréchaux à aller dans son sens.

A ce stade un revers militaire russe- c&apos;est à dire une victoire avec de lourdes pertes- déstabiliserait le pouvoir bicéphale de Moscou, obligeant les deux partenaires à une lutte de palais ouverte.
</summary>
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		<id>http://www.unautre.net/news/georgie-medvedev-et-l-enterrement-de-poutine</id>
		<issued>2008-08-09T13:52:45Z</issued>
		<modified>2008-09-13T18:10:27Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Quelque soient les différentes motivations amenant les membres de ce conflit larvé vers l'état de guerre, la moindre n'est pas celle de la clarification du pouvoir à Moscou.<br />
Difficile de ne pas voir que le président Medvedev, en usant d'une rhétorique ultra nationaliste dès le début des échauffourées entre les Géorgiens et les Ossètes, s'est ouvertement positionné en "défenseur et protecteur du peupe <a class="wiki">russe</a>" au moment même où Vladimir Poutine assistait à l'ouverture des Jeux Oympiques de <a class="wiki">Pékin</a> et se trouvait de ce fait comme dépossédé des rênes du pouvoir alors que l'urgence est de mise.<br />
Si l'actuel Premier Ministre de la <a class="wiki">Russie</a> est très bien placé pour parler directement avec les nombreux chefs d'Etat présents dans la capitale chinoise, Medvedev, lui, est en contact direct avec la haute hiérarchie militaire <a class="wiki">russe</a>, jusque-là plus favorable à l'ancien Président.<br />
En attisant les effets mélodramatiques, Medvedev, jusqu'ici si effacé, oblige les maréchaux à aller dans son sens.<br />
A ce stade un revers militaire <a class="wiki">russe</a>- c'est à dire une victoire avec de lourdes pertes- déstabiliserait le pouvoir bicéphale de Moscou, obligeant les deux partenaires à une lutte de palais ouverte.<br />]]></content>
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	<entry>
		<title>L&apos;Iran mal ciblé (2)</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Après avoir vu les diverses données qui mèneraient à un conflit armé contre l&apos;Iran,  il semble nécessaire à présent de remettre en perspective la place et le rôle de ce pays central dans la stratégie mondiale en général, et occidentale en particulier.

Dans ce chapitre, nous verrons simplement les aspects actuels de la situation

L&apos;Iran ne devrait pas être considéré comme un pays hostile.

Le Pouvoir

Le régime intégriste, corrompu et inefficace qui le gouverne actuellement ne doit pas cacher plusieurs réalités moins caricaturales.

Tout d&apos;abord, et même si les différents conseils de surveillance ont éliminés d&apos;office les candidats vraiment réformateurs, c&apos;est un régime élu. 

Les taux de participation électorale n&apos;ont rien à envier à ceux de pays européens, par exemple, et ne sont pas les simagrées démocratiques de pays comme le Khazakstan ou l&apos;Ouzbékistan, nations soumises à des dictateurs ubuesques mais pourtant courtisés par l&quot;Occident.

L&apos;argument &quot;anti-démocratique&quot; ne peut pas non plus être utilisé contre Téhéran si l&apos;on songe à la nature des régimes Saoudiens, Egyptiens, Pakistanais, Géorgiens ou Afghans sur lesquels l&apos;Occident (également auto-nominé &quot;communauté internationale&quot;) s&apos;appuie.

L&apos;atome Perse

L&apos;argument du non-respect du Traité contre la diffusion de l&apos;armement nucléaire est juridiquement fondé, mais pas encore prouvé.

Fondé à cause des difficultés et mensonges iraniens face aux contrôles de l&apos;AIDEA.

Pas prouvé car pour l&apos;instant aucun élément déterminant ne permet d&apos;assurer que Téhéran travaille à l&apos;établissement d&apos;une chaîne d&apos;armement nucléaire.

Pour autant, on attend encore que l&apos;AIDEA se montre aussi déterminé au Pakistan dont on vient à peine de dévoiler un secret de polichinelle, à savoir que le père de la bombe Pakistanaise (également géniteur de la Nord-Coréenne et de la mort-née Lybienne) a diffusé sur le Net et ailleurs les moyens de fabriquer de petits engins atomiques.

Un Pakistan qui, comme Israël ou l&apos;Inde, continue d&apos;observer la plus parfaite opacité sur son statut et ses moyens de puissance nucléaire.

A la différence des autres, Islamabad est un Etat sans véritable tête, qui voit aujourd&apos;hui la talibanisation interne s&apos;étendre au point où l&apos;Armée va devoir très vite choisir son camp, faute de quoi une intervention extérieure massive se &quot;justifierait&quot; largement plus que sur l&apos;Iran.

Iran et terrorisme

L&apos;accusation &quot;soutien aux terroristes&quot; demande à être examiné avec attention: du point de vue d&apos;un pays dont les intérêts, appréciations et menaces stratégiques sont très différentes de l&apos;Occident, l&apos;aide au Hezbollah se justifie par le besoin de faire porter la menace (et la rétaliation) sur un territoire éloigné du sien; elle permet aussi de peser sur les régimes Arabes adverses (c-à-d à peu près tous, hormis la Syrie) et d&apos;aider une communauté qui partage la spécificité d&apos;appartenir à la minorité shiite dont on oublie trop souvent qu&apos;elle fut et reste en grande partie méprisée et exploitée par la majorité sunnite.

Enfin, le Hezbollah a prouvé sa capacité à demeurer intègre, parfaitement organisé et demeure jusqu&apos;à présent la seule entité musulmane à avoir tenu tête à Israël.

Rayonnement

Ces qualités sont considérables pour le monde (et surtout les masses)Islamique, qui voit depuis 60 ans la communauté internationale faire grand cas de paix, justice et liberté mais d&apos;une part considère comme allié et démocratique Israël, lequel bafoue un grand nombre de résolutions de l&apos;ONU , pratique souvent une politique discriminatoire et systématiquement la punition collective (interdite par la Convention de Genève), un Occident qui d&apos;autre part défend des autocraties corrompues interdisant tout débat politique réel.

S&apos;y ajoute l&apos;épisode navrant de la non-reconnaissance occidentale du résultat des élections Palestiniennes en faveur du Hamas.

L&apos;Iran joue sur du velours devant les sentiments &quot;deux poids deux mesures&quot; et l&apos;hypocrisie répétée du langage européen, lénifiant au point d&apos;en devenir abstrait.

Une hypocrisie qui va jusqu&apos;à faire assimiler l&apos;Iran à Al Qaeda par des politiciens Américains (encore récemment, McCain) alors que ces deux entités se haïssent, et que Téhéran a aidé (et avait proposé de faire beaucoup plus) l&apos;Amérique au moment de l&apos;attaque contre les Taliban, ennemis jurés des Perses. 



Ceci pour les aspects stratégiques conjoncturels du rapport Occident/Iran.

Nous verrons ensuite la réalité stratégique intrinsèque du monde Perse et pourquoi il faut apaiser les rapports avec ce pays, en attendant un changement de régime.
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/l-iran-mal-cible-2"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/l-iran-mal-cible-2</id>
		<issued>2008-06-29T12:57:16Z</issued>
		<modified>2008-07-02T10:37:48Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Après avoir vu les diverses données qui mèneraient à un conflit armé contre l'<a class="wiki">Iran</a>,&#160; il semble nécessaire à présent de remettre en perspective la place et le rôle de ce pays central dans la stratégie mondiale en général, et occidentale en particulier.<br />
Dans ce chapitre, nous verrons simplement les aspects actuels de la situation<br />
L'<a class="wiki">Iran</a> ne devrait pas être considéré comme un pays hostile.<br />
<b>Le Pouvoir</b><br />
Le régime intégriste, corrompu et inefficace qui le gouverne actuellement ne doit pas cacher plusieurs réalités moins caricaturales.<br />
Tout d'abord, et même si les différents conseils de surveillance ont éliminés d'office les candidats vraiment réformateurs, c'est un régime élu. <br />
Les taux de participation électorale n'ont rien à envier à ceux de pays européens, par exemple, et ne sont pas les simagrées démocratiques de pays comme le Khazakstan ou l'Ouzbékistan, nations soumises à des dictateurs ubuesques mais pourtant courtisés par l"Occident.<br />
L'argument "anti-démocratique" ne peut pas non plus être utilisé contre Téhéran si l'on songe à la nature des régimes Saoudiens, Egyptiens, Pakistanais, Géorgiens ou Afghans sur lesquels l'Occident (également auto-nominé "communauté internationale") s'appuie.<br />
<b>L'atome Perse</b><br />
L'argument du non-respect du Traité contre la diffusion de l'armement <a class="wiki">nucléaire</a> est juridiquement fondé, mais pas encore prouvé.<br />
Fondé à cause des difficultés et mensonges iraniens face aux contrôles de l'AIDEA.<br />
Pas prouvé car pour l'instant aucun élément déterminant ne permet d'assurer que Téhéran travaille à l'établissement d'une chaîne d'armement <a class="wiki">nucléaire</a>.<br />
Pour autant, on attend encore que l'AIDEA se montre aussi déterminé au <a class="wiki">Pakistan</a> dont on vient à peine de dévoiler un secret de polichinelle, à savoir que le père de la bombe Pakistanaise (également géniteur de la Nord-Coréenne et de la mort-née Lybienne) a diffusé sur le Net et ailleurs les moyens de fabriquer de petits engins atomiques.<br />
Un <a class="wiki">Pakistan</a> qui, comme <a class="wiki">Israël</a> ou l'<a class="wiki">Inde</a>, continue d'observer la plus parfaite opacité sur son statut et ses moyens de puissance <a class="wiki">nucléaire</a>.<br />
A la différence des autres, Islamabad est un Etat sans véritable tête, qui voit aujourd'hui l<a title="dénoncé il y a déjà un an" href="http://www.unautre.net/news/le-pakistan-en-mutation-acceleree">a talibanisation interne</a> s'étendre au point où l'<a class="wiki">Armée</a> va devoir très vite choisir son camp, faute de quoi une intervention extérieure massive se "justifierait" largement plus que sur l'<a class="wiki">Iran</a>.<br />
<b><a class="wiki">Iran</a> et terrorisme</b><br />
L'accusation "soutien aux terroristes" demande à être examiné avec attention: du point de vue d'un pays dont les intérêts, appréciations et menaces stratégiques sont très différentes de l'Occident, l'aide au Hezbollah se justifie par le besoin de faire porter la menace (et la rétaliation) sur un territoire éloigné du sien; elle permet aussi de peser sur les régimes Arabes adverses (c-à-d à peu près tous, hormis la Syrie) et d'aider une communauté qui partage la spécificité d'appartenir à la minorité shiite dont on oublie trop souvent qu'elle fut et reste en grande partie méprisée et exploitée par la majorité sunnite.<br />
Enfin, le Hezbollah a prouvé sa capacité à demeurer intègre, parfaitement organisé et demeure jusqu'à présent la seule entité musulmane à avoir tenu tête à <a class="wiki">Israël</a>.<br />
<b>Rayonnement</b><br />
Ces qualités sont considérables pour le monde (et surtout les masses)Islamique, qui voit depuis 60 ans la communauté internationale faire grand cas de paix, justice et liberté mais d'une part considère comme allié et démocratique <a class="wiki">Israël</a>, lequel bafoue un grand nombre de résolutions de l'<a class="wiki">ONU</a> , pratique souvent une politique discriminatoire et systématiquement la punition collective (interdite par la Convention de Genève), un Occident qui d'autre part défend des autocraties corrompues interdisant tout débat politique réel.<br />
S'y ajoute l'épisode navrant de la non-reconnaissance occidentale du résultat des élections Palestiniennes en faveur du Hamas.<br />
L'<a class="wiki">Iran</a> joue sur du velours devant les sentiments "deux poids deux mesures" et l'hypocrisie répétée du langage européen, lénifiant au point d'en devenir abstrait.<br />
Une hypocrisie qui va jusqu'à faire assimiler l'<a class="wiki">Iran</a> à <a class="wiki">Al Qaeda</a> par des politiciens Américains (encore récemment, McCain) alors que ces deux entités se haïssent, et que Téhéran a aidé (et avait proposé de faire beaucoup plus) l'Amérique au moment de l'attaque contre les <a class="wiki">Taliban</a>, ennemis jurés des Perses. <br />
<br />
Ceci pour les aspects stratégiques conjoncturels du rapport Occident/<a class="wiki">Iran</a>.<br />
Nous verrons ensuite la réalité stratégique intrinsèque du monde Perse et pourquoi il faut apaiser les rapports avec ce pays, en attendant un changement de régime.<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>L&apos;Iran mal ciblé (1)</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;Il faut qu&apos;une porte soit ouverte ou fermée&quot;

Alfred de Musset



Depuis des semaines, les signes de tension grave à l&apos;encontre de l&apos;Iran se multiplient: manoeuvres Israeliennes impliquant une centaine de chasseurs-bombardiers et leurs ravitailleurs en vol, délaration extrêmement violente de Shaul Mofaz (ex-chef d&apos;état-major Israelien) sur &quot;l&apos;inévitabilité&quot; d&apos;une attaque, rumeurs savamment distillées selon lesquelles G.W.Bush aurait donné son feu vert à E.Olmert lors de leur dernière entrevue, discours dramatisé de N.Sarkozy à la Knesset... A quoi l&apos;on peut ajouter l&apos;intéressant article du chef du Foreign Office, Mr. Miliband, appelant les deux camps à une modération réciproque.

Les partisans de la théorie du complot (presque une institution aux USA) s&apos;alarment: Bush et Dick Cheney auraient décidé de finir en beauté et, en démarrant une guerre incontrôlable juste avant les élections, de s&apos;offrir soit une prolongation non prévue par la Constitution, soit favoriser l&apos;élection d&apos;un McCain qui serait alors entouré des pires va-t&apos;en-guerre Républicains au détriment d&apos;un Obama jugé trop mou et qui, depuis deux semaines, additionne les déclarations macho et inexactes pour montrer qu&apos;il saurait être un commandant en chef.



Les modérés sur ce dossier (Allemagne, Espagne, Angleterre, Chinois, Russie), voire les Turcs qui ont entamé des manoeuvres militaires communes anti-PKK avec l&apos;Iran ne font aucun commentaire public, mais on peut imaginer qu&apos;ils mettent en avant, avec raison, tous les arguments pour faire baisser la tension.



Que se passerait-il si les Israéliens -avec l&apos;assistance des satellites et de la logistique Américains-, frappaient des objectifs jugés nucléaires en Iran?

    Tout d&apos;abord, ils ne pourrraient les détruire tous puisque ceux-ci sont disséminés sur plusieurs dizaines de sites dont certains très profondément enterrés (on a vu lors de l&apos;invasion de l&apos;Irak que les fameuses bombes à pénétration souterraine américaines n&apos;étaient pas si efficaces que çà).

    Cela ne ferait que retarder l&apos;achèvement du programme Iranien, et renforcer la détermination de Téhéran de posséder la bombe.

    Politiquement, alors que des élections se profilent, il est certain qu&apos;une agression extérieure profiterait aux éléments iraniens les plus conservateurs, et sans doute à l&apos;actuel Président pourtant en situation de faiblesse.

    Militairement les Iraniens, qui ont prouvé à la fois leur savoir-faire et leur courage, n&apos;hésiteraient pas à employer la stratégie mise au point durant la guerre avec l&apos;Irak et considérablement améliorée depuis: l&apos;emploi de vedettes ultra-rapides, par essaim de plusieurs dizaines pour attaquer porte-avions, destroyers et tankers occidentaux pris dans la nasse du Golfe Persique. Certaines de ces vedettes seraient à n&apos;en pas douter utilisées en kamikaze.

    Enfin, il suffirait de couler un supertanker près du Détroit d&apos;Ormuz  pour verrouiller l&apos;accès, enfermant pour longtemps deux flottes US, deux flotilles européennes et quantité de pétroliers.



Les conséquences au niveau mondial seraient immédiates et dramatiques, en dehors de tout dérapage militaire subséquent tel que l&apos;implication directe des forces Américaines ou l&apos;embrasement du Liban: 



Le prix du baril de pétrole passerait instantanément non pas à 200 mais plutôt à 300 dollars, avec les conséquences que l&apos;on imagine sur l&apos;économie mondiale.

Ni la Chine, ni l&apos;Inde ni l&apos;UE ne pourraient le tolérer. Même la Russie dont pourtant les revenus pétroliers ne feraient qu&apos;augmenter se trouverait en situation vulnérable car un conflit armé en Iran ne manquerait pas de l&apos;impliquer.

Pourtant, sachant celà, certains hommes politiques continuent d&apos;envisager cette option, certains officiers supérieurs (principalement les responsables de l&apos;aviation Israelienne et Américaine, pas encore convaincus que l&apos;attaque aérienne ne suffit pas à résoudre un problème politique) continuent de prétendre que deux des meilleures armées du monde peuvent amener un pays tel que l&apos;Iran à genoux.
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/l-iran-mal-cible-1"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/l-iran-mal-cible-1</id>
		<issued>2008-06-27T11:29:34Z</issued>
		<modified>2008-06-27T11:29:34Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[<b><i>"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"</i></b><br />
Alfred de Musset<br />
<br />
Depuis des semaines, les signes de tension grave à l'encontre de l'<a class="wiki">Iran</a> se multiplient: manoeuvres Israeliennes impliquant une centaine de chasseurs-bombardiers et leurs ravitailleurs en vol, délaration extrêmement violente de Shaul Mofaz (ex-chef d'état-major Israelien) sur "l'inévitabilité" d'une attaque, rumeurs savamment distillées selon lesquelles G.W.Bush aurait donné son feu vert à E.Olmert lors de leur dernière entrevue, discours dramatisé de N.Sarkozy à la Knesset... A quoi l'on peut ajouter l'intéressant article du chef du Foreign Office, Mr. Miliband, appelant les deux camps à une modération réciproque.<br />
Les partisans de la <a class="wiki">théorie du complot</a> (presque une institution aux <a class="wiki">USA</a>) s'alarment: Bush et Dick Cheney auraient décidé de finir en beauté et, en démarrant une guerre incontrôlable juste avant les élections, de s'offrir soit une prolongation non prévue par la Constitution, soit favoriser l'élection d'un McCain qui serait alors entouré des pires va-t'en-guerre Républicains au détriment d'un Obama jugé trop mou et qui, depuis deux semaines, additionne les déclarations macho et inexactes pour montrer qu'il saurait être un commandant en chef.<br />
<br />
Les modérés sur ce dossier (Allemagne, Espagne, Angleterre, Chinois, <a class="wiki">Russie</a>), voire les <a class="wiki">Turcs</a> qui ont entamé des manoeuvres militaires communes anti-PKK avec l'<a class="wiki">Iran</a> ne font aucun commentaire public, mais on peut imaginer qu'ils mettent en avant, avec raison, tous les arguments pour faire baisser la tension.<br />
<br />
Que se passerait-il si les Israéliens -avec l'assistance des satellites et de la logistique Américains-, frappaient des objectifs jugés nucléaires en <a class="wiki">Iran</a>?
<ul>
    <li>Tout d'abord, ils ne pourrraient les détruire tous puisque ceux-ci sont disséminés sur plusieurs dizaines de sites dont certains très profondément enterrés (on a vu lors de l'invasion de l'<a class="wiki">Irak</a> que les fameuses bombes à pénétration souterraine américaines n'étaient pas si efficaces que çà).</li>
    <li>Cela ne ferait que retarder l'achèvement du programme Iranien, et renforcer la détermination de Téhéran de posséder la bombe.</li>
    <li>Politiquement, alors que des élections se profilent, il est certain qu'une agression extérieure profiterait aux éléments iraniens les plus conservateurs, et sans doute à l'actuel Président pourtant en situation de faiblesse.</li>
    <li>Militairement les Iraniens, qui ont prouvé à la fois leur savoir-faire et leur courage, n'hésiteraient pas à employer la stratégie mise au point durant la guerre avec l'<a class="wiki">Irak</a> et considérablement améliorée depuis: l'emploi de vedettes ultra-rapides, par essaim de plusieurs dizaines pour attaquer porte-avions, destroyers et tankers occidentaux pris dans la nasse du Golfe Persique. Certaines de ces vedettes seraient à n'en pas douter utilisées en kamikaze.</li>
    <li>Enfin, il suffirait de couler un supertanker près du Détroit d'Ormuz&#160; pour verrouiller l'accès, enfermant pour longtemps deux flottes US, deux flotilles européennes et quantité de pétroliers.</li>
</ul>
Les conséquences au niveau mondial seraient immédiates et dramatiques, en dehors de tout dérapage militaire subséquent tel que l'implication directe des forces Américaines ou l'embrasement du <a class="wiki">Liban</a>: <br />
<br />
Le prix du baril de <a class="wiki">pétrole</a> passerait instantanément non pas à 200 mais plutôt à 300 dollars, avec les conséquences que l'on imagine sur l'économie mondiale.<br />
Ni la <a class="wiki">Chine</a>, ni l'<a class="wiki">Inde</a> ni l'UE ne pourraient le tolérer. Même la <a class="wiki">Russie</a> dont pourtant les revenus pétroliers ne feraient qu'augmenter se trouverait en situation vulnérable car un conflit armé en <a class="wiki">Iran</a> ne manquerait pas de l'impliquer.<br />
Pourtant, sachant celà, certains hommes politiques continuent d'envisager cette option, certains officiers supérieurs (principalement les responsables de l'aviation Israelienne et Américaine, pas encore convaincus que l'attaque aérienne ne suffit pas à résoudre un problème politique) continuent de prétendre que deux des meilleures armées du monde peuvent amener un pays tel que l'<a class="wiki">Iran</a> à genoux.<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Défense: un livre plus blanc que clair</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Maintenant que le Livre Blanc de la Défense Française a été publié, il est loisible sans carte de presse ou accréditation officielle de faire quelques observations, tout en reconnaissant que la France ne peut plus mener à elle seule un certain nombre de ses missions traditionnelles et qu&apos;une partie de ses personnels n&apos;avaient plus leur place.

De ce point de vue, la baisse des effectifs peut être menée sans trop de dommages, à condition d&apos;être bien pensée....

    La première des observations est que la part du budget de la Défense va baisser jusqu&apos;à 2% alors que seules la France et l&apos;Angleterre menaient jusqu&apos;ici une politique conforme à la montée des instabilités et basculements mondiaux et alors que les budgets de défense Russe et Chinois prévoient des augmentations à trois et deux chiffres respectivement .

    La deuxième est que le discours officiel du Président de la République, selon lequel la rentrée pleine et entière de la France dans l&apos;OTAN doit s&apos;accompagner d&apos;une montée en puissance de la défense européenne commune alors que son budget baisse paraît du coup vide de sens, ce qui est une faute stratégique.

    La troisième est que l&apos;attention des Armées semblerait devoir se porter désormais plus ou moins autour du Golfe (implantation à haut risque au Qatar), vraisemblablement pour assurer la sécurité des approvisionnements en hydrocarbures.



On peut sérieusement se demander si cette réorientation est judicieuse. On peut aussi se demander si le moment est bien choisi: l&apos;Ouest de l&apos;Afrique et particulièrement le Golfe de Guinée révèlent d&apos;importantes promesses en pétrole, et les routes de l&apos;Amérique du Sud, de l&apos;Arctique et de l&apos;Antarctique vont devenir des enjeux stratégiques militaires, commerciaux et économiques majeurs pour l&apos;Europe dans les 5 à 10 ans à venir.



On  peut s&apos;étonner que la France lâche la partie Africaine où elle détenait des atouts (ce qui n&apos;empêchait pas de retirer son soutien à certains dictateurs) au moment où l&apos;Amérique s&apos;y impose de plus en plus face à la crainte que lui pose la Chine, et d&apos;autre part tente de s&apos;installer dans un territoire déjà saturé par les forces armées Américaines, au point où leur taille leur devient un problème (sans parler des effets antagonistes induits auprès des populations locales).

    La quatrième observation concerne évidemment l&apos;effort bienvenu mis sur le renforcement des moyens de renseignement.



La volonté de mise en chantier de satellites de type Hélios de nouvelle génération n&apos;est pas clairement proclamée, mais l&apos;augmentation des dotations en matériel de surveillance et d&apos;interception de données vient à point.

Outre que les conflits par cyber-attaque font désormais partie des scenario très plausibles de prise de contrôle d&apos;un pays par un autre, des attaques larvées et différentes sortes de test ayant déjà été menés avec plus ou moins de succès par plusieurs pays (et pas seulement Taïwan et la Chine), on ne peut s&apos;empêcher pourtant de soupçonner le pouvoir politique de vouloir mettre au point un certain nombre de mesures propres à prendre d&apos;assaut le pays civil. C&apos;est classique, comme l&apos;emploi des chars  en situation insurrectionnelle.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/defense-un-livre-plus-blanc-que-clair"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/defense-un-livre-plus-blanc-que-clair</id>
		<issued>2008-06-18T19:06:26Z</issued>
		<modified>2008-06-18T19:06:26Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Maintenant que le Livre Blanc de la <a class="wiki">Défense</a> Française a été publié, il est loisible sans carte de presse ou accréditation officielle de faire quelques observations, tout en reconnaissant que la France ne peut plus mener à elle seule un certain nombre de ses missions traditionnelles et qu'une partie de ses personnels n'avaient plus leur place.<br />
De ce point de vue, la baisse des effectifs peut être menée sans trop de dommages, à condition d'être bien pensée....
<ul>
    <li>La première des observations est que la part du budget de la <a class="wiki">Défense</a> va baisser jusqu'à 2% alors que seules la France et l'Angleterre menaient jusqu'ici une politique conforme à la montée des instabilités et basculements mondiaux et alors que les budgets de <a class="wiki">défense</a> <a class="wiki">Russe</a> et Chinois prévoient des augmentations à trois et deux chiffres respectivement .</li>
    <li>La deuxième est que le discours officiel du Président de la République, selon lequel la rentrée pleine et entière de la France dans l'<a class="wiki">OTAN</a> doit s'accompagner d'une montée en puissance de la <a class="wiki">défense</a> européenne commune alors que son budget baisse paraît du coup vide de sens, ce qui est une faute stratégique.</li>
    <li>La troisième est que l'attention des Armées semblerait devoir se porter désormais plus ou moins autour du Golfe (implantation à haut risque au Qatar), vraisemblablement pour assurer la sécurité des approvisionnements en hydrocarbures.</li>
</ul>
On peut sérieusement se demander si cette réorientation est judicieuse. On peut aussi se demander si le moment est bien choisi: l'Ouest de l'<a class="wiki">Afrique</a> et particulièrement le Golfe de Guinée révèlent d'importantes promesses en <a class="wiki">pétrole</a>, et les routes de l'Amérique du Sud, de l'Arctique et de l'Antarctique vont devenir des enjeux stratégiques militaires, commerciaux et économiques majeurs pour l'<a class="wiki">Europe</a> dans les 5 à 10 ans à venir.<br />
<br />
On&#160; peut s'étonner que la France lâche la partie Africaine où elle détenait des atouts (ce qui n'empêchait pas de retirer son soutien à certains dictateurs) au moment où l'Amérique s'y impose de plus en plus face à la crainte que lui pose la <a class="wiki">Chine</a>, et d'autre part tente de s'installer dans un territoire déjà saturé par les forces armées Américaines, au point où leur taille leur devient un problème (sans parler des effets antagonistes induits auprès des populations locales).
<ul>
    <li>La quatrième observation concerne évidemment l'effort bienvenu mis sur le renforcement des moyens de renseignement.</li>
</ul>
La volonté de mise en chantier de satellites de type Hélios de nouvelle génération n'est pas clairement proclamée, mais l'augmentation des dotations en matériel de surveillance et d'interception de données vient à point.<br />
Outre que les conflits par cyber-attaque font désormais partie des scenario très plausibles de prise de contrôle d'un pays par un autre, des attaques larvées et différentes sortes de test ayant déjà été menés avec plus ou moins de succès par plusieurs pays (et pas seulement <a class="wiki">Taïwan</a> et la <a class="wiki">Chine</a>), on ne peut s'empêcher pourtant de soupçonner le pouvoir politique de vouloir mettre au point un certain nombre de mesures propres à prendre d'assaut le pays civil. C'est classique, comme l'emploi des chars&#160; en situation insurrectionnelle.]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Les USA sans Bush, c&apos;est mieux?</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Toutes les études internationales - et tout récemment la très fiable Pew- indiquent que le monde s&apos;attend à une améliioration des relations du monde avec l&apos;Amérique du Nord, et vice-versa (la même étude Pew place d&apos;ailleurs la Chine en position de superpuissance unique de remplacement dans une assez forte porportion chez les sondés de 24 pays).

Depuis un an même, résultante de l&apos;intérêt qu&apos;a suscité dans le monde la campagne Américaine des primaires, l&apos;image des USA aurait légèrement remonté, un facteur dû principalement à l&apos;idée généralement admise que le départ de l&apos;actuel occupant de la Maison Blanche ne peut qu&apos;être positf (sous-entendu: même les Américains ne pourraient trouver un président pire que ce 43ème exemplaire).



Les principaux domaines dans lesquels on attend de l&apos;un ou l&apos;autre des candidats une amélioration probante sont, dans le désordre:

    la lutte contre le réchauffement climatique

    la guerre en Irak

    la guerre en Afghanistan

    le conflit Israelo-Palestinien

    un meilleur contrôle de l&apos;économie américaine, dont les hauts et les bas influent sur le reste du monde

    une régulation des finances, dans l&apos;espoir que certains mouvements spéculatifs ne puissent mettre en danger le soi-disant équilibre mondial, notamment sur les matières premières

    le redémarrage d&apos;une Amérique plus conviviale, inventive et généreuse.





Ceci nous semble peu réaliste. 

D&apos;abord, parce que même si le pouvoir d&apos;un Président des Etats-Unis d&apos;Amérique est immense, les dégâts causés par son ou ses prédécesseurs ne sauraient être effacés d&apos;un coup de balai: la haine et le sentiment d&apos;injustice initiés chez un enfant ou adolescent peut durer bien au-dela des actions, si vertueuses soient-elles, de ses successeurs. Il en est de même pour une population, un pays, un continent.

Ensuite, parce que quelles que soient les incompétences, préjugés, illusions, ignorance, corruption d&apos;esprit ou calculs mesquins d&apos;un Président, il faut bien admettre que le Président Bush a  été suivi par ses compatriotes parfois avec fanatisme, souvent avec enthousiasme, quelquefois avec résignation ou lâcheté. 

Il faut se souvenir que si le débat politique a été intense, que de nombreuses voix de la société civile (et même de certains officiers en retraite), la classe politique dans son ensemble a voté pour la guerre en Irak et, (presque pire encore) pour le Patriot Act, une loi qu&apos;on ne peut qualifier que totalitaire permettant tous les débordements discriminatoires et inquisiteurs possibles. 

Il convient de se rappeler que la presse Américaine n&apos;a commencé à fouiller dans les invraisemblances des déclarations présidentielles et vice-présidentielles, dans les comportements peu clairs de membres éminents de la Maison Blanche, qu&apos;au moment de l&apos;affaire Plame, cette femme membre de la CIA et épouse de l&apos;Ambassadeur Wislon que l&apos;on avait voulu punir pour avoir dit clairement que Saddam Hussein n&apos;avait jamais contacté le Niger pour lui acheter de l&apos;uranium.

Il faut surtout se souvenir que cePrésident manipulateur, menteur, incompétent et diviseur a été réélu.



Bref, une fois Bush parti, resteront des dizaines de millions d&apos;Américains peu gênés par Guantanamo, par les massacres et tortures en Irak, par les inombrables dommages collatéraux en Afghanistan et par la diabolisation du Hamas, mouvement démocratiquement élu, ou indifférents à l&apos;utilisation pourtant interdite de munitions américaines à retardement sur des populations civiles par l&apos;armée Israelienne lors de la guerre du Liban.

Mais tout çà, n&apos;est-ce pas, c&apos;est le passé.

Réjouissons-nous.

Alors pourquoi l&apos;assurance de l&apos;arrivée d&apos;un nouveau Président ne nous rassure-t&apos;elle pas plus?



La récente déclaration du Sénateur Obama devant l&apos;organisation pro-Israelienne la plus influente selon laquelle il défendrait avec vigueur et détermination la permanence du statut de Jérusalem comme capitale de l&apos;Etat d&apos;Israel est quelque peu troublante.

D&apos;abord parce que presque tous les pays du monde, y compris les USA, ne reconnaissent pas le statut de capitale à Jérusalem, mais à Tel-Aviv. 

Ensuite parce que c&apos;est justement une des revendications majeures des Palestiniens que d&apos;instaurer à Jerusalem-Est ce statut pour leur propre futur Etat.

Enfin parce que le message envoyé aux pays arabes est on ne peut plus décourageant: pour eux, plus la politique américaine change, et plus c&apos;est la même chose.

Le Sénateur MacCain, pour sa part, n&apos;a pas manqué récemment de commettre une nouvelle preuve de ce que pour lui les musulmans sont tous à mettre dans le même panier en déclarant en direct que Ben Laden était l&apos;allié de l&apos;Iran. Même si, toujours en direct, un assistant est venu lui souffler que Ben Laden nourrissait à l&apos;égard des chiites une haine égale à celle qu&apos;il cultive pour les juifs, ça faisait beaucoup dans la même journée de la part des futurs maîtres de la Maison Blanche.

Enfn, à nous de choisir.
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/les-usa-sans-bush-c-est-mieux"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/les-usa-sans-bush-c-est-mieux</id>
		<issued>2008-06-16T06:32:01Z</issued>
		<modified>2008-06-16T06:33:23Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Toutes les études internationales - et tout récemment la très fiable Pew- indiquent que le monde s'attend à une améliioration des relations du monde avec l'Amérique du Nord, et vice-versa (la même étude Pew place d'ailleurs la <a class="wiki">Chine</a> en position de superpuissance unique de remplacement dans une assez forte porportion chez les sondés de 24 pays).<br />
Depuis un an même, résultante de l'intérêt qu'a suscité dans le monde la campagne Américaine des primaires, l'image des <a class="wiki">USA</a> aurait légèrement remonté, un facteur dû principalement à l'idée généralement admise que le départ de l'actuel occupant de la Maison Blanche ne peut qu'être positf (sous-entendu: même les Américains ne pourraient trouver un président pire que ce 43ème exemplaire).<br />
<br />
Les principaux domaines dans lesquels on attend de l'un ou l'autre des candidats une amélioration probante sont, dans le désordre:
<ul>
    <li>la lutte contre le réchauffement climatique</li>
    <li>la guerre en <a class="wiki">Irak</a></li>
    <li>la guerre en <a class="wiki">Afghanistan</a></li>
    <li>le conflit Israelo-Palestinien</li>
    <li>un meilleur contrôle de l'économie américaine, dont les hauts et les bas influent sur le reste du monde</li>
    <li>une régulation des finances, dans l'espoir que certains mouvements spéculatifs ne puissent mettre en danger le soi-disant équilibre mondial, notamment sur les matières premières</li>
    <li>le redémarrage d'une Amérique plus conviviale, inventive et généreuse.</li>
</ul>
<br />
Ceci nous semble peu réaliste. <br />
D'abord, parce que même si le pouvoir d'un Président des Etats-Unis d'Amérique est immense, les dégâts causés par son ou ses prédécesseurs ne sauraient être effacés d'un coup de balai: la haine et le sentiment d'injustice initiés chez un enfant ou adolescent peut durer bien au-dela des actions, si vertueuses soient-elles, de ses successeurs. Il en est de même pour une population, un pays, un continent.<br />
Ensuite, parce que quelles que soient les incompétences, préjugés, illusions, ignorance, corruption d'esprit ou calculs mesquins d'un Président, il faut bien admettre que le Président Bush a&#160; été suivi par ses compatriotes parfois avec fanatisme, souvent avec enthousiasme, quelquefois avec résignation ou lâcheté. <br />
Il faut se souvenir que si le débat politique a été intense, que de nombreuses voix de la société civile (et même de certains officiers en retraite), la classe politique dans son ensemble a voté pour la guerre en <a class="wiki">Irak</a> et, (presque pire encore) pour le Patriot Act, une loi qu'on ne peut qualifier que totalitaire permettant tous les débordements discriminatoires et inquisiteurs possibles. <br />
Il convient de se rappeler que la presse Américaine n'a commencé à fouiller dans les invraisemblances des déclarations présidentielles et vice-présidentielles, dans les comportements peu clairs de membres éminents de la Maison Blanche, qu'au moment de l'affaire Plame, cette femme membre de la CIA et épouse de l'Ambassadeur Wislon que l'on avait voulu punir pour avoir dit clairement que Saddam Hussein n'avait jamais contacté le Niger pour lui acheter de l'uranium.<br />
Il faut surtout se souvenir que cePrésident manipulateur, menteur, incompétent et diviseur a été réélu.<br />
<br />
Bref, une fois Bush parti, resteront des dizaines de millions d'Américains peu gênés par Guantanamo, par les massacres et tortures en <a class="wiki">Irak</a>, par les inombrables dommages collatéraux en <a class="wiki">Afghanistan</a> et par la diabolisation du Hamas, mouvement démocratiquement élu, ou indifférents à l'utilisation pourtant interdite de munitions américaines à retardement sur des populations civiles par l'<a class="wiki">armée</a> Israelienne lors de la guerre du <a class="wiki">Liban</a>.<br />
Mais tout çà, n'est-ce pas, c'est le passé.<br />
Réjouissons-nous.<br />
Alors pourquoi l'assurance de l'arrivée d'un nouveau Président ne nous rassure-t'elle pas plus?<br />
<br />
La récente déclaration du Sénateur Obama devant l'organisation pro-Israelienne la plus influente selon laquelle il défendrait avec vigueur et détermination la permanence du statut de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'<a class="wiki">Israel</a> est quelque peu troublante.<br />
D'abord parce que presque tous les pays du monde, y compris les <a class="wiki">USA</a>, ne reconnaissent pas le statut de capitale à Jérusalem, mais à Tel-Aviv. <br />
Ensuite parce que c'est justement une des revendications majeures des Palestiniens que d'instaurer à Jerusalem-Est ce statut pour leur propre futur Etat.<br />
Enfin parce que le message envoyé aux pays arabes est on ne peut plus décourageant: pour eux, plus la politique américaine change, et plus c'est la même chose.<br />
Le Sénateur MacCain, pour sa part, n'a pas manqué récemment de commettre une nouvelle preuve de ce que pour lui les musulmans sont tous à mettre dans le même panier en déclarant en direct que Ben Laden était l'allié de l'<a class="wiki">Iran</a>. Même si, toujours en direct, un assistant est venu lui souffler que Ben Laden nourrissait à l'égard des chiites une haine égale à celle qu'il cultive pour les juifs, ça faisait beaucoup dans la même journée de la part des futurs maîtres de la Maison Blanche.<br />
Enfn, à nous de choisir.<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Haro sur la Chine</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le bruit médiatique considérable fait autour du calvaire de la torche Olympique dans son périple l&apos;amenant à Pékin est-il seulement le fait d&apos;une revendication pro-Tibétaine?

La Chine, qui se plaint d&apos;être injustement vilipendée, en souffre-t&apos;elle autant qu&apos;elle le laisse paraître?



Nous aurions tendance à répondre par la négative à ces deux questions.



Points de vue hors Chine

- Quelle que soit la sympathie que l&apos;on puisse éprouver pour le Dalaï-lama et les Tibétains, un certain nombre de disproportions entre les agitations diverses prises en leur faveur et le silence sur d&apos;autres causes tout aussi humanitaires (les Ouïgours, les expropriations massives de paysans, la misère alimentaire d&apos;environ 100 milions de Chinois, la catastrophe écologique du barrage des Trois Gorges) ou territoriales (les îles Paracelses par exemple), laisse perplexe.

Pour autant qu&apos;on sache, l&apos;ancien régime du Dalaï-lama n&apos;était rien d&apos;autre qu&apos;un vestige de ces théocraties bénéficiant à un clergé passéiste généralement condamnées par les démocraties.Aujourd&apos;hui, c&apos;est surtout l&apos;aspect culturel au sens profond qu&apos;il convient de défendre.

Sans parler des innombrables erreurs politiques du Dalaï-lama (de ses anciennes amitiés pour un colonel SS à celle, récente et affichée, d&apos;un Président Bush particulièrement belliciste et inégalitariste), il convient de se souvenir que la situation qui est celle du Tibet n&apos;a rien de nouveau (48 ans) et que la répression y fut il n&apos;y a pas dix ans autrement plus sanguinaire

Dans un second test, les Occidentaux ont usé de la crise des élections au Zimbabwe pour faire pression sur Pékin dont un bateau s&apos;apprêtait à livrer un important chargement d&apos;armes au régime ubuesque et criminel de Mugabe (assez finement, les Chinois ont refusé de tomber dans le piège, annulé la livraison et délivré un message de flexibilité inattendue que les nombreux admirateurs de Sun Tsu à Washington ont dû apprécier).

Enfin, comme par hasard et fort opportunément, la Jane&apos;s publie des photographies de la construction de la base navale de Hainan, qui serait dévolue aux sous-marins nucléaires lance-engins.

Une partie de la presse Occidentale s&apos;enflamme ou va le faire illico.

S&apos;il est un fait qu&apos;une telle base permettrait à Pékin d&apos;envoyer et recueillir ses SNLE en toute discrétion, considérant les profondeurs marines immédiates, il n&apos;en est pas moins vrai que l&apos;Occident en est averti depuis longtemps.

Cette base, en outre, n&apos;est qu&apos;à 500 km environ d&apos;une base marine géante que les Américains mettent sur pied au Vietnam, adversaire discret mais résolu de la Chine.

On peut donc considérer qu&apos;il existe de fait une montée de la manipulation anti-chinoise.



Tactique à la Pékinoise

- De son côté, Pékin a utilisé avec une adresse consommée les images du monde entier montrant une Chine attaquée -parfois avec une grande  grossièreté selon les codes asiatiques de bienséance-, pour suralimenter ce qui va bientôt devenir un élément puissant dans l&apos;équilibre stratégique mondial: un nationalisme Chinois exacerbé.

Ce réflexe d&apos;auto-défense doit servir à prolonger au-delà des Jeux de Pékin un nationalisme poussé jusqu&apos;au chauvinisme le plus monolithique. 

Le Parti Communiste et l&apos;équipe au pouvoir vont être ainsi à même d&apos;y puiser l&apos;unanimisme nécessaire à leur stratégie pour les années prochaines, stratégie de montée en puissance bien sûr, et de défis.

Que ce soit dans la perspective d&apos;une invasion de Taïwan déjà évoquée ici et ailleurs à de multiples reprises, dans la consolidation de son occupation de fait des Paracelles dont l&apos;intérêt est considérable à l&apos;échelle stratégique (et peut-être énergétique, si les espoirs d&apos;hydrocarbures se matérialisent) ou plus simplement dans la réalisation, fondée du point de vue Chinois, d&apos;atteindre un niveau de puissance équivalent à celui de sa population et de son futur poids économique, l&apos;heure n&apos;est en effet pas à la contestation intérieure.

Or celle-ci pourrait venir, irriguée par la menace d&apos;une crise des matières premières adjointe à la récession occidentale, principalement Américaine, qui la priverait non seulement du flux de devises étrangères mais surtout de la croissance économique et sociale, à l&apos;heure où celle-ci dépend encore trop des exportations.

Lorsque la consommation intérieure (et donc la constitution d&apos;une classe moyenne massive) sera non seulement lancée mais surtout mieux répartie sur le territoire (et pas uniquement au Sud et Sud-Est), les autorités Chinoises seront alors plus rassurées, et la Chine définitivement éveillée.



On peut donc considérer que le pouvoir en Chine a besoin de cette tension, notamment autour des Jeux Olympiques.



De chaque côté se sont amoncelées tant de contradictions entre les intérêts tactiques partagés et les conflits stratégiques à venir que l&apos;on a oublié qu&apos;il existait une boîte de Pandore à ne pas ouvrir: celle du sentiment nationaliste d&apos;un pays qui ne s&apos;est pas appelé &quot;L&apos;Empire du Milieu&quot; par coquetterie.. 

Tous ceux qui sont allés en Chine ou ont eu affaire avec ce pays fascinant savent pourtant qu&apos;un milliard et demi d&apos;habitants relayés par quelques dizaines de millions d&apos;expatriés à travers le monde ne sauraient être bafoués sans qu&apos;il n&apos;en résulte des dégâts, au moment même où la société atteint un niveau GINI et IDH cardinal.

Le premier dégât est que les Droits de l&apos;Homme vont subir une importante défaite en Chine.

Un sentiment d&apos;antagonisme fort qui perdurerait entre l&apos;Occident et la Chine ne servirait personne. 

Pas même le Japon, l&apos;Inde, la Corée ou le Vietnam, dont on verra bientôt qu&apos;il ont une importante partie à jouer (ou à perdre).


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/haro-sur-la-chine"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/haro-sur-la-chine</id>
		<issued>2008-05-03T16:29:47Z</issued>
		<modified>2008-05-03T16:29:47Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Le bruit médiatique considérable fait autour du calvaire de la torche Olympique dans son périple l'amenant à <a class="wiki">Pékin</a> est-il seulement le fait d'une revendication pro-Tibétaine?<br />
La <a class="wiki">Chine</a>, qui se plaint d'être injustement vilipendée, en souffre-t'elle autant qu'elle le laisse paraître?<br />
<br />
Nous aurions tendance à répondre par la négative à ces deux questions.<br />
<br />
<b>Points de vue hors <a class="wiki">Chine</a></b><br />
- Quelle que soit la sympathie que l'on puisse éprouver pour le Dalaï-lama et les Tibétains, un certain nombre de disproportions entre les agitations diverses prises en leur faveur et le silence sur d'autres causes tout aussi humanitaires (les Ouïgours, les expropriations massives de paysans, la misère alimentaire d'environ 100 milions de Chinois, la catastrophe écologique du barrage des Trois Gorges) ou territoriales (les îles Paracelses par exemple), laisse perplexe.<br />
Pour autant qu'on sache, l'ancien régime du Dalaï-lama n'était rien d'autre qu'un vestige de ces théocraties bénéficiant à un clergé passéiste généralement condamnées par les démocraties.Aujourd'hui, c'est surtout l'aspect culturel au sens profond qu'il convient de défendre.<br />
Sans parler des innombrables erreurs politiques du Dalaï-lama (de ses anciennes amitiés pour un colonel SS à celle, récente et affichée, d'un Président Bush particulièrement belliciste et inégalitariste), il convient de se souvenir que la situation qui est celle du Tibet n'a rien de nouveau (48 ans) et que la répression y fut il n'y a pas dix ans autrement plus sanguinaire<br />
Dans un second test, les Occidentaux ont usé de la crise des élections au Zimbabwe pour faire pression sur <a class="wiki">Pékin</a> dont un bateau s'apprêtait à livrer un important chargement d'armes au régime ubuesque et criminel de Mugabe <i>(assez finement, les Chinois ont refusé de tomber dans le piège, annulé la livraison et délivré un message de flexibilité inattendue que les nombreux admirateurs de Sun Tsu à <a class="wiki">Washington</a> ont dû apprécier)</i>.<br />
Enfin, comme par hasard et fort opportunément, la <a href="http://www.janes.com/press/press/pc080502_1.shtml" title="photographies accessibles par tous">Jane's</a> publie des photographies de la construction de la base navale de Hainan, qui serait dévolue aux sous-marins nucléaires lance-engins.<br />
Une partie de la presse Occidentale s'enflamme ou va le faire illico.<br />
S'il est un fait qu'une telle base permettrait à <a class="wiki">Pékin</a> d'envoyer et recueillir ses SNLE en toute discrétion, considérant les profondeurs marines immédiates, il n'en est pas moins vrai que l'Occident en est averti depuis longtemps.<br />
Cette base, en outre, n'est qu'à 500 km environ d'une base marine géante que les Américains mettent sur pied au Vietnam, adversaire discret mais résolu de la <a class="wiki">Chine</a>.<br />
On peut donc considérer qu'il existe de fait une montée de la manipulation anti-chinoise.<br />
<br />
<b>Tactique à la Pékinoise</b><br />
- De son côté, <a class="wiki">Pékin</a> a utilisé avec une adresse consommée les images du monde entier montrant une <a class="wiki">Chine</a> attaquée -parfois avec une grande&#160; grossièreté selon les codes asiatiques de bienséance-, pour suralimenter ce qui va bientôt devenir un élément puissant dans l'équilibre stratégique mondial: un nationalisme Chinois exacerbé.<br />
Ce réflexe d'auto-<a class="wiki">défense</a> doit servir à prolonger au-delà des Jeux de <a class="wiki">Pékin</a> un nationalisme poussé jusqu'au chauvinisme le plus monolithique. <br />
Le Parti Communiste et l'équipe au pouvoir vont être ainsi à même d'y puiser l'unanimisme nécessaire à leur stratégie pour les années prochaines, stratégie de montée en puissance bien sûr, et de défis.<br />
Que ce soit dans la perspective d'une invasion de <a class="wiki">Taïwan</a> <a href="http://www.unautre.net/news/l-inde-obligee-de-faire-surface" title="voir ausi dans de plus anciens articles">déjà évoquée ici </a>et ailleurs à de multiples reprises, dans la consolidation de son occupation de fait des Paracelles dont l'intérêt est considérable à l'échelle stratégique (et peut-être énergétique, si les espoirs d'hydrocarbures se matérialisent) ou plus simplement dans la réalisation, fondée du point de vue Chinois, d'atteindre un niveau de puissance équivalent à celui de sa population et de son futur poids économique, l'heure n'est en effet pas à la contestation intérieure.<br />
Or celle-ci pourrait venir, irriguée par la menace d'une crise des matières premières adjointe à la récession occidentale, principalement Américaine, qui la priverait non seulement du flux de devises étrangères mais surtout de la croissance économique et sociale, à l'heure où celle-ci dépend encore trop des exportations.<br />
Lorsque la consommation intérieure (et donc la constitution d'une classe moyenne massive) sera non seulement lancée mais surtout mieux répartie sur le territoire (et pas uniquement au Sud et Sud-Est), les autorités Chinoises seront alors plus rassurées, et la <a class="wiki">Chine</a> définitivement éveillée.<br />
<br />
On peut donc considérer que le pouvoir en <a class="wiki">Chine</a> a besoin de cette tension, notamment autour des Jeux Olympiques.<br />
<br />
De chaque côté se sont amoncelées tant de contradictions entre les intérêts tactiques partagés et les conflits stratégiques à venir que l'on a oublié qu'il existait une boîte de Pandore à ne pas ouvrir: celle du sentiment nationaliste d'un pays qui ne s'est pas appelé "L'Empire du Milieu" par coquetterie.. <br />
Tous ceux qui sont allés en <a class="wiki">Chine</a> ou ont eu affaire avec ce pays fascinant savent pourtant qu'un milliard et demi d'habitants relayés par quelques dizaines de millions d'expatriés à travers le monde ne sauraient être bafoués sans qu'il n'en résulte des dégâts, au moment même où la société atteint un niveau GINI et IDH cardinal.<br />
Le premier dégât est que les Droits de l'Homme vont subir une importante défaite en <a class="wiki">Chine</a>.<br />
Un sentiment d'antagonisme fort qui perdurerait entre l'Occident et la <a class="wiki">Chine</a> ne servirait personne. <br />
Pas même le <a class="wiki">Japon</a>, l'<a class="wiki">Inde</a>, la Corée ou le Vietnam, dont on verra bientôt qu'il ont une importante partie à jouer (ou à perdre).<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>L&apos;Amérique et les divisions</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Alors que les camps politiques Américains semblent de plus en plus divisés, non seulement G.O.P contre Démocrates mais au sein de chacun des partis, voilà que les responsables des stratégies diplomatiques et militaires voient avec une crainte grandissante se profiler une nouvelle perspective: la fin de divisions qui jusqu&apos;ici leur permettait de maintenir au pouvoir leurs différents protégés:

    Le rapprochement des camps différents opposants Pakistanais devenu majoritaires, et le propre rapprochement de ceux-ci avec les chefs de l&apos;armée

    Les contacts de marchands de tapis entre le gouvernement de Kaboul et les Taliban

    les négociations abordées de façon semble-t&apos;il très réaliste entre le Fatah et le Hamas

    Les discussions de plus en plus poussées entre l&apos;Iran, l&apos;Irak et la Turquie



Si la politique de l&apos;actuelle (et en grande partie, de l&apos;ancienne) Administration Américaine se résumait à favoriser un camp et diaboliser l&apos;autre afin d&apos;affaiblir les deux pour maintenir les régions concernées sous l&apos;influence de Washington, une réelle entente entre les différents conciliateurs laisserait les USA sans leur habituelle façon de moyen de direction: le levier.



1/

Les deux partis opposés à Musharraf ont trouvé en la personne de Gullani désigné nouveau PM, un représentant politique présentable à l&apos;extérieur comme à l&apos;intérieur du pays, y compris aux yeux de l&apos;Etat-Major de moins en moins convaincu de la pertinence qu&apos;il y aurait à maintenir l&apos;actuel Président (moins populaire que Ben Laden!) au pouvoir. 



Leur décision de reprendre des pourparlers avec les chefs des tribus de l&apos;Ouest en quasi-sécession, selon un protocole différent, fait craindre à Washington de se voir retirer l&apos;autorisation -venue bien tardivement- de frapper avec de réels succès dans les provinces du Nord-Ouest.



2/

L&apos;incompétence et la gabegie de Karzai et ses acolytes, ses liens anciens et profonds avec les Pashtounes et la perspective de l&apos;offensive très prochaine et vraisemblablement victorieuse des Taliban à l&apos;Ouest (comme nous l&apos;avions prédit il y a déjà plus d&apos;un an) et non au Sud ou à l&apos;Est, dominés par les combats très durs dans lesquels les forces US affrontent les affiliés d&apos;Al Qaeda obligent le président Afghan à négocier un modus vivendi avec ses ennemis: les Taliban sont en effet parfois à une distance si courte de la capitale que la banlieue Ouest leur sert par endroits de caches, dortoirs et arsenaux.



De leur côté, les Américains sont confrontés dans leurs rapports avec leurs alliés à des divisions tactiques, stratégiques et politiques de plus en plus aigües



3/

Après l&apos;affront maladroit et brutal qu&apos;a constitué l&apos;autorisation du gouvernement Israelien pour de nouvelles implantations en Cisjordanie Mahmoud Abbas, politicien de faible valeur s&apos;il en est n&apos;a plus guère d&apos;autre choix  vu les dissensions menaçantes au sein du Fatah, que de composer avec un Hamas uni qui vient de réussir deux jolis coups : d&apos;une part en faisant connaître ses négociations très soutenues avec Israel (lesquelles malgré les fanfaronnades d&apos;Ehoud Barak ne concernent pas que la libération du soldat franco-israelien), d&apos;autre part en servant de pont entre Damas et un Hezbollah de plus en plus nationaliste et donc récalcitrant aux choix d&apos;Assad.



Dans la perspective d&apos;une entente des deux factions Palestiniennes, le rêve illusoire de Bush de voir un traité de paix signé avant son départ de la Maison Blanche s&apos;effondrerait, même aux esprits pourtant obstinés du Président et de Dick Cheney. A celà s&apos;ajouterait la possibilité d&apos;une nouvelle démonstration guerrière menée par l&apos;incompétente équipe au pouvoir à Jérusalem.



4/

Le jeu Kurde a fini d&apos;épuiser la patience d&apos;Ankara et Islamabad; la guerre larvée du pétrole de Kirkouk entre les Kurdes et les Shiites (représentés d&apos;une part par la présidence irakienne et d&apos;autre part par son chef de gouvernement) continue de priver les uns et les autres des énormes ressources que représente un barril à plus de 100$; les incursions Turques menées maintenant au grand jour en Irak, parallèlement à un échange constant d&apos;informations entre Ankara et Téhéran d&apos;une part, Téhéran et le gouvernement Maliki d&apos;autre part démontrent que la partie en Mésopotamie se positionne de plus en plus dans l&apos;après-Bush.



De son côté l&apos;Armée Américaine en Irak, du fait de ses choix tactiques, voit les intérêts des responsables militaires sur place (parfois au niveau des simples capitaines, très immergés dans la réalité locale) entrer en conflit.



Tout ceci laisse prévoir à assez court terme l&apos;émergence de renversements d&apos;alliances et une recomposition très importante de la carte locale, dans laquelle l&apos;influence Américaine n&apos;aura plus  pour se maintenir qu&apos;à espérer un changement radical de la prochaine administration élue en Novembre.

L&apos;influence Occidentale diminuera de toutes façons dans cette région, ce qui va accroître l&apos;inquiétude dans les Etats du Golfe, et en Inde.

Le monde géopolitique tel que nous le connaissons devrait ainsi subir les changements profonds que nous annoncions (tels Madame Irma) pour 2008.

Juste quand l&apos;économie passe par une période d&apos;instabilité critique*. 



*(Nous réfléchissons d&apos;ailleurs à l&apos;intérêt d&apos;une publication de prospective économique et financière)


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/l-amerique-et-les-divisions"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/l-amerique-et-les-divisions</id>
		<issued>2008-03-24T22:47:57Z</issued>
		<modified>2008-03-24T22:47:57Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Alors que les camps politiques Américains semblent de plus en plus divisés, non seulement G.O.P contre Démocrates mais au sein de chacun des partis, voilà que les responsables des stratégies diplomatiques et militaires voient avec une crainte grandissante se profiler une nouvelle perspective: la fin de divisions qui jusqu'ici leur permettait de maintenir au pouvoir leurs différents protégés:
<ul>
    <li>Le rapprochement des camps différents opposants Pakistanais devenu majoritaires, et le propre rapprochement de ceux-ci avec les chefs de l'<a class="wiki">armée</a></li>
    <li>Les contacts de marchands de tapis entre le gouvernement de Kaboul et les <a class="wiki">Taliban</a></li>
    <li>les négociations abordées de façon semble-t'il très réaliste entre le Fatah et le Hamas</li>
    <li>Les discussions de plus en plus poussées entre l'<a class="wiki">Iran</a>, l'<a class="wiki">Irak</a> et la <a class="wiki">Turquie</a></li>
</ul>
Si la politique de l'actuelle (et en grande partie, de l'ancienne) Administration Américaine se résumait à favoriser un camp et diaboliser l'autre afin d'affaiblir les deux pour maintenir les régions concernées sous l'influence de <a class="wiki">Washington</a>, une réelle entente entre les différents conciliateurs laisserait les <a class="wiki">USA</a> sans leur habituelle façon de moyen de direction: le levier.<br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>1/</b></span>Les deux partis opposés à Musharraf ont trouvé en la personne de Gullani désigné nouveau PM, un représentant politique présentable à l'extérieur comme à l'intérieur du pays, y compris aux yeux de l'Etat-Major de moins en moins convaincu de la pertinence qu'il y aurait à maintenir l'actuel Président (moins populaire que Ben Laden!) au pouvoir. <br />
<br />
Leur décision de reprendre des pourparlers avec les chefs des tribus de l'Ouest en quasi-sécession, selon un protocole différent, fait craindre à <a class="wiki">Washington</a> de se voir retirer l'autorisation -venue bien tardivement- de frapper avec de réels succès dans les provinces du Nord-Ouest.<br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>2/</b></span>L'incompétence et la gabegie de Karzai et ses acolytes, ses liens anciens et profonds avec les Pashtounes et la perspective de l'offensive très prochaine et vraisemblablement victorieuse des <a class="wiki">Taliban</a> à l'Ouest (comme nous l'avions prédit il y a déjà plus d'un an) et non au Sud ou à l'Est, dominés par les combats très durs dans lesquels les forces US affrontent les affiliés d'<a class="wiki">Al Qaeda</a> obligent le président Afghan à négocier un modus vivendi avec ses ennemis: les <a class="wiki">Taliban</a> sont en effet parfois à une distance si courte de la capitale que la banlieue Ouest leur sert par endroits de caches, dortoirs et arsenaux.<br />
<br />
De leur côté, les Américains sont confrontés dans leurs rapports avec leurs alliés à des divisions tactiques, stratégiques et politiques de plus en plus aigües<br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>3/</b></span>Après l'affront maladroit et brutal qu'a constitué l'autorisation du gouvernement Israelien pour de nouvelles implantations en Cisjordanie Mahmoud Abbas, politicien de faible valeur s'il en est n'a plus guère d'autre choix&#160; vu les dissensions menaçantes au sein du Fatah, que de composer avec un Hamas uni qui vient de réussir deux jolis coups&#160;: d'une part en faisant connaître ses négociations très soutenues avec <a class="wiki">Israel</a> (lesquelles malgré les fanfaronnades d'Ehoud Barak ne concernent pas que la libération du soldat franco-israelien), d'autre part en servant de pont entre Damas et un Hezbollah de plus en plus nationaliste et donc récalcitrant aux choix d'Assad.<br />
<br />
Dans la perspective d'une entente des deux factions Palestiniennes, le rêve illusoire de Bush de voir un traité de paix signé avant son départ de la Maison Blanche s'effondrerait, même aux esprits pourtant obstinés du Président et de Dick Cheney. A celà s'ajouterait la possibilité d'une nouvelle démonstration guerrière menée par l'incompétente équipe au pouvoir à Jérusalem.<br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>4/</b></span>Le jeu Kurde a fini d'épuiser la patience d'<a class="wiki">Ankara</a> et Islamabad; la guerre larvée du <a class="wiki">pétrole</a> de Kirkouk entre les Kurdes et les Shiites (représentés d'une part par la présidence irakienne et d'autre part par son chef de gouvernement) continue de priver les uns et les autres des énormes ressources que représente un barril à plus de 100$; les incursions Turques menées maintenant au grand jour en <a class="wiki">Irak</a>, parallèlement à un échange constant d'informations entre <a class="wiki">Ankara</a> et Téhéran d'une part, Téhéran et le gouvernement Maliki d'autre part démontrent que la partie en Mésopotamie se positionne de plus en plus dans l'après-Bush.<br />
<br />
De son côté l'<a class="wiki">Armée</a> Américaine en <a class="wiki">Irak</a>, du fait de ses choix tactiques, voit les intérêts des responsables militaires sur place (parfois au niveau des simples capitaines, très immergés dans la réalité locale) entrer en conflit.<br />
<br />
Tout ceci laisse prévoir à assez court terme l'émergence de renversements d'alliances et une recomposition très importante de la carte locale, dans laquelle l'influence Américaine n'aura plus  pour se maintenir qu'à espérer un changement radical de la prochaine administration élue en Novembre.<br />
L'influence Occidentale diminuera de toutes façons dans cette région, ce qui va accroître l'inquiétude dans les Etats du Golfe, et en <a class="wiki">Inde</a>.<br />
Le monde géopolitique tel que nous le connaissons devrait ainsi subir les changements profonds que nous annoncions (tels Madame Irma) pour 2008.<br />
Juste quand l'économie passe par une période d'instabilité critique*. <br />
<br />
*(<span style="font-size: x-small;"><i><b>Nous réfléchissons d'ailleurs à l'intérêt d'une publication de prospective économique et financière)</b></i></span><br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Afghanistan, lieu de tous les décalages(2)</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">En définissant la lutte contre Al Qaeda et tous les ennemis supposés ou réels de l&apos;Amérique sous le terme de &quot;guerre à la terreur&quot; le Président Américain a fait de son choix politique une faute stratégique et tactique.

Choix politique parce qu&apos;en donnant à son combat une dénomination aussi générale, en définissant un ennemi aussi flou, Georges W.Bush s&apos;offrait la possibilité d&apos;entamer une guerre totale.

Une guerre totale est une guerre dont l&apos;objectif est soit indéfini, soit inatteignable, soit inexistant, ce qui permet à son auteur d&apos;être libre de décider de son but et de son terme. 

La première guerre totale de l&apos;ère moderne fut la guerre révolutionnaire française: comme la guerre du Président Américain, elle ne présentait aucun objectif clairement fixé et donc aucune limite temporelle, géographique ou factuelle identifiable.



Le 43ème Président Américain aurait pu confiner la lutte contre les intégristes radicaux responsables des attentats du 11 Septembre à la dimension antiterroriste, voire à la lutte contre la criminalité.

Mais alors il lui aurait fallu demander sans cesse l&apos;accord de partenaires institutionnels ou étrangers pour enchaîner les guerres qu&apos;il s&apos;imaginait remporter l&apos;une après l&apos;autre.

La réalité en a décidé autrement comme chacun sait, mais la faute majeure de l&apos;équipe au pouvoir à Washington a été de croire comme beaucoup d&apos;autres auparavant, avoir remporté une victoire quand elle n&apos;avait fait que chasser son adversaire d&apos;un palais inutile.



Malheureusement pour l&apos;Europe et le Canada qui par l&apos;entremise de l&apos;OTAN se sont laissé entraîner dans la logique militaire de l&apos;hôte de la Maison blanche, si l&apos;essentiel de la lutte armée se déroule bien dans le pays pivotal en terme de géopolitique et de géostratégie, il se trouve que ce pays est l&apos; Afghanistan, dont nous savons qu&apos;il n&apos;a jamais toléré longtemps une occupation étrangère, fut-elle bien accueillie au départ.



Tout aussi regrettable est la difficulté où se trouvent des états-majors Occidentaux formés à combattre leurs propres miroirs, à définir et reconnaître l&apos;adversaire: l&apos;intégrisme Islamique, les Taliban, Al Qaeda, les Afghans, les Balouches, quoi d&apos;autre?

Difficulté à identifier la mission: guerre d&apos;invasion, occupation militaire, lutte anti-insurrectionnelle, opérations policières?

Incapacité à définir un objectif clair: à quoi en effet reconnaîtrait-on une victoire, puisque l&apos;on ne peut imaginer Ben Laden ou le Mollah Omar entamer des pourparlers en vue de signer un traité de paix?

Gêne considérable et imprévue à discerner les vrais des faux alliés, et à établir un classement prioritaire des ennemis authentiques.

Voila pour l&apos;aspect stratégique.



Tactiquement, l&apos;affaire ne se présente pas mieux.

D&apos;un strict point de vue militaire, le seul exemple victorieux  comparable dont bénéficient les USA c&apos;est la Tchétchénie ou les authentiques patriotes tels que Dassaiev mêlés à des gangsters comme Bassaiev ont été éliminés un par un au prix de cent civils pour un combattant et où le pays est retourné à une zone de non-droit, dans des conditions impossibles à réaliser si l&apos;on ne musèle pas la presse comme ont pu le faire les autorités moscovites.

Même si toute personne ayant vu l&apos;armée Américaine en action dans un pays tiers (et du Tiers-Monde) sait que les dommages collatéraux ne gênent pas vraiment les autorités militaires, il y a des limites à ne pas atteindre.

Une défaite militaire est par contre envisageable: elle prendrait la forme d&apos;un désengagement de certains pays (menaces en ce sens du Canada, de la Hollande) d&apos;une présence inactive d&apos;autres (encasernement des Allemands par exemple) voire même de refoulement, avec l&apos;invasion périodique mais de plus en plus massive de certaines régions par les Taliban, à vue des bases de l&apos;ISAF.



Sur le plan politique, l&apos;affaire est très mal engagée.

Après avoir soutenu un gouvernement Karzai constitué d&apos;ennemis, de faux amis, d&apos;opportunistes, de représentants d&apos;ethnies, de chefs de gang et des producteurs de 90% de l&apos;héroïne mondiale, tous groupes décidés à se partager le pactole destiné à la reconstruction du pays, voici qu&apos;au moment où les USA décident de changer leur fusil d&apos;épaule (5 ans pour réaliser qui est vraiment Hamid Karzai: un record!) et lui cherchent un remplaçant, celui-ci a amorcé d&apos;étranges rapprochements.

On n&apos;est pas dans l&apos;île de la Grenade: Karzai, chef de clan lui-même, est déjà en train d&apos;oeuvrer contre une reprise en main du pays par les Occidentaux (refus de voir Ashcroft devenir le patron effectif du pays, manoeuvres limites pour empêcher Zalai Khalilzad, ex-ambassadeur US en Afghanistan, en Irak et à l&apos;ONU de prendre sa place): on est ici dans la plus pure tradition Moghule des renversements d&apos;alliances.

Kaboul est déjà en discussions de compromis avec les Taliban, avec les Ouzbeks (Dostom sera de tous les coups) et peut-être avec un Musharraf qui lui non plus ne voit pas d&apos;un bon oeil l&apos;arrivée prochaine d&apos;un nouveau Président Américain.

Quelqu&apos;il ou elle soit, la personne élue pour remplacer G.W.Bush va devoir agir de façon décisive contre les pouvoirs en place, puisque les intérêts divergent dorénavant de façon flagrante entre Washington, Kaboul et Islamabad.




</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/afghanistan-lieu-de-tous-les-decalages-2"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/afghanistan-lieu-de-tous-les-decalages-2</id>
		<issued>2008-02-18T20:37:57Z</issued>
		<modified>2008-06-16T06:35:22Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[En définissant la lutte contre <a class="wiki">Al Qaeda</a> et tous les ennemis supposés ou réels de l'Amérique sous le terme de "guerre à la terreur" le Président Américain a fait de son choix politique une faute stratégique et tactique.<br />
Choix politique parce qu'en donnant à son combat une dénomination aussi générale, en définissant un ennemi aussi flou, Georges W.Bush s'offrait la possibilité d'entamer une guerre totale.<br />
Une guerre totale est une guerre dont l'objectif est soit indéfini, soit inatteignable, soit inexistant, ce qui permet à son auteur d'être libre de décider de son but et de son terme. <br />
La première guerre totale de l'ère moderne fut la guerre révolutionnaire française: comme la guerre du Président Américain, elle ne présentait aucun objectif clairement fixé et donc aucune limite temporelle, géographique ou factuelle identifiable.<br />
<br />
Le 43ème Président Américain aurait pu confiner la lutte contre les intégristes radicaux responsables des attentats du 11 Septembre à la dimension antiterroriste, voire à la lutte contre la criminalité.<br />
Mais alors il lui aurait fallu demander sans cesse l'accord de partenaires institutionnels ou étrangers pour enchaîner les guerres qu'il s'imaginait remporter l'une après l'autre.<br />
La réalité en a décidé autrement comme chacun sait, mais la faute majeure de l'équipe au pouvoir à <a class="wiki">Washington</a> a été de croire comme beaucoup d'autres auparavant, avoir remporté une victoire quand elle n'avait fait que chasser son adversaire d'un palais inutile.<br />
<br />
Malheureusement pour l'<a class="wiki">Europe</a> et le Canada qui par l'entremise de l'<a class="wiki">OTAN</a> se sont laissé entraîner dans la logique militaire de l'hôte de la Maison blanche, si l'essentiel de la lutte <a class="wiki">armée</a> se déroule bien dans le pays pivotal en terme de géopolitique et de géostratégie, il se trouve que ce pays est l' <a class="wiki">Afghanistan</a>, dont nous savons qu'il n'a jamais toléré longtemps une occupation étrangère, fut-elle bien accueillie au départ.<br />
<br />
Tout aussi regrettable est la difficulté où se trouvent des états-majors Occidentaux formés à combattre leurs propres miroirs, à définir et reconnaître l'adversaire: l'intégrisme Islamique, les <a class="wiki">Taliban</a>, <a class="wiki">Al Qaeda</a>, les Afghans, les Balouches, quoi d'autre?<br />
Difficulté à identifier la mission: guerre d'invasion, occupation militaire, lutte anti-insurrectionnelle, opérations policières?<br />
Incapacité à définir un objectif clair: à quoi en effet reconnaîtrait-on une victoire, puisque l'on ne peut imaginer Ben Laden ou le Mollah Omar entamer des pourparlers en vue de signer un traité de paix?<br />
Gêne considérable et imprévue à discerner les vrais des faux alliés, et à établir un classement prioritaire des ennemis authentiques.<br />
Voila pour l'aspect stratégique.<br />
<br />
Tactiquement, l'affaire ne se présente pas mieux.<br />
D'un strict point de vue militaire, le seul exemple victorieux&#160; comparable dont bénéficient les <a class="wiki">USA</a> c'est la Tchétchénie ou les authentiques patriotes tels que Dassaiev mêlés à des gangsters comme Bassaiev ont été éliminés un par un au prix de cent civils pour un combattant et où le pays est retourné à une zone de non-droit, dans des conditions impossibles à réaliser si l'on ne musèle pas la presse comme ont pu le faire les autorités moscovites.<br />
Même si toute personne ayant vu l'<a class="wiki">armée</a> Américaine en action dans un pays tiers (et du Tiers-Monde) sait que les dommages collatéraux ne gênent pas vraiment les autorités militaires, il y a des limites à ne pas atteindre.<br />
Une défaite militaire est par contre envisageable: elle prendrait la forme d'un désengagement de certains pays (menaces en ce sens du Canada, de la Hollande) d'une présence inactive d'autres (encasernement des Allemands par exemple) voire même de refoulement, avec l'invasion périodique mais de plus en plus massive de certaines régions par les <a class="wiki">Taliban</a>, à vue des bases de l'ISAF.<br />
<br />
Sur le plan politique, l'affaire est très mal engagée.<br />
Après avoir soutenu un gouvernement Karzai constitué d'ennemis, de faux amis, d'opportunistes, de représentants d'ethnies, de chefs de gang et des producteurs de 90% de l'héroïne mondiale, tous groupes décidés à se partager le pactole destiné à la reconstruction du pays, voici qu'au moment où les <a class="wiki">USA</a> décident de changer leur fusil d'épaule (5 ans pour réaliser qui est vraiment Hamid Karzai: un record!) et lui cherchent un remplaçant, celui-ci a amorcé d'étranges rapprochements.<br />
On n'est pas dans l'île de la Grenade: Karzai, chef de clan lui-même, est déjà en train d'oeuvrer contre une reprise en main du pays par les Occidentaux (refus de voir Ashcroft devenir le patron effectif du pays, manoeuvres limites pour empêcher Zalai Khalilzad, ex-ambassadeur US en <a class="wiki">Afghanistan</a>, en <a class="wiki">Irak</a> et à l'<a class="wiki">ONU</a> de prendre sa place): on est ici dans la plus pure tradition Moghule des renversements d'alliances.<br />
Kaboul est déjà en discussions de compromis avec les <a class="wiki">Taliban</a>, avec les Ouzbeks (Dostom sera de tous les coups) et peut-être avec un Musharraf qui lui non plus ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée prochaine d'un nouveau Président Américain.<br />
Quelqu'il ou elle soit, la personne élue pour remplacer G.W.Bush va devoir agir de façon décisive contre les pouvoirs en place, puisque les intérêts divergent dorénavant de façon flagrante entre <a class="wiki">Washington</a>, Kaboul et Islamabad.<br />
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	</entry>
	<entry>
		<title>Une Russie, un Poutine</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le dernier discours de Wladimir Poutine délivré devant le Conseil d&apos;Etat était un régal pour ceux qui acceptent de regarder le monde vu tel qu&apos;il est de l&apos;autre côté de l&apos;Oural.

Pas une fois n&apos;a été prononcé le nom de Medvedev, pourtant le prochain Président puisque désigné dauphin officiel de l&apos;actuel chef d&apos;Etat, ce qui était le plus clair signal donné que la politique actuelle resterait orientée dans la même direction -et en partie par la même personne.

Depuis que le Président Russe s&apos;est insurgé contre le projet de déploiement de radar et de lance-missiles si près de ses frontières, les Occidentaux font mine de s&apos;offusquer du ton employé par celui dont Bush se vantait autrefois de pouvoir lire l&apos;âme, .

Pourtant les arguments de Poutine sont solides: que feraient les USA si les Russes installaient des bases radar et des lanceurs de missiles au Nicaragua pour se protéger de la Corée du Nord?

Que feraient les Occidentaux si Poutine retirait son pays des différents traités de contrôle de l&apos;arme atomique , comme l&apos;a fait le Président Américain?

Imaginons-nous ce que représente pour les Russes l&apos;éloignement quasi-antagoniste de l&apos;Ukraine (rappelons que les frontières de l&apos;Ukraine sont héritées de l&apos;ex-URSS, qui pour des raisons politiques valables sous Staline comprenait une partie de la Russie, laquelle toujours russophone est farouchement opposée à l&apos;entrée de ce pays en UE)?

En constatant que le rival US équipe et entraîne l&apos;armée Géorgienne en fermant les yeux sur l&apos;élection truquée de Saakashvili, un opportuniste décidé à mettre de l&apos;huile sur le feu entre Américains et Russes afin de se rendre indispensable, au besoin en tuant quelques Ossètes ou Abkhazes, très proches des Russes?



Comment réagirions-nous à sa place en voyant les troupes de l&apos;OTAN se renforcer en Afghanistan, au Japon, dans le Golfe Persique?



Très certainement de façon hystérique.

l&apos;Occident surréagit devant chaque manifestation indépendante d&apos;un pays certes doté de milliers de têtes nucléaires mais qui consacre pour son budget défense moins de la moitié de ce qu&apos;y dépense la France en valeur absolue. 



Poutine signifie au monde et surtout aux Russes que l&apos;Ouest ne peut plus dicter à Moscou sa politique. 

Le très compétent ancien chef du FSB ne perd pas de vue que la démographie de son pays est en chute libre puisque l&apos;Iran aura le même nombre d&apos;habitants dans 13 ans; que l&apos;espérance de vie masculine  est en-dessous de 55 ans, que le vieillissement de la population est au contraire en progression constante et que le système est usé par un manque cruel d&apos;infrastructures. Le fait que le rayonnement et l&apos;influence actuels de la Russie reposent sur ses réserves d&apos;énergie ne garantit aucunement la progression dans un monde où tout bouge.



La fenêtre temporelle au cours de laquelle la Russie peut espérer transformer en profondeur sa résurrection est courte: dans moins de vingt ans il n&apos;y aura tout simplement plus assez de Russes pour entretenir la recherche scientifique, l&apos;armée, les services nationaux de base sur un pays dont on oublie que la superficie est plus du triple de celle de la Chine.

Le Chef de l&apos;Etat est conscient que d&apos;ici 2025, vu la tournure des investissements des deux dernières années en Europe et au Canada, et aujourdhui aux USA, les développements technologiques auront en grande partie permis aux Occidentaux de se passer du gaz et du pétrole grâce auxquels Moscou peut encore faire pression.

Pour l&apos;instant, seul Soyouz est capable d&apos;alimenter et entretenir la station orbitale que l&apos;Europe se décide enfin à assembler avec sérieux.

Donc il faut faire vite, et il ne va pas légitimer l&apos;opposition. 

Dans ce même discours, Poutine a regretté l&apos;intensité de la corruption alors qu&apos;il est au pouvoir depuis si longtemps. Étonnant mea culpa ou signe que la Russie ne peut plus tolérer un tel frein à son développement?

L&apos;année à venir est donc cruciale pour la Russie: Poutine doit profiter de la faiblesse actuelle de l&apos;Amérique pour obtenir une contre-partie stratégique. Celle-ci prendra sans doute la forme d&apos;une plus grande présence de la marine de guerre Russe dans des eaux où elle est quasiment bannie aujourd&apos;hui: la Méditerrannée d&apos;abord, l&apos;Océan Indien, la Mer d&apos;Irlande. Des visites d&apos;amitié dans les ports d&apos;Amérique du Sud, au Viet-nam, etc.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/une-russie-un-poutine"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/une-russie-un-poutine</id>
		<issued>2008-02-13T20:47:54Z</issued>
		<modified>2008-02-13T20:47:54Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Le dernier discours de Wladimir Poutine délivré devant le Conseil d'Etat était un régal pour ceux qui acceptent de regarder le monde vu tel qu'il est de l'autre côté de l'Oural.<br />
Pas une fois n'a été prononcé le nom de Medvedev, pourtant le prochain Président puisque désigné dauphin officiel de l'actuel chef d'Etat, ce qui était le plus clair signal donné que la politique actuelle resterait orientée dans la même direction -et en partie par la même personne.<br />
Depuis que le Président <a class="wiki">Russe</a> s'est insurgé contre le projet de déploiement de radar et de lance-missiles si près de ses frontières, les Occidentaux font mine de s'offusquer du ton employé par celui dont Bush se vantait autrefois de pouvoir lire l'âme, .<br />
Pourtant les arguments de Poutine sont solides: que feraient les <a class="wiki">USA</a> si les Russes installaient des bases radar et des lanceurs de missiles au Nicaragua pour se protéger de la <a class="wiki">Corée du Nord</a>?<br />
Que feraient les Occidentaux si Poutine retirait son pays des différents traités de contrôle de l'arme atomique , comme l'a fait le Président Américain?<br />
Imaginons-nous ce que représente pour les Russes l'éloignement quasi-antagoniste de l'Ukraine (rappelons que les frontières de l'Ukraine sont héritées de l'ex-URSS, qui pour des raisons politiques valables sous Staline comprenait une partie de la <a class="wiki">Russie</a>, laquelle toujours russophone est farouchement opposée à l'entrée de ce pays en UE)?<br />
En constatant que le rival US équipe et entraîne l'<a class="wiki">armée</a> Géorgienne en fermant les yeux sur l'élection truquée de Saakashvili, un opportuniste décidé à mettre de l'huile sur le feu entre Américains et Russes afin de se rendre indispensable, au besoin en tuant quelques Ossètes ou Abkhazes, très proches des Russes?<br />
<br />
Comment réagirions-nous à sa place en voyant les troupes de l'<a class="wiki">OTAN</a> se renforcer en <a class="wiki">Afghanistan</a>, au Japon, dans le Golfe Persique?<br />
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Très certainement de façon hystérique.<br />
l'Occident surréagit devant chaque manifestation indépendante d'un pays certes doté de milliers de têtes nucléaires mais qui consacre pour son budget <a class="wiki">défense</a> moins de la moitié de ce qu'y dépense la France en valeur absolue. <br />
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Poutine signifie au monde et surtout aux Russes que l'Ouest ne peut plus dicter à Moscou sa politique. <br />
Le très compétent ancien chef du FSB ne perd pas de vue que la démographie de son pays est en chute libre puisque l'<a class="wiki">Iran</a> aura le même nombre d'habitants dans 13 ans; que l'espérance de vie masculine&#160; est en-dessous de 55 ans, que le vieillissement de la population est au contraire en progression constante et que le système est usé par un manque cruel d'infrastructures. Le fait que le rayonnement et l'influence actuels de la <a class="wiki">Russie</a> reposent sur ses réserves d'énergie ne garantit aucunement la progression dans un monde où tout bouge.<br />
<br />
La fenêtre temporelle au cours de laquelle la <a class="wiki">Russie</a> peut espérer transformer en profondeur sa résurrection est courte: dans moins de vingt ans il n'y aura tout simplement plus assez de Russes pour entretenir la recherche scientifique, l'<a class="wiki">armée</a>, les services nationaux de base sur un pays dont on oublie que la superficie est plus du triple de celle de la <a class="wiki">Chine</a>.<br />
Le Chef de l'Etat est conscient que d'ici 2025, vu la tournure des investissements des deux dernières années en <a class="wiki">Europe</a> et au Canada, et aujourdhui aux <a class="wiki">USA</a>, les développements technologiques auront en grande partie permis aux Occidentaux de se passer du <a class="wiki">gaz</a> et du <a class="wiki">pétrole</a> grâce auxquels Moscou peut encore faire pression.<br />
Pour l'instant, seul Soyouz est capable d'alimenter et entretenir la station orbitale que l'<a class="wiki">Europe</a> se décide enfin à assembler avec sérieux.<br />
Donc il faut faire vite, et il ne va pas légitimer l'opposition. <br />
Dans ce même discours, Poutine a regretté l'intensité de la corruption alors qu'il est au pouvoir depuis si longtemps. Étonnant mea culpa ou signe que la <a class="wiki">Russie</a> ne peut plus tolérer un tel frein à son développement?<br />
L'année à venir est donc cruciale pour la <a class="wiki">Russie</a>: Poutine doit profiter de la faiblesse actuelle de l'Amérique pour obtenir une contre-partie stratégique. Celle-ci prendra sans doute la forme d'une plus grande présence de la marine de guerre <a class="wiki">Russe</a> dans des eaux où elle est quasiment bannie aujourd'hui: la Méditerrannée d'abord, l'Océan Indien, la Mer d'Irlande. Des visites d'amitié dans les ports d'Amérique du Sud, au Viet-nam, etc.]]></content>
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	<entry>
		<title>Afghanistan, lieu de tous les décalages (1)</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Des trois candidats Américains les plus susceptibles de gagner c&apos;est la Sénatrice Clinton qui a le mieux défini l&apos;importance stratégique de l&apos;Afghanistan: prioritaire.

Mais il reste un an et rien ne dit qu&apos;elle remportera les élections de Novembre ni que sa stratégie trouvera une tactique à l&apos;heure dite.

Pour l&apos;instant on assiste du côté Occidental à un One Man Show: après les rodomontades de Condoleezza Rice l&apos;année dernière, c&apos;est au tour de Robert Gates de tenter de reprendre la situation en mains.

Il est bien tard, et s&apos;il est vrai que l&apos;OTAN et l&apos;Armée US fonctionnent là-bàs de façon erratique, ce qui semblait déjà clair, il est également certain que le Secrétaire à la Défense Américain ne s&apos;y prend pas vraiment bien: il y a six semaines il vexait les Anglais, les Hollandais et les Canadiens en déclarant que les troupes de l&apos;OTAN n&apos;étaient pas préparées convenablement aux actions de contre-insurrection.

C&apos;était une bévue puisque ces trois pays sont les seuls à accepter de combattre dans les régions dangereuses. 

Le PM Canadien a d&apos;ailleurs mis les Alliés au pied du mur: soit plus de pays s&apos;engagent soit les Canadiens, dont près de 100 soldats ont péri pour Kaboul, se retirent.

Aujourd&apos;hui, R.Gates veut que les Allemands (H.Morin l&apos;actuel Ministre de la défense Français lui a fait remarquer que lParis était de plus en plus engagé au Tchad) acceptent de risquer la vie de leurs hommes dans les zones où se déroulent les vrais combats, et où il vient d&apos;affecter 3500 Marines supplémentaires.

Le ton de Gates est cassant, or les Allemands n&apos;acceptent plus de se laisser traiter comme des sous-fifres dépendants: ils arguent de leur présence (+3200hommes) dans les zones pacifiées, de leur important soutien logistique depuis les aéroports militaires sur le sol Allemand.

Mais surtout, et la plupart des états-majors alliés abondent dans ce sens, ils déplorent l&apos;absence de cohérence et de vision claire des problèmes persistants, dont le premier est la non-identification claire de l&apos;adversaire et des positions à soutenir. Le second problème réside toujours dans la méthodologie complexe et quelque peu brouillée démontrée jusqu&apos;ici.

Pour autant, les responsables US et Européens en place s&apos;accordent sur quelques lignes :

    Les adversaires Afghans sont avant tout les Balouches (Pashtounes, généralement rétrogrades et xénophobes) lesquels ne reconnaissent pas la frontière Afghano-Pakistanaise et utilisent les Régions Tribales de ce dernier pays comme base arrière.

    La présence d&apos;éléments étrangers très efficaces au Pakistan et au Sud, Sud-Est de l&apos;Afghanistan brouille le message et provoque des frictions entre Islamabad et Washington, les Pakistanais refusant de voir débarquer près de 1000 hommes des Forces Spéciales US dans le Bajaur, le Mohmand et les Provinces du Nord-Ouest).

    Le narco-traffic finance la guerre contre les Alliés, et pourtant ceux-ci occupent la plupart des territoires incriminés. Mais le gouvernement de Kaboul s&apos;effondrerait immédiatement si les seigneurs de la guerre, également ministres, gouverneurs et producteurs de pavot ne trouvaient plus d&apos;intérêt financier à leur présence auprès de Karzai.

    Enfin, l&apos;Administration Bush a démontré tant de fois sa pusillanimité et son irréalisme que les Européens en viendraient facilement à oublier qu&apos;une défaite militaire de l&apos;OTAN dans sa première opération hors de ses zones d&apos;action traditionnelles, pourraient en sonner le glas. Les officiers sont conscients de la frayeur de leurs responsables politiques.



L&apos;instant est donc dans l&apos;attente, et c&apos;est la pire situation pour un ensemble militaire aussi disparate que celui formé par ces 40 000 militaires Occidentaux mal employés.

Attente des élections US.

Attente d&apos;une modification des règles d&apos;engagement.

Attente des hélicoptères Européens promis depuis deux (trois) ans.

Attente du rétablissement de la situation politique et militaire du Pakistan.

Attente, enfin, de la prochaine offensive des Taliban.

Ces éléments sont parfaitement clairs pour les Afghans eux-mêmes. Du coup l&apos;on voit mal pourquoi ils s&apos;engageraient plus, malgré l&apos;envie qu&apos;ils en aient et qui se manifeste de temps à autre à Kaboul même, au sein de la population dite éclairée.



Tout ceci fait qu&apos;au lieu d&apos;apparaître comme une reprise en mains, l&apos;activité du Secrétaire à la Défense Américain dégage un léger parfum de panique.
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/afghanistan-lieu-de-tous-les-decalages-1"/>
		<id>http://www.unautre.net/news/afghanistan-lieu-de-tous-les-decalages-1</id>
		<issued>2008-02-01T14:01:26Z</issued>
		<modified>2008-02-01T14:01:26Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Des trois candidats Américains les plus susceptibles de gagner c'est la Sénatrice Clinton qui a le mieux défini l'importance stratégique de l'<a class="wiki">Afghanistan</a>: prioritaire.<br />
Mais il reste un an et rien ne dit qu'elle remportera les élections de Novembre ni que sa stratégie trouvera une tactique à l'heure dite.<br />
Pour l'instant on assiste du côté Occidental à un One Man Show: après les <a href="http://www.unautre.net/news/offensive-en-afghanistan" name="Springtime offensive  will be ours!">rodomontades</a> de Condoleezza Rice l'année dernière, c'est au tour de Robert Gates de tenter de reprendre la situation en mains.<br />
Il est bien tard, et s'il est vrai que l'<a class="wiki">OTAN</a> et l'<a class="wiki">Armée</a> US fonctionnent là-bàs de façon erratique, <a href="http://www.unautre.net/news/y-at-il-une-mission-en-afghanistan" title="le manque de cohésion apparraissait">ce qui semblait déjà clair</a>, il est également certain que le Secrétaire à la <a class="wiki">Défense</a> Américain ne s'y prend pas vraiment bien: il y a six semaines il vexait les Anglais, les Hollandais et les Canadiens en déclarant que les troupes de l'<a class="wiki">OTAN</a> n'étaient pas préparées convenablement aux actions de contre-insurrection.<br />
C'était une bévue puisque ces trois pays sont les seuls à accepter de combattre dans les régions dangereuses. <br />
Le PM Canadien a d'ailleurs mis les Alliés au pied du mur: soit plus de pays s'engagent soit les Canadiens, dont près de 100 soldats ont péri pour Kaboul, se retirent.<br />
Aujourd'hui, R.Gates veut que les Allemands <i>(H.Morin l'actuel Ministre de la <a class="wiki">défense</a> Français lui a fait remarquer que lParis était de plus en plus engagé au Tchad)</i> acceptent de risquer la vie de leurs hommes dans les zones où se déroulent les vrais combats, et où il vient d'affecter 3500 Marines supplémentaires.<br />
Le ton de Gates est cassant, or les Allemands n'acceptent plus de se laisser traiter comme des sous-fifres dépendants: ils arguent de leur présence (+3200hommes) dans les zones pacifiées, de leur important soutien logistique depuis les aéroports militaires sur le sol Allemand.<br />
Mais surtout, et la plupart des états-majors alliés abondent dans ce sens, ils déplorent l'absence de cohérence et de vision claire des problèmes persistants, dont le premier est la <b>non-identification </b>claire de l'adversaire et des <b>positions à soutenir</b>. Le second problème réside toujours dans la méthodologie complexe et quelque peu brouillée démontrée jusqu'ici.<br />
Pour autant, les responsables US et Européens en place s'accordent sur quelques lignes&#160;:
<ul>
    <li>Les adversaires Afghans sont avant tout les Balouches (Pashtounes, généralement rétrogrades et xénophobes) lesquels ne reconnaissent pas la frontière Afghano-Pakistanaise et utilisent les Régions Tribales de ce dernier pays comme base arrière.</li>
    <li>La présence d'éléments étrangers très efficaces au <a class="wiki">Pakistan</a> et au Sud, Sud-Est de l'<a class="wiki">Afghanistan</a> brouille le message et provoque des frictions entre Islamabad et <a class="wiki">Washington</a>, les Pakistanais refusant de voir débarquer près de 1000 hommes des Forces Spéciales US dans le Bajaur, le Mohmand et les Provinces du Nord-Ouest).</li>
    <li>Le narco-traffic finance la guerre contre les Alliés, et pourtant ceux-ci occupent la plupart des territoires incriminés. Mais le gouvernement de Kaboul s'effondrerait immédiatement si les seigneurs de la guerre, également ministres, gouverneurs et producteurs de pavot ne trouvaient plus d'intérêt financier à leur présence auprès de Karzai.</li>
    <li>Enfin, l'Administration Bush a démontré tant de fois sa pusillanimité et son irréalisme que les Européens en viendraient facilement à oublier qu'une défaite militaire de l'<a class="wiki">OTAN</a> dans sa première opération hors de ses zones d'action traditionnelles, pourraient en sonner le glas. Les officiers sont conscients de la frayeur de leurs responsables politiques.</li>
</ul>
L'instant est donc dans l'attente, et c'est la pire situation pour un ensemble militaire aussi disparate que celui formé par ces 40 000 militaires Occidentaux mal employés.<br />
Attente des élections US.<br />
Attente d'une modification des règles d'engagement.<br />
Attente des hélicoptères Européens promis depuis deux (trois) ans.<br />
Attente du rétablissement de la situation politique et militaire du <a class="wiki">Pakistan</a>.<br />
Attente, enfin, de la prochaine offensive des <a class="wiki">Taliban</a>.<br />
Ces éléments sont parfaitement clairs pour les Afghans eux-mêmes. Du coup l'on voit mal pourquoi ils s'engageraient plus, malgré l'envie qu'ils en aient et qui se manifeste de temps à autre à Kaboul même, au sein de la population dite éclairée.<br />
<br />
Tout ceci fait qu'au lieu d'apparaître comme une reprise en mains, l'activité du Secrétaire à la <a class="wiki">Défense</a> Américain dégage un léger parfum de panique.<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>L&apos;Inde, obligée de faire surface</title>
		<author>
		<name>un autre</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Deux évènements récents liés au Pakistan vont avoir des répercussions rapides et profondes pour l&apos;Inde.

Ces répercussions pèseront d&apos;ici peu sur le reste de l&apos;échiquier mondial.




    La mort de Benazir Bhutto, ou le Roi Nu: feue la patronne du PPP représentait à la fois le plan B et le cache-sexe démocratique qui permettait à l&apos;Occident de continuer à se voiler la face devant le danger maintes fois dénoncé ici que représente ce pays de 160 millions d&apos;habitants, à la société hétéroclite, déchiré par des violences internes inouïes tout en étant doté de réelles capacités de frappe nucléaire.

    La révélation devant le Congrès US que le gouvernement Musharraf a détourné environ 5 milliards de dollars d&apos;aide US réservées à la lutte anti-terroriste, pour les consacrer en majeure partie au  &quot;Front Indien&quot;.





Musharraf était certes obligé de donner ce gage à la hiérarchie militaire (ses collègues jusqu&apos;à une date récente) mais même si l&apos;on peut sans trop de peine soupçonner qu&apos;une partie a atterri dans des comptes privés, le résultat est là: 

l&apos;Inde est placée devant deux alternatives qui modifient le rythme de son programme:

    Soit elle reprend la course aux armements

    Soit, elle opère une rapide montée en puissance stratégique, suffisamment impressionnante pour rétablir la balance à son avantage net.





Cette deuxième option nous semble avoir été privilégiée par le gouvernement de New-Delhi, tant elle correspond aux réflexions du tandem constitué par Sandra Gandhi et le Premier Ministre M.Singh,



Même avant ces deux évènements quelques signes avaient montré que le sous-continent révisait son positionnement.

La façon dont l&apos;establishment Indien faisait lanterner les possibilités de mise en fonction de l&apos;accord nucléaire conclu avec Bush.

Les multiples ententes conclues avec le Brésil (non seulement cinquième vendeur d&apos;armes et cinquième fariquant aéronautique du monde,mais aussi nouvelle puissance émergente en énergie avec ses biocarburants et surtout la découverte d&apos;immenses réserves de pétrole off-shore) tant sur les plans économiques, stratégiques que diplomatiques (dont par exemple l&apos;insistance de figurer au Conseil de Sécurité de l&apos;ONU et les actions communes et très insistantes, bien que discrètes, dans les discussions avec le G8.)

Un signe incontestable de sa nouvelle stratégie est apparu lors de manoeuvres militaires conjointes avec le Japon. 

Cette coopération ouvrait des perspectives, dont certaines peuvent être prises comme des incursions dans le domaine réservé de la Chine, et de l&apos;Amérique du Nord:

l&apos;archipel nippon est coincé dans une rivalité malcommode envers la Chine et se considère trop dépendant de son alliance avec les USA, dont ils partagent de moins en moins d&apos;intérêts communs.



S&apos;il est flagrant qu&apos;un rapprochement Indo-nippon peut apparaître aux yeux de Pékin comme la constitution d&apos;un axe menaçant ses visées sur Taïwan, l&apos;Archipel des Paracelses ou simplement les visées Chinoises sur les ressources Africaines, les USA ne peuvent pas non plus voir assiter sans appréhension deux puissances aussi considérables que New-Delhi et Tokyo amorcer un partenariat aux possibilités quasiment illimitées:  


les ressources monétaires, la recherche scientifique et l&apos;expertise (y compris dans les domaines stratosphériques et ballistiques) la puissance navale et les avancées japonaises dans la robotique et micro-robotique à potentiel militaire soudainement alliés à l&apos;arrivée à maturité de l&apos;industrie technologique Indienne et de son savoir-faire, sa capacité de création de systèmes nouveaux, sa récente prise de contrôle d&apos;une grande partie de l&apos;acier mondial, son immense réservoir humain.


 

 Restait jusqu&apos;ici la volonté politique de part et d&apos;autre, or voilà qu&apos;elle semble exister.

Il conviendra donc de surveiller dans les mois, voire les semaines prochaines, tout indice de rapprochement entre le Japon et le Brésil.

S&apos;il devait avoir lieu, tout indiquerait que l&apos;Inde aura pris la décision de prendre toute la part dûe à la deuxième démographie mondiale.

Idem en ce qui concernerait un rapprochement entre Tokyo, New-Delhi et Prétoria.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unautre.net/news/l-inde-obligee-de-faire-surface"/>
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		<issued>2007-12-29T16:07:30Z</issued>
		<modified>2008-06-16T06:34:10Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.unautre.net"><![CDATA[Deux évènements récents liés au <a class="wiki">Pakistan</a> vont avoir des répercussions rapides et profondes pour l'<a class="wiki">Inde</a>.<br />
Ces répercussions pèseront d'ici peu sur le reste de l'échiquier mondial.<br />
<br />
<ul>
    <li><b>La mort de Benazir Bhutto, ou le Roi Nu</b>: feue la patronne du PPP représentait à la fois le plan B et le cache-sexe démocratique qui permettait à l'Occident de continuer à se voiler la face devant le danger maintes fois dénoncé ici que représente ce pays de 160 millions d'habitants, à la société hétéroclite, déchiré par des violences internes inouïes tout en étant doté de réelles capacités de frappe <a class="wiki">nucléaire</a>.</li>
    <li><b>La révélation devant le Congrès US </b>que le gouvernement Musharraf a détourné environ 5 milliards de dollars d'aide US réservées à la lutte anti-terroriste, pour les consacrer en majeure partie au&#160; "Front Indien".</li>
</ul>
<br />
Musharraf était certes obligé de donner ce gage à la hiérarchie militaire (ses collègues jusqu'à une date récente) mais même si l'on peut sans trop de peine soupçonner qu'une partie a atterri dans des comptes privés, le résultat est là: <br />
l'<a class="wiki">Inde</a> est placée devant deux alternatives qui modifient le rythme de son programme:
<ol>
    <li>Soit elle reprend la course aux armements</li>
    <li>Soit, elle opère une rapide montée en puissance stratégique, suffisamment impressionnante pour rétablir la balance à son avantage net.</li>
</ol>
<br />
Cette deuxième option nous semble avoir été privilégiée par le gouvernement de New-Delhi, tant elle correspond aux réflexions du tandem constitué par Sandra Gandhi et le Premier Ministre M.Singh,<br />
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Même avant ces deux évènements quelques signes avaient montré que le sous-continent révisait son positionnement.<br />
La façon dont l'establishment Indien faisait lanterner les possibilités de mise en fonction de l'accord <a class="wiki">nucléaire</a> conclu avec Bush.<br />
Les multiples ententes conclues avec le Brésil (non seulement cinquième vendeur d'armes et cinquième fariquant aéronautique du monde,mais aussi nouvelle puissance émergente en énergie avec ses biocarburants et surtout la découverte d'immenses réserves de <a class="wiki">pétrole</a> off-shore) tant sur les plans économiques, stratégiques que diplomatiques (dont par exemple l'insistance de figurer au Conseil de Sécurité de l'<a class="wiki">ONU</a> et les actions communes et très insistantes, bien que discrètes, dans les discussions avec le <a class="wiki">G8</a>.)<br />
Un signe incontestable de sa nouvelle stratégie est apparu lors de manoeuvres militaires conjointes avec le <a class="wiki">Japon</a>. <br />
Cette coopération ouvrait des perspectives, dont certaines peuvent être prises comme des incursions dans le domaine réservé de la <a class="wiki">Chine</a>, et de l'Amérique du Nord:<br />
l'archipel nippon est coincé dans une rivalité malcommode envers la <a class="wiki">Chine</a> et se considère trop dépendant de son alliance avec les <a class="wiki">USA</a>, dont ils partagent de moins en moins d'intérêts communs.<br />
<br />
S'il est flagrant qu'un rapprochement Indo-nippon peut apparaître aux yeux de <a class="wiki">Pékin</a> comme la constitution d'un axe menaçant ses visées sur <a class="wiki">Taïwan</a>, l'Archipel des Paracelses ou simplement les visées Chinoises sur les ressources Africaines, les <a class="wiki">USA</a> ne peuvent pas non plus voir assiter sans appréhension deux puissances aussi considérables que New-Delhi et Tokyo amorcer un partenariat aux possibilités quasiment illimitées: <blockquote> </blockquote>
<div style="margin-left: 40px;">les ressources monétaires, la recherche scientifique et l'expertise (y compris dans les domaines stratosphériques et ballistiques) la puissance navale et les avancées japonaises dans la robotique et micro-robotique à potentiel militaire soudainement alliés à l'arrivée à maturité de l'industrie technologique Indienne et de son savoir-faire, sa capacité de création de systèmes nouveaux, sa récente prise de contrôle d'une grande partie de l'acier mondial, son immense réservoir humain.</div>
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